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Développons nos compétences et non nos défauts

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Nous ressemblons parfois à ces oiseaux qui, ayant longtemps vécu en cage, retournent à celle-ci alors même qu’ils ont la possibilité de s’envoler dans l’espace. Nous sommes habitués depuis si longtemps à nos imperfections, que nous avons du mal à imaginer ce que ce serait la vie sans elles : le ciel du changement nous donne le vertige. « Tous les prisonniers ne veulent pas s’évader ! »(*). « Je volette de perchoir en perchoir dans une cage deplus en plus petite dont la porte est ouverte, grande ouverte. » Gyula Illeyes, poète hongrois, 1902-1983.Cliquez sur « LA CAGE »

L’homme libre fait peur. Serons-nous notre propre architecte ou notre propre victime ?

« Mon histoire commence le jour où j’ai décidé de ne plus vivre ma vie comme on remonte un escalotor qui descend ». Pascal De Duve, poète belge, 1964-1993.

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Le refus du changement c’est tout d’abord la peur de l’inconnu. Un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras » nous dit La Fontaine. Effectivement on peut s’accrocher à son symptôme comme à une bouée de sauvetage plutôt que d’opérer une petite remise en question (et surtout les actions qui en découlent). Entreprendre une démarche de changement c’est affronter l’inconnu à nouveau, prendre le risque de perdre ses sécurités, de contrarier son entourage, de modifier ses conditions de vie et bien sûr d’échouer dans cette démarche. Autant de choses qui nous font reculer avant même de faire un point objectif sur les avantages et les inconvénients de cette tentative qui nous diraient qu’au pire l’échec nous renverra dans notre situation initiale, au mieux, on risque d’être plus heureux.
Le simple fait de vivre implique une aptitude à l’innovation. Tout organisme pour s’adapter doit innover, tenter une aventure hors de la norme, engendrer de l’anormalité afin de voir si ça marche car vivre, c’est prendre un risque. Pour Albert Einstein la vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. Comment s’empêcher d’agir, comment faire son propre malheur, comment se rendre efficacement malheureux en se maltraitant ? Rappelons-nous l’allégorie de la Caverne de Platon . Dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes sont enchaînés. Ne nous ressemblent-ils pas ? Jamais ils n’ont vu directement la lumière du jour, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu’à eux. Des choses et d’eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos. Que l’un d’entre eux soit libéré de force de ses chaînes et soit accompagné vers la sortie, il sera d’abord cruellement ébloui par une lumière qu’il n’a pas l’habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l’on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S’il persiste, il s’accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n’est qu’en se faisant violence qu’il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : ne le tueront-ils pas ?.
La caverne symbolise le monde sensible où tous les hommes vivent et pensent accéder à la vérité par leurs sens. Mais cette vie n’est qu’illusion. Le philosophe en témoigne grâce à une interrogation permanente (à laquelle Socrate se livre tout au long de l’œuvre), ce qui lui permet d’accéder à l’acquisition des connaissances associées au monde des idées comme le prisonnier de la caverne accède à la réalité qui nous est habituelle. Mais lorsqu’il s’évertue à faire partager son expérience à ses contemporains, il se heurte à leur hostilité. Platon montre que la connaissance des choses nécessite un travail, des efforts pour apprendre et