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Le Burn-Out

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BURN-OUT OU EPUISEMENT PROFESSIONNEL : Voir également textes sur nouvelle loi « risques psychosociaux » et test du burn-out (dans « tableaux textes »)
Ce terme est repris en 1974 par le psychanalyste Herbert J. Freudenberger dans ses études des manifestations d’usure professionnelle.

« En tant que psychanalyste et praticien, je me suis rendu compte que les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie dans notre monde complexe leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte » [1]

Le syndrome d’épuisement professionnel vise principalement les personnes dont l’activité professionnelle implique un engagement relationnel important comme les travailleurs sociaux, les professions médicales, les enseignants, voire les artistes – qu’on oublie trop souvent.

Il s’agit d’une expression (qui nous vient du domaine aérospatial et qui signifie « le moteur est brûlé ») qui indique un état d’épuisement, à la fois physique et mental, lié à un stress professionnel intense. Celui-ci ne constitue pas un phénomène nouveau, mais les données épidémiologiques reflètent son importance et conduisent de plus en plus d’entreprises à en prendre conscience. Traduit en japonais par « kaoshi » (mort par la fatigue au travail).

To burn-out signifie se consumer de l’intérieur. Au départ il y avait une flamme, des braises !

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Les gens sont parfois victimes d’incendie tout comme les immeubles ; sous l’effet de la tension produite par notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. Les gens ont perdu la « foi ». Le burn-out se rencontre chez des individus très motivés et très impliqués au départ.

D’où vient cet épuisement?

Le problème vient de la différence entre des exigences de travail trop élevées et des besoins personnels négligés. Soit les taches de la personne sont trop diverses et elle se sent tiraillée. Soit le manque d’évolution et de reconnaissance: nous avons tous besoin de ressentir que notre travail sert à quelque chose. Pour finir, il peut s’agir d’une masse trop importante de travail: à force de dire oui à tout, on finit dépassé.

Les personnes souffrant de burn-out ne sont pas faibles. Au contraire, ce sont souvent des personnes qui s’investissent à fond dans leur travail, perfectionnistes et qui désirent que leur travail soit reconnu afin de pouvoir évoluer. En réalité, elles placent la barre trop haut, ont un niveau élevé d’énergie et des attentes irréalistes. Un certain désabusement entre dans le burn-out également. Il se traduit surtout par une autocritique culpabilisante. Et lorsque le cynisme apparaît, on peut dire que le burn-out a triomphé !

Les personnes à risque sont souvent celles animées d’un idéal de performance et de réussite. Voici d’autres caractéristiques des personnes les plus à risque de se retrouver en burn-out :

– Personnes qui lient beaucoup l’estime de soi à leurs réalisations professionnelles.
– Personnes qui n’ont pas d’autre source de satisfaction que le travail.
– Personnes qui fuient les autres sphères de leurs vies en se réfugiant dans le travail.

Les 4 étapes du burn-out :

* L’idéalisme : l’individu est happé.
* Le plafonnement : les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes…> redoubler d’ardeur…
* La désillusion : fatigue, irritation, dépendances, frustrations, somnifères, stimulants…
* La démoralisation : l’individu a brûlé toutes ses réserves. Il est au bout du rouleau et devient incapable de travailler. Le burn-out est installé. On a gagné sa vie à la perdre…

Comment éviter l’épuisement?

Les vacances ne changeront rien fondamentalement, au mieux elles repousseront l’échéance. Prendre du recul est indispensable. Apprenez à mieux organiser son travail. Faire son travail consciencieusement ne signifie pas en faire trop. Effectuez une tache à la fois selon les priorités et évitez de vous disperser. Un peu comme lorsque vous rangez une pièce: attaquez-vous à un côté à la fois, sinon vous aurez vite le sentiment d’être dépassé et de ne pas voir les choses évoluer. Reprendre contact avec soi, s’éloigner de ses préoccupations coutumières pour un certain temps (détachement émotionnel), essayer de comprendre ce qui se passe en soi-même et pourquoi. Trouver le juste milieu entre trop d’attachement et trop de détachement. Trouver la bonne distance professionnelle. S’imprégner d’un peu d’humour. Suivre l’adage suivant : « ne prend pas la vie trop au sérieux, tu n’en sortiras pas vivant » (Freudenberg).
Définissez vos priorités de vie: mettez des limites et déterminez ce qui est le plus important à votre épanouissement: famille, amis, etc. Si votre profession ne correspond pas – ou plus – à vos désirs, une réorientation professionnelle sera nécessaire. On ne vit pas pour travailler, écoutez-vous. Prenez garde à votre santé, vous n’en avez qu’une, alors qu’un job, vous pouvez toujours en changer.
Révisez vos exigences à la baisse: ne visez pas la perfection à tout prix. Apprenez à déléguer et à dire non, le tout sans culpabiliser. Acceptez-vous tel que vous êtes, avec vos qualités et vos défauts. Personne n’est parfait et tout le monde à le droit de se tromper, l’erreur est humaine.
Gardez une vie sociale active et agréable en gardant des contacts avec vos proches, en variant les activités, en réapprenant le plaisir de vivre. Votre travail ne doit jamais vous empêcher d’être heureux, de rire, de vous sentir bien. Prenez du temps pour vous, pour faire du sport (qui permettra d’évacuer votre nervosité et vous aidera à vous sentir en forme).

Garder une attitude positive. Les émotions négatives ont toujours sur le corps un effet négatif. Au contraire, les attitudes positives (nettoyage mental, reprogrammation positive) ont toujours un effet positif sur le fonctionnement de l’organisme, ce que démontre en particulier l’effet placebo.

Pour qu’un individu se porte bien, il est nécessaire qu’il puisse agir-avoir sa place-trouver un achèvement social.

On peut généralement se libérer seul d’un burn-out, la dépression demande le plus souvent une aide extérieure ; alors que le burn-out peut être surmonté en quelques mois, la dépression exige beaucoup plus de temps pour rétablir la communication entre les différents aspects de l’être éclaté.

Que mettre en place ?

Revenir à la flamme. Recadrer : éviter les heures supplémentaires, attirer l’attention de la hiérarchie, aider à gérer la flamme. La charge de travail est – elle conforme aux normes ? L’analyse des risques est-elle faite par le conseiller en prévention ?

Le CP doit être équidistant c.-à-d. être en indépendance technique et morale par rapport aux employeurs.

L’organisation, l’ambiance de travail sont des facteurs très déterminants. Les conflits entre les personnes, le manque de soutien, les difficultés de communiquer, l’ambiguïté des rôles et la charge de travail font partie des facteurs les plus souvent retrouvés dans les enquêtes. Chacun de ces facteurs détermine autant de pôles de réflexion dans une optique de prévention ou de traitement du burn-out. Faire appel à la médecine du travail. Prévoir des aides psychologiques extérieures.

Evaluer-vous et mesurez votre degré de stress sur le site: Test : Se sentir bien au tavail ?

Nouvelle législation relative aux risques psychosociaux au travail à partir du 1er septembre 2014

Références :

Freudenberger, H (1987). L’épuisement professionnel : la brûlure interne. Québec : Gaêtan Morