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Le concept de la confiance en soi

Par

Manquer de confiance en soi, c’est se croire inférieur aux autres, se dévaloriser. Certaines croyances entraînent un certain nombre de comportements dont les retombées négatives pour la personne la confortent dans le jugement négatif qu’elle porte sur elle-même. C’est dans l’enfance que la confiance prend racine, s’élabore et plus tard se ressource. Un nourrisson ardemment désiré sera mieux armé que celui né « par accident ». Il est plus facile de s’aimer lorsque l’on a pu intérioriser un amour parental. Que l’on a été nourri par une mère elle-même étayée par son conjoint…et que l’un et l’autre fort et juste ont accueilli avec bonheur notre venue au monde. Dénigré par ses proches, on prend l’habitude de se dévaloriser et appréhende toute circonstance qui nous mettrait en valeur. Il faut apprendre à ne plus craindre d’être perçu aimable d’être qui nous sommes.

Le manque de confiance en soi, tout comme l’angoisse en général, sont un précieux signal d’alerte nous signalant que quelque chose ne va pas, que nous ne vivons pas en harmonie avec notre histoire, notre pensée, notre désir.

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Composé de cum « avec » et du vieux français « fiance » (qui a donné et oui fiancé, fiançailles) confiance est dérivé du latin fidem « foi » et son équivalent savant étant confidence… c’est dire la richesse et la complexité de ce terme. Mais le « soi » dont il faut s’assurer la confiance tout autant que la lui accorder est lui aussi porteur de sens. Entre le moi freudien, à la troisième personne du singulier, et le self de Winnicott qui peut être entendu comme le sentiment d’existence individuelle, il indiquerait ici le rapport entre le moi-sujet se constituant à travers diverses expériences et le sentiment de force qu’il se communique à lui-même… Lieu psychique et physique, dans lequel la personne totale pourrait douter sans pour autant être inquiétée, il évoquerait un ressenti subjectif perçu avec un certain recul, pour s’affirmer, et soulignerait une perception distanciée entre la confiance et le sujet supposé l’avoir en lui pour lui-même.

Il ne serait pas tant une figure humaine personnifiée qu’une structure – qui advient ou qui fait défaut – quand elle s’affirme ou s’esquive – au sein de laquelle se résoudraient les opérations psychiques complexes qui définissent l’être en devenir, et où se croiseraient, se heurteraient, se réuniraient, les diverses identifications qui le traduisent.

Avoir confiance en soi serait croire en un soi fiable, avoir foi en lui, ce qui suppose un moi bien constitué et suffisamment fort pour à la fois se reposer et compter sur lui pour avancer. La confiance en soi serait la capacité de se vivre au jour le jour dans la certitude du lendemain. De se sentir aimé à n’en pas douter d’être aimable. De ne se laisser ébranler ni par la critique, ni par la flatterie. Ni déstabiliser par (ce) qui nous contredit ni altérer par le regard de l’autre tout en restant indifférent à la malveillance, à la mesquinerie, à la médisance. Ce serait oser s’exprimer, oser entreprendre. Parcourir un chemin pour arriver à un but, surmonter les obstacles, croire en ses facultés, se connaître soi-même. Se sentir soutenu bien sûr par un entourage reconnaissant et ne pas renoncer à soi pour plaire à l’autre. Ce serait encore le désir de rester fidèle à ce qui nous tient à cœur dans la mesure où, conscient de sa valeur, on admettrait, en même temps, que son changement perpétuel au contact du monde, ses erreurs et ses errances autant que ses atouts et ses certitudes. Même sûr de soi, on traverse des périodes de doute ou de remise en questions qu’il faut s’avoir s’avouer si l’on veut en sortir. L’opposé, le manque de confiance se traduira par un sentiment diffus de non-existence, un fantasme de disparition, une volonté de s’annihiler plus tôt que d’encourir échec ou refus… Une insensibilité prétendue au froid, au chaud, aux variations de température, de crainte d’être dans l’erreur en témoignant de sensations que contredirait celui dont la confiance semble si supérieure qu’elle exclut sans conteste la nôtre. Une propension à la culpabilité, de préférence infondée, justifie ce manque de force intérieure, mais conjure l’anéantissement qui guette au contact du dehors…

Confiance en soi et capacité d’être seul

La confiance implique une qualité de l’interaction pour laquelle la séparation ne constitue pas une menace, mais un défi créatif. L’absence d’autrui et les nouvelles distances dans l’interaction avec l’environnement sont une opportunité pour que le bébé développe la « capacité d’être seul » (Winnicott, 1958).