comprendre. Socrate considère le monde sensible comme la prison de l’âme. Il s’agit d’une représentation de la réalité de ce que peut vivre une personne ayant fait son chemin de réflexion, d’élévation d’elle-même. Platon évoque le monde illusoire dans lequel vivent les citoyens d’Athènes. Le message certainement le plus fort est de ne pas prendre pour vraies les données de nos sens et les préjugés formés par l’habitude. Platon met en évidence la difficulté des Hommes à changer leurs conceptions des choses, leurs résistances au changement, l’emprise des idées reçues. Mais le philosophe voit que sa mission est de montrer aux prisonniers leur erreur, eux qui discourent sans fin sur les ombres, persuadés qu’elles sont la seule réalité. Cette allégorie de la caverne de Platon est une allégorie universelle : « Imagine des hommes dans une demeure souterraine… » Chacun est potentiellement dans une position impliquant des habitudes de vie, des croyances, des convictions, des certitudes, des façons de penser, de se représenter le monde, de concevoir ce qui est vrai et faux, combinant aprioris et préjugés, déductions hâtives. Le philosophe pointe là l’étape du déni qui est la première étape lors de la confrontation violente à l’inattendu : l’annonce d’une rupture, d’un licenciement, d’un rejet, d’une transformation radicale des habitudes devenues tellement évidentes qu’elles présentent un « confort », le confort d’être vécues comme la condition humaine normale. Les réflexions proposées dans cette allégorie sont très représentatives de ce que nous nommons aujourd’hui le conditionnement.
Il faut beaucoup de temps au petit d’homme et beaucoup d’expériences et d’étapes à franchir pour que, dans le meilleur des cas, un rapport d’altérité plus équilibré puisse s’installer. « Fondamentalement, l’enjeu de ce processus au long cours est de pouvoir construire les limites entre ce qui est Moi et ce qui n’est pas Moi, de pouvoir ériger les frontières entre soi et l’autre, entre soi et le monde. Ces frontières permettront l’assomption d’une subjectivité et d’une existence singulière. La subjectivation et la différenciation impliquent nécessairement la séparation. Or toute séparation contient toujours des relents de délaissement, d’abandon et l’ensemble des affects douloureux qui y sont liés. L’autonomisation est donc une conquête, une lutte à mener contre ces premiers autres dont nous avons été dépendants mais aussi contre le Soi lui-même qui cherche toujours en même temps à s’épargner ces ressentis pénibles de séparation. Ce processus au long cours s’effectue par étapes successives. En bout de course, l’enfant et par la suite, tout au long de son existence d’adulte, doit pouvoir renoncer à l’espoir de recevoir pleinement de l’autre ce qu’il attend. Il s’agit pour lui de s’approprier pas à pas l’autonomie, dit-on, d’acquérir de l’indépendance. Cela suppose un deuil, douloureux, celui de ne plus attendre de l’autre qu’il comble ses désirs et ses besoins mais de prendre la responsabilité personnelle de les assumer soi-même. L’avantage obtenu est un gain indéniable de liberté mais aussi le fait de n’être plus parlé par un autre, d’assumer à son tour sa propre parole. »
Quel pourcentage de notre vie passons-nous à attendre ? Attendre est un état d’esprit. Vouloir l’avenir et non le présent ! Nous ne voulons pas de ce que nous avons et désirons ce que nous n’avons pas. Qu’attendons-nous avant de commencer à vivre ? Si nous adoptons un tel scénario mental, peu importe nos réalisations et nos accomplissements, le présent ne sera jamais assez bien. L’avenir semblera toujours meilleur. C’est la recette parfaite pour concocter une insatisfaction ou un inassouvissement permanent !

