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VIVRE LE MOMENT PRESENT

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« Puis il y a le toujours-présent du réel. C’est l’éternité selon Parménide ou Héraclite, et la seule qui puisse les réconcilier. Le passé ? Il n’est pas, puisqu’il n’est plus. L’avenir ? Il n’est pas, puisqu’il n’est pas encore. Il n’y a donc que le présent, qui ne cesse de changer, certes, mais aussi de continuer : le présent reste présent (puisqu’il n’y a rien d’autre) et c’est par quoi il est éternel. C’est ce qu’on peut appeler le perpétuel aujourd’hui du devenir. Ce n’est pas un laps de temps, qui aurait une durée déterminée (essayer un peu de mesurer le présent !). C’est le temps même, en tant qu’il dure, comme tel indivisible (essayer un peu de diviser le présent !). Ce n’est pas un temps parmi d’autres ; c’est le seul temps de l’être, le seul temps de la nature, comme tel toujours actuel et neuf : il est le lieu permanent de l’impermanence. Essayer un peu de supprimer le présent ! Essayer de l’arrêter !
Essayer de le quitter ! Il faudrait cesser d’être, et c’est par quoi toute vie est éternelle. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, mais encore moins dans un fleuve passé ou futur. Être, c’est être maintenant. C’est ce que Christian Bobin appelle joliment « le huitième jour de la semaine » » (1).

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Dans son livre « La vitesse de libération », Paul Virilio nous dit ceci : « La vitesse tue la couleur : le gyroscope quand il tourne vite fait du gris », écrivait Paul Morand en 1937, en pleine période de congés payés…(2) et plus loin dans ce même livre Paul Virilio cite ceci : « Pour Einstein, le présent c’est déjà « le centre du temps », le passé du BIG BANG originaire n’est pas, ne peut être scientifiquement ce centre ancien. Le centre véritable est toujours nouveau, le centre est perpétuel ou plus exactement encore, le « présent » est un ETERNEL PRESENT(3) .

La méditation en pleine conscience permet de répondre de manière créative à l’instant présent, libérant des automatismes réactifs qui enclenchenet le cycle de la rumination.
« Le mode « faire » permet essentiellement d’atteindre un but qu’on s’est fixé à l’avance en focalisant l’attention sur l’écart entre l’endroit où nous pensons être et l’endroit où nous voudrions être. Le mode « être », par contraste, ne s’intéresse pas à l’écart entre ce que sont les choses et ce que nous voulons qu’elles soient. En principe au moins, il ne s’attache pas à la réalisation d’un objectif, quel qu’il soit. En cela, il aide à se défaire de l’habitude caractéristique du mode « faire » qui consiste à se fixer des buts. « La paix ne peut exister que dans l’instant présent. Il est ridicule de se dire : « j’attends d’avoir fini ça pour être libre de vivre en paix. « Qu’est-ce que « ça » ? Un diplôme, un boulot, une maison, le remboursement d’un prêt ? Si vous pensez ainsi, vous ne connaitrez jamais la paix. Il y aura toujours un autre « ça » qui remplacera le précédent. Si vous ne vivez pas en paix à cet instant précis, vous n’y vivrez jamais. Si vous voulez réellement être en paix, vous devez l’être maintenant. Autrement, vous n’aurez que « l’espoir d’être un jour en paix » Thich Nhat Hanh (4).
« C’est encore au présent que vous êtes le plus heureux. C’est au présent que vous êtes vivant, c’est encore au présent que vous avez cette chance considérable de pouvoir choisir d’être heureux ou de laisser se dilapider votre bonheur et votre énergie dans l’angoisse. L’angoisse du futur de même que l’amertume d’hier n’ont plus de fondement. C’est en ce moment même, dans l’angoisse ou la sérénité que se joue précisément votre lendemain. C’est en ce moment même que vous projetez vos états d’âme dans votre futur. C’est pourquoi il me semblait indispensable de vous encourager à réfléchir sur cette question et surtout à vous entraîner à vivre le présent comme un instant précieux au cours duquel vous pouvez goûter le miel de la vie, développer davantage d’enthousiasme quant à l’avenir, réaliser efficacement et avec passion ce que vous désirez faire » (5). « Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain. Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.« (6)
Dans son livre « Le défi positif », Thierry Janssens, à propos du dépassement de soi et du projet de vie, en reprenant l’exemple d’une ouvrière dans l’industrie ouvrière, cite cette phrase merveilleuse : « je ne fais pas ce je veux mais je veux ce que je fais » ! (7)
Plus loin encore dans ce même livre je cite : « Un bon moyen de savourer notre plaisir est de nous concentrer sur notre action.(8) « Arrêtez de faire plusieurs choses en même temps ! », « Concentrez-vous sur une seule activité à la fois » peut-on lire dans les self-help books consacrés au bonheur. Ces recommandations sont judicieuses. Cependant, on peut regretter qu’elles soient énoncées sur un ton aussi impératif. En effet, il suffit d’en faire l’expérience pour en être convaincu : mener plusieurs activités de front empêche de goûter pleinement le plaisir qu’elles peuvent nous procurer. Pis, cela nous plonge dans un stress qui masque les effets potentiellement agréables de chacune de ces occupations. Du coup, nous les vivons comme des obligations, nous éprouvons de la frustration, nous cherchons à combler notre insatisfaction par davantage de stimulations, nous sommes entraîné dans la spirale infernale de la multiplication des actions. » Voici une analogie visuelle : « Vous marchez le long d’un sentier la nuit, entouré d’un épais brouillard. Toutefois, vous disposez d’une puissante torche électrique qui fend ce brouillard et trace devant vous un passage étroit mais dégagé. Disons que ce brouillard représente vos conditions de vie du passé et de l’avenir et que la torche électrique symbolise la présence consciente, le passage dégagé, le présent. » Et « si votre situation globale est insatisfaisante ou déplaisante, reconnaissez d’abord l’instant présent et lâchez prise à ce qui est. C’est la torche électrique qui fend le brouillard. Votre état de conscience cesse alors d’être contrôlé par les circonstances extérieures. Vous n’êtes plus mû par la réaction et la résistance. » (9)
En guise de conclusion partielle je citerais ici Winnicott :
“After being – doing and being done to. But first, being !” (10).

Références:

(1) Le goût de vivre, André Comte-Sponville,Editions Albin Michel,2010, p.394.
(2) La vitesse de libération,Paul VirilioEditions Galilée, 1995,75005 Paris, p.76.
(3) Ibid.,p.166.
(4) Méditer pour ne plus déprimer,la pleine conscience, une méthode pour mieux vivre,Mark Williams,John Teasdale,Zindel Segal,Jon Kabat-Zinn,Editions Odile Jacob,2009, 75005 Paris,p.92.
(5) Relaxation sophrologique,Jean-Pierre Blanchet,Chronique Sociale,Lyon 1998,p.117.
(6) Pierre de Ronsard, sonnets à Hélèn.e

(7)Le défi positif, Thierry Jansens, Les liens qui libèrent, 2011, p.254.
(8) Ibid., p.268.

(9) Le pouvoir du moment présent,Eckhart Tolle, Ariane Editions,2000,p.223.
Ibid.p.255.
(10) « Après « être » – faire et accepter qu’on agisse sur vous. Mais d’abord « être » ! D. W. Winnicott, « Jeu et réalité », p. 118.

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