Selon Winnicott, telle est l’une des conquêtes fondamentales de son processus de développement, qui est également le moyen par lequel il peut éprouver l’effet de son action sur le monde et sur soi-même, mesurant ainsi « la confiance en soi et en ce qu’il peut espérer de la vie » (1950 : 292). Apprendre à être seul en présence de l’autre c’est tout autant apprendre à être soi en présence de l’autre. La notion de solitude se met en place en même temps que s’élargissent les possibilités d’un espace intérieur . La capacité à être seul en présence de l’autre souligne cette solitude essentielle, et nécessaire, si l’on veut tenir debout, aller jusqu’au bout de ses projets, porter sa propre vie. Cette capacité à être seul en présence de l’autre – c’est-à-dire à être vraiment soi-même au cœur de la relation, sans avoir « besoin » de l’autre – conditionne la possibilité d’affronter la « vraie » solitude.

Allons interroger également le concept de l’estime de soi.

Du côté du concept de l’estime de soi

 

L’estime de soi : Quelques définitions

Selon Robert W. Reasoner, auteur américain : « C’est la conscience de la valeur personnelle qu’on se reconnaît dans différents domaines. Il s’agit, en quelque sorte, d’un ensemble d’attitudes et de croyances qui nous permettent de faire face à la réalité, au monde. »[1]

Selon Germain Duclos[2] : «  Avoir une bonne estime de soi ne signifie pas être gentil, mais bien avoir conscience de ses forces et de ses faiblesses et s’accepter soi-même dans ce qu’on a de plus personnel, de plus précieux. Cela signifie prendre ses responsabilités, s’affirmer, savoir répondre à ses besoins, avoir des buts et prendre les moyens pour les atteindre. Avoir une bonne estime de soi, c’est se respecter soi-même tout en ayant de la considération pour les autres ».[3]

Ou encore…

« L’estime de soi, c’est la valeur positive qu’on se reconnaît globalement en tant qu’individu et dans chacun des domaines importants de la vie. On peut avoir une bonne estime de soi comme travailleur, mais une image de soi très négative comme parent ou comme amant. »[4]

Et…

« L’estime de soi, suppose une conscience de ses difficultés et de ses limites personnelles. Toute personne qui a une bonne estime de soi est capable de dire d’elle-même : « J’ai des qualités, des

 forces et des talents qui font que je m’attribue une valeur personnelle, même si je fais face à des difficultés et que je connais mes limites. » [5]

Un schéma résumant ce concept :

schéma estime de soi

Voici, à contrario, le Schéma des effets négatifs de la sous-estimation de soi :

 

 

Comment modifier son estime de soi ?

Avec 9 CLEFS :  (3 rapports de sens)

  • 1) le rapport à soi-même
  • 2) le rapport à l’action
  • 3) le rapport aux autres

Le rapport à soi-même :

  1. Se connaître
  2. S’accepter
  3. Etre honnête envers soi

 

Le rapport à l’action :

(Sentiment de compétence)

  1. Neutraliser les 4 « r » qui créent l’inhibition et le stress : ruminer, ressasser, râler, ne rien faire.
  2. Faire taire le « critique intérieur » (« de toute façon, ça sert à rien, c’est nul…).
  3. Accepter l’idée de l’échec (attribut externe, spécificité, instabilité de l’échec).

Le rapport aux autres :

  1. Oser s’affirmer, exprimer ce que l’on pense, ressent tout en respectant ce que l’on

pense et  ressent.

  1. Eviter les comportements inhibés (cf. Image du paillasson), agressifs (cf. Image du hérisson) révélateurs d’une incapacité à s’affirmer en restant dans la confrontation.
  1. Capacité à l’empathie.
  1. S’appuyer sur le soutien social

Comment encore…

ü  Analyser ce qui nous empêche d’avoir une bonne estime de soi.

ü  Aller à la rencontre de ses forces et fragilités et les observer avec bienveillance.

ü  Oser se donner des permissions pour ne plus nourrir ses complexes.

ü   Mieux connaître ses compétences pour pouvoir davantage se fier à soi.

ü  Changer la perception qu’on a de soi-même.

ü  Apprendre à s’estimer à sa juste valeur, à s’évaluer de manière plus positive.

ü  Être assertif.

Le concept de l’assertivité peut également nous aider dans la compréhension d’une meilleure confiance en soi. Voici quelques idées générales :

L’assertivité :

Le mot vient du mot anglais ASSERTIVENESS. Initié par Andrew SALTER psychologue New-yorkais dans la première moitié du siècle dernier. Développé plus récemment par Joseph Wolpe, psychiatre et professeur de médecine américain comme « Expression libre de toutes émotions vis à vis d’un tiers, à l’exception de l’anxiété »

L’assertivité est définie comme une attitude dans laquelle on est capable de s’affirmer tout en respectant autrui. Il s’y agit de se respecter soi-même en s’exprimant directement, sans détour, mais avec considération. Cela conduit à diminuer le stress personnel, à ne pas en induire chez autrui et à augmenter l’efficacité dans la plupart des situations d’entretien. Cette attitude est particulièrement importante dans toutes les situations de la vie, mais elle l’est particulièrement dans toutes les situations d’entretiens professionnels et notamment dans le management (domaine où elle est trop souvent ignorée).