Mais ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part !

En effet, nous avons plus de pouvoir sur notre vie que nous le pensons. Nous avons une capacité d’auto-guérison. Cette capacité est plus importante que nous le pensons. Il existe un potentiel de croissance en tout homme. Les récentes découvertes de la psycho-neuro-immunologie ont clairement démontré le bénéfice des émotions positives pour la santé. De même une attitude optimiste face à la vie est le médicament le plus puissant et le moins coûteux que l’être humain ait jamais eu à sa disposition. Réfléchissons au concept de la joie. La joie n’est pas seulement le retournement de l’angoisse, elle est une expérience que l’on pourrait assimiler à un « rapt » psychique. L’amour et la joie sont des ravisseurs. L’Occident a toujours plutôt volontiers tourné la conscience du côté du désespoir. Elle est une expérience transcendantale qui déborde de toute part la conscience. La capacité de transcendance de la joie (ni religieuse, ni même extatique) est ce point de rencontre vertigineux en nous-mêmes avec « l’autre ». Eprouver de la joie c’est être dans un pur présent. « Il ne faut différer aucune joie », pouvait-on lire sur un des rouleaux de la bibliothèque d’Herculanum épargnés par la lave. Pour approfondir cette question, un lien avec le concept de résilience me paraît utile ici.
En physique, la résilience est l’aptitude d’un corps à résister aux pressions et reprendre sa structure initiale. Pour Cyrulnik, il s’agit donc de la capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité. La résilience repose aussi sur les réseaux d’entraide. Les enfants peuvent devenir résilients si le milieu dans lequel ils évoluent, leur offre un univers structuré de significations. Celui-ci leur permet de faire confiance dans l’avenir. Le sujet peut alors, habité par des images positives, devenir un sujet identifiable, capable de réalisation des ressources qui lui sont propres : le résilient. On peut lutter contre un certain déterminisme, tels sont les propos de Boris Cyrulnik. On peut se soigner, décider de changer, travailler à s’apprendre par la parole, l’interaction, une personne ressource appelée « tuteur », un thérapeute…Si la parole rend malade, on peut guérir par la parole. On n’est pas maître de son passé mais on peut être maître de ce qu’on pourra en faire ! Nous pouvons transformer notre existence. Nous pouvons aussi choisir le futur si nous commençons par reprendre notre histoire à notre compte. « Sans doute nous pouvons penser que nous avons été victimes d’influences diverses, mais nous ne pouvons pas nous arrêter à ce constat d’irresponsabilité. C’est nous qui avons choisi de nous installer dans cet état de victime, nous aurions pu faire un autre un autre choix. En remontant notre histoire, nous pouvons y faire des choix nouveaux, nous situer différemment par rapport à elle et, de la sorte, en devenir l’unique responsable. Les forces que nous avions subies passivement sont désormais à notre disposition pour nous permettre de transformer notre existence. »(***)

L’enfant a souffert parce qu’il a été obligé de subir. Mais l’adulte d’aujourd’hui a quitté cet environnement et peut se dégager du passé. Passer à l’action dans le moment présent est tout à fait possible. On peut donner un poisson à celui qui a faim mais aussi lui apprendre à pêcher ! Donner un poisson calme la faim mais n’entraîne aucun apprentissage.

Nous aurons donc à transmuter(****) et devenir notre propre alchimiste(*****) ! Il faudra transformer le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil. La circonstance qui porte l’étiquette « maladie » n’a rien à voir avec ce que vous êtes vraiment. Le problème ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que l’inconscient contrôle les choses.

En guise de conclusion provisoire arrosons les plantes plutôt que les mauvaises herbes et Cultivons notre Jardin… (cf. texte sur mon site :http://www.psychotherapie-psychodrame.be/ que vous trouverez sur : http://home.scarlet.be/~tsg40833/dossiersiteperso.html/textecultiversonjardin.html ).i

Références:

(*) Théâtre du je, p.327, Joyce Mc Dougall, Folio Essai, Editions Gallimard,1982.

(**) La victime dans tous ses états, Anne-Françoise Dahin, Yapaka.be
(*** )Comment faire rire un paranoïaque, François Roustang,, Ed. Poches Odile Jacob, 2000, p.181.

(****) Transmutation : Modification de la nature profonde d’un élément de façon à obtenir un élément différent, obtenu en jouant sur la composition de ses atomes.
ALCHIM., La transmutation est le fait qu’un corps change de substance, passant d’une « nature vile » à une « nature noble » (or, esprit, par ex.), cela grâce à des opérations techniques (alchimiques) et/ou spirituelles (initiatiques)«  (RIFFARD Ésotérisme 1983). Transmutation des métaux. La transmutation métallique est bien l’un des pouvoirs de la pierre philosophale (CARON, HUTIN, Alchimistes, 1959, p. 95).
Au fig., littér. Changement de nature. Synon. métamorphose, transformation.

(*****) L’alchimie est une discipline qui recouvre un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux1. L’un des objectifs de l’alchimie est le grand oeuvre c’est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, notamment des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles, l’argent, l’or. Alchimie… et transformation intérieure
La découverte la plus originale de l’oeuvre de Jung est sans doute l’existence dans l’inconscient humain d’un dynamisme de transformation.
Cette découverte, Jung en a d’abord fait l’expérience pour lui-même. Suite à la rupture de son amitié avec Freud, il se retrouva très isolé, et confronté à une grande solitude intérieure. Il traversa une crise importante, en proie à un grand flot d’images intérieures. Il vécut là une véritable confrontation avec l’inconscient, se retrouvant parfois aux limites de la santé mentale.
Il fit ainsi le constat que la souffrance (une dépression par exemple) ne revêt pas seulement des aspects négatifs, mais constitue souvent, à y regarder de plus près, une invitation au changement, à l’élargissement de nos horizons, une sorte de passage obligé à une métamorphose de la personnalité (un peu comme la chenille passe par la chrysalide avant de devenir papillon). L’inconscient se fait le maître d’oeuvre d’un processus de transformation capable de briser le cercle infernal de la répétition.
Il existe donc au sein de l’inconscient humain des forces d’auto-guérison et de transformation. Jung a nommé ces forces « organisateurs inconscients » ou « archétypes ». Pour bien marquer que ces structures sont une caractéristique de l’humain, il parle d' »inconscient collectif ».
A titre d’exemple, l’archétype pourrait se comparer à la structure de base d’un cristal, qui est la même pour tout cristal (système axial particulier), alors que chaque cristal est différent, tant par sa couleur que par sa forme. Tous les cristaux de neige sont différents, alors qu’ils présentent tous la même structure.
Les archétypes ou dynamismes inconscients peuvent constituer un recours, quand les structures personnelles font défaut (quand il y a eu très tôt dans la vie des carences importantes sur le plan affectif). Ils sont alors capables de réparer et de relancer. D’où leur intérêt clinique, auquel Jung s’intéressa beaucoup, ayant été amené, au cours de sa carrière de psychiatre, à soigner de nombreux cas difficiles.
Jung découvre donc qu’en se confrontant avec l’inconscient, le Moi se transforme. Il se produit une modification de la personnalité que Jung nomme « fonction transcendante », en prenant ainsi l’image d’une fonction mathématique. Cette fonction transcendante, nous la retrouvons à l’oeuvre en particulier dans les rêves, qui très souvent nous invitent au changement.
A la même époque, Jung se plonge dans d’anciens manuscrits alchimiques. Il est très vite frappé par l’analogie entre leur quête de transformation de la matière et cette notion de transformation qu’il constate à l’oeuvre dans l’inconscient.
« Cette curieuse faculté de métamorphose dont fait preuve l’âme humaine, et qui s’exprime précisément dans la fonction transcendante, est l’objet essentiel de la philosophie alchimique de la fin du Moyen-Age », écrit-il. « Elle exprime son thème principal de la métamorphose grâce à la symbolique alchimique. Il nous apparaît aujourd’hui avec évidence que ce serait une impardonnable erreur de ne voir dans le courant de pensée alchimique que des opérations de cornues et de fourneaux. Certes, l’alchimie a aussi ce côté, et c’est dans cet aspect qu’elle constitua les débuts tâtonnants de la chimie exacte. Mais l’alchimie a aussi un côté vie de l’esprit qu’il faut se garder de sous-estimer, un côté psychologique dont on est loin d’avoir tiré tout ce que l’on peut tirer : il existait une « philosophie alchimique », précurseur titubant de la psychologie la plus moderne. Le secret de cette philosophie alchimique, et sa clé ignorée pendant des siècles, c’est précisément le fait, l’existence de la fonction transcendante, de la métamorphose de la personnalité, grâce au mélange et à la synthèse de ses facteurs nobles et de ses constituants grossiers, de l’alliage des fonctions différenciées et de celles qui ne le sont pas, en bref, des épousailles, dans l’être, de son conscient et de son inconscient. »

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