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Cultiver son jardin:

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jardin2S’occuper de son jardin c’est un peu s’occuper de soi-même, c’est découvrir les valeurs que l’on y cultive, la confiance en soi, , l’humilité, le lâcher-prise un sentiment de bien être… Je vais bien, mon jardin va bien. Prendre soin de son jardin c’est prendre soin de soi, être à l’écoute de son jardin intérieur. Montre-moi ton jardin et je te dirai qui tu es !
Le terme « jardin », attesté au12ème siècle, semble provenir du composé latino-germanique hortus gardinus, qui signifie littéralement « jardin entouré d’une clôture », du latin hortus, jardin et du francique gart ou gardo, « clôture ». Comme quoi le jardin doit se défendre contre le bétail, la volaille, le gibier et la sauvagine quand ils sont présents et parfois aussi des voleurs.

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Dans ce jardin nous y trouvons des plantes et des fleurs. Françoise Dolto nous en parle comme métaphore de la castration symboligène, de la symbolisation « eugène », nous dit-elle, source de nouvelles symbolisations :
« On pourrait comparer l’individu à une plante qui, très jeune, fait éclore sa première fleur – en croyant que c’est la seule qu’elle aura jamais C’est alors que le jardinier la lui coupe Nous savons que la fleur est l’organe sexuel de la plante si la plante pouvait penser, elle croirait donc subir une mutilation de son destin reproductif. En fait, si le jardinier a coupé cette première fleur, c’est parce qu’il sait, ce faisant, que la force des racines va faire pousser davantage la plante ; et qu’au contraire en laissant cette branche déjà fleurie, il appauvrirait la vitalité de la plante. L’éducation par les humains d’un être humain, enfant en cours de développement, correspond à ce que fait le jardinier qui s’y connaît et qui fournit à la plante, à supposer que celle-ci se prenne à penser, l’épreuve de la nullité de la gloire liée à cette première floraison, qu’elle imaginait être promesse de sa seule chance de fécondité Comme pour la fleur, la castration est toujours à recommencer chez l’être humain .jardin1

Dans ce jardin nous pouvons y trouver des chenilles et des papillons. « Papillon blanc, signe de bon temps » nous dit la sagesse populaire ! Boris Cyrulnik nous en parle comme métaphore de la résilience : « le papillon qui volette dans un monde aérien n’a plus rien à partager avec la chenille qui rampait sur terre » ! Cyrulnik utilise cette très belle image pour parler de « l’effet papillon» de la parole car le simple fait de se préparer à parler allège la sensation que nous éprouvons de notre propre corps. «La parole est au corps ce que le papillon est à la chenille. Ce passage de la larve à l’imago (forme adulte définitive de l’insecte à métamorphose complète) s’effectue grâce à l’étonnant processus de la métamorphose. La résilience va habiter l’effet papillon de la parole. La personne doit muer, créer plutôt que s’accrocher. Pour évoluer l’être humain est « contraint » à la métamorphose.

papillon_blanc

Dans votre jardin, si vous regardez en l’air, vous verrez peut-être des nuages mais sachez qu’au-dessus des nuages il fait toujours beau !

soleil au-dessus des nuages

A l’extérieur de notre jardin, en dehors de notre pouvoir sur les choses, le monde économique a dicté ses lois avec sa cupidité financière et bancaire. Et malgré un système « pourri », ce qui compte pour nous, les jardiniers, c’est de croire à un certain développement et d’amener le champ du possible. Ce champ c’est notre culture jardinière !

Nous y récoltons ce que nous cultivons. Nous pouvons dès lors y recueillir le fruit de nos pensées positives. La psychologie positive invite à réfléchir sur le fait que nous avons plus de pouvoir sur notre vie que nous le pensons. Son objectif est d’aider à la transformation des problèmes en source de créativité et de santé. Les récentes découvertes de la psycho-neuro-immunologie ont clairement démontré le bénéfice des émotions positives pour la santé. De même une attitude optimiste face à la vie est le médicament le plus puissant et le moins coûteux que l’être humain ait jamais eu à sa disposition.arroser les plantes

Dans ce jardin, afin de l’entretenir, nous arrosons les plantes et non les « mauvaises » herbes. Nous plantons, semons, déterrons, arrosons, taillons, coupons, tondons, agençons, protégeons, bêchons, scarifions, binons, cernons, compostons, drainons, élaguons, paillons, repiquons, déplaçons, orientons … Notre vie est ce que nous en faisons. Le monde est ce que nous en pensons. « La carte n’et pas le territoire, le nom n’est pas ce qu’il nomme, et une interprétation de la réalité n’est pas la réalité elle-même, mais seulement une interprétation. » Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous troublent, mais l’opinion que nous en faisons. L’homme est troublé, non par les événements eux-mêmes mais par la perception qu’il en a, a écrit Epictète . “C’est le monde des mots qui crée le monde des choses » nous dit Lacan.
Après un hiver long et froid nous observons la croissance et sentons la chaleur du printemps. Nous entendons les oiseaux qui chantent dans les arbres et accompagnent le bruit du vent dans les feuilles. Voyons un arbre comme il peut y en avoir parfois dans notre jardin. Il est haut et solide.arbre de vie

Examinons-le avec soin. Remarquons combien le tronc est haut, avec seulement quelques torsions et irrégularités, les cicatrices et les marques grossières qui sont le résultat de la lutte de l’arbre pour survivre face au vent, à la grêle et aux orages de la vie. La lutte pour survivre l’a rendu plus fort. Remarquons combien les branches montent loin dans le ciel. Imaginons ces branches qui offrent un abri pour les oiseaux et une couverture pour l’homme. Nous savons que les feuilles tirent leur énergie du soleil grâce à la photosynthèse. Imaginons cette énergie, qui circule dans les couches de l’arbre jusqu’aux racines. Imaginons l’ensemble de l’être avec ses échanges intérieurs pour donner la vie, la force et la santé à l’ensemble de l’être. L’énergie de la croissance monte de plus en plus haut à partir de ces racines. Nous remarquons le bourgeonnement même de la croissance qui débute au printemps. L’éclosion des fleurs et le déploiement des feuilles nous disent que tout est en train de grandir.

Pour conclure partiellement car le texte reste ouvert et en chantier, je citerais un proverbe arabe : « La différence entre un jardin et un désert, ce n’est pas l’eau c’est l’homme ».

Je citerais également Ronsard:

« Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. »
Pierre de Ronsard, sonnets à Hélènepas d'homme dans le désert

REFERENCES:

L’image inconsciente du corps, F.Dolto, Ed. du Seuil,Paris 1984, p.81
L’image inconsciente du corps, F.Dolto, Ed. du Seuil,Paris 1984, p.79
Les vilains petits canards, Boris Cyrulnik, Ed.Odile Jacob 2001, p.148

L’invention de la réalité- Contributions au constructivisme » Paul Watzlawick,, p.233.
Epictète, philosophe grec du Ier siècle ap. J.-C., né à Hiérapolis en Phrygie . Fils d’esclave et lui-même esclave, Epictète a suivi les leçons du philosophe stoïcien Musonius Ruffus. Affranchi par l’Empereur Néron, il devient avec Marc-Aurèle et Sénèque adepte du « nouveau stoïcisme ». C’est grâce à l’un des ses disciples, Arrien, que l’on connaît les réflexions et règles de conduite édictées par Epictète. Dans un style très direct et peu théorique, on appréhende sa pensée qui, alliant dialectique et morale, prône la liberté intérieure et une grande rigueur de conduite dans les relations humaines.

Ecrits 1, Jacques Lacan, Seuil, Paris, 1966, p.155.

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