Par l’assertivité il s’agit de s’’affirmer sans agresser, sans s’effacer. L’assertif postule le respect réciproque des opinions. Les compétences liées à l’assertivité sont :

se respecter et se faire respecter,

  • développer une bonne assurance interne,
  • identifier ses attitudes les plus fréquentes,
  • savoir faire face à des comportements passifs, agressifs et manipulateurs,
  • communiquer efficacement,
  • La position de l’assertif correspond au « je suis OK, vous êtes OK et pas KO ! ».

Les compétences liées à l’assertivité sont :

  • se respecter et se faire respecter,
  • développer une bonne assurance interne,
  • identifier ses attitudes les plus fréquentes,
  • savoir faire face à des comportements passifs, agressifs et manipulateurs,
  • communiquer efficacement.

La position de vie de l’assertif correspond au « je suis OK, vous êtes OK » (relation idéale selon l’analyse transactionnelle). L’assertif postule le respect réciproque des opinions : ce n’est pas parce que moi j’aime telle chose que les autres ont tort de ne pas l’aimer.

Un comportement assertif consiste à s’exprimer en respectant le plan suivant :

  • Exprimer les faits…
  • Puis donner votre sentiment sur les faits exposés en utilisant le JE plutôt que le TU
  • Exprimer votre demande suite aux faits.

L’assertivité, cela s’apprend…

Comment être assertif ?

L’assertivité est une attitude de fermeté; fermeté par rapport aux événements, par rapport à ce que vous considérez comme acceptable ou non. Ce n’est pas de l’agressivité. Ce n’est pas l’expression de la rancœur, le défoulement des frustrations. C’est plutôt un moyen de les éviter. Ce n’est pas une menace. C’est la délimitation d’un territoire qui n’est pas accessible à l’autre, qui n’appartient qu’à vous. C’est un peu comme un panneau sens interdit. Un automobiliste ne se fâche pas lorsqu’il voit un tel panneau à l’entrée d’une rue. Il est là dans l’intérêt de tous. C’est la même chose avec une attitude assertive. Elle est là, dans l’intérêt de la victime et de celui qui tente de la harceler en établissant clairement les comportements acceptables et répréhensibles. L’assertivité n’est pas donnée à tout le monde. Elle est trop peu développée. La plupart des personnes, lorsqu’elles étaient enfant ont plutôt appris à accepter, à obéir et à ne pas poser de questions. Se révolter n’était pas nécessairement bien vu. Cela part d’une bonne intention, mais cela n’aide pas la personne à apprendre à exprimer ses sentiments, à trouver la manière de les exprimer et à fixer ses propres limites. Si vous n’avez pas appris à être assertif dans votre enfance, rien ne vous empêche de rattraper votre retard une fois adulte. Comme pour les langues, l’informatique, la photographie, … C’est probablement l’apprentissage le plus utile pour un adulte et pas uniquement pour ceux ou celles qui sont victimes de harcèlement moral.

Références :

Pedro Salem,De la genèse à la reproduction de la confiance chez l’enfant,Corps,2007/1 (n° 2) ,Éditeur : Dilecta ,Université de Rio de Janeiro, Brésil

Virginie Megglé , http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/actualites/article-33-2003123033-confiance-en-soi.html;   .

Jacques Arènes, Apprendre à être seul en présence de l’autre, Imaginaire & Inconscient,2007/2 (n° 20) ,  Éditeur :L’esprit du temps.

Thomas d’Ansembourg « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! », , Ed. De l’Homme, 2001.

René de Lassus ,« Oser être soi-même », ,Editions Marabout,1992.

http://www.psychotherapie-psychodrame.be/2016/01/31/developpons-nos-competences-et-non-nos-defauts/

http://www.psychotherapie-psychodrame.be/2016/01/31/cultiver-son-jardin/

http://www.psychotherapie-psychodrame.be/2016/01/31/vivre-le-moment-present/

http://www.psychotherapie-psychodrame.be/2016/01/31/la-communication-relationnelle-de-jacques-salome/

http://www.psychotherapie-psychodrame.be/2016/01/31/pensee-et-psychologie-positives/

http://www.psychotherapie-psychodrame.be/2017/09/07/pourquoi-le-changement-fait-il-si-peur-ou-comment-sempecher-dagir/

[1] http://www.estimedesoi.org/

[2] Auteur, formateur, chargé de cours à l’Université de Sherbrooke

[3]LAPORTE D., SEVIGNY L., Comment développer l’estime de soi de nos enfants, Hôpital Sainte-Justine, mars 1994, pp. 9.

[4]DUCLOS G., L’estime de soi, un passeport pour la vie, Hôpital Sainte Justine, 2000, pp.17.

[5] Idem.

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