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THERAPIE BREVE

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La thérapie brève :
La thérapie brève systémique est une thérapie humaniste qui vise essentiellement le changement. Elle est une méthode de résolution de problèmes. Son modèle est non normatif, non pathologique.

Elle n’est pas une théorie explicative. Elle aide à changer surtout. La connaissance du pourquoi n’est ni nécessaire ni suffisante pour changer. Il n’y a pas de diagnostic psychiatrique et elle s’intéresse davantage aux cycles de vie, au « Comment » plus qu’au « Pourquoi ». Elle s’intéresse à la fonction du symptôme qui dans une famille, par exemple, sert au système familial à garder son homéostasie. La thérapie brève vise surtout les capacités créatrices du moi dans l’ici et maintenant. Le changement est toujours possible c’est pourquoi elle se base sur la participation active du client. La théorie du changement sur laquelle elle se base consiste en un changement de type 2 opposé au type 1. Le changement de type 1 consiste à faire + de la même chose. Le changement de type 2 consiste, quant à lui, à sortir du système c.-à-d. à trouver une solution tierce (cf. schéma z).La solution c’est souvent le problème ! D’où la nécessaire créativité. Il faut, dès lors, arrêter les tentatives de solutions qui entretiennent le problème. Elle analyse les paradoxes de la communication tels le « double bind », les messages contradictoires, ambigus, les relations de type complémentaires ou symétriques, les postions basses ou hautes etc.

La thérapie brève est constructiviste c.-à-d. qu’elle admet que la réalité est construite par nos représentations. L’homme est troublé non par les évènements eux-mêmes mais par la perception qu’il a de cette réalité. En fait il existe autant de perceptions que d’individus.

Trois règles importantes en thérapie brève :

– on ne peut pas ne pas communiquer

– toute communication est une influence

– celui qui dit qu’il n’influence pas est dès lors le plus manipulateur.

Quatre principes :

– Reconnaître

– Accepter

– Augmenter

– Utiliser

Les techniques :

– prescrire la rechute

– avancer lentement

– le pire du pire

– imaginer sa vie future

– etc.….

La grille de Palo Alto…

Elle adopte un point de vue anthropologique et cybernétique.

L’approche anthropologique est la suivante :

La position de l’anthropologue est celle qui reconnaît l’autre dans sa différence, sa singularité, son environnement socioculturel et respecte ses normes. Cette position, c’est simplement dire : « Vous avez sûrement de bonnes raisons d’agir comme ça. » Nous présupposons qu’il y a des raisons et que ces raisons sont bonnes : c’est donc une façon bienveillante de demander le pourquoi. C’est respecter l’autre et comprendre qu’il ne peut, actuellement, être, penser, ressentir ou agir que comme cela, même si pour lui, face à ses événements de vie, cela ne suffit pas. Mais pour lui, c’est du domaine de l’évidence et il lève les bras au ciel : « Mais bien sûr que j’ai de bonnes raisons de faire ceci, de dire cela ! » L’ensemble de ses expériences passées a fait de lui ce qu’il est, ce qu’il pense et ce qu’il ressent aujourd’hui. Et il nous en parle. Il nous informe. « Ainsi lue, l’anthropologie se situe parmi les ambitions les plus vastes, les plus généreuses et les plus nécessaires. Elle donne comme finalité à l’homme l’intelligibilité de la condition humaine. Elle le met en position de débiteur par rapport à lui-même. Elle l’enracine dans la conviction qu’il est en dette d’alliance envers l’humanité, qu’il est concerné au plus haut point par le cheminement de l’espèce, quelles que soient les aventures du moment où elle est engagée et qu’il doit donc contribuer, de sa place singulière, à la réussite de l’entreprise collective. Tout en se rendant attentif à la difficulté de préciser quand commence « l’humain », tant de crimes ayant été produits en son nom, l’anthropologue, comme Diogène, sa lampe allumée en plein jour, est à la recherche de l’homme vrai, aussi illusoire que soit cette ambition. »[1] Et comme chacun sait, il faut se garder de deux écueils : l’excès d’utopie et le trop peu d’utopie. Mais n’existe-t-il pas de pire utopie que celle qui prétend qu’on peut s’en passer ?

Le point de vue cybernétique est le suivant :

La cybernétique est une modélisation de l’échange, par l’étude de l’information et des principes d’interaction Elle peut ainsi être définie comme la science des systèmes autorégulés, qui ne s’intéresse pas aux composantes, mais à leurs interactions, où seul est pris en compte leur comportement global. L’approche globale de l’être humain est un axe central et une préoccupation éthique constante dans mon travail.

[1] Jacques Lévine, Michel Develay : Pour une anthropologie des savoirs scolaires, Issy-les-Moulineaux, ESF, p.11.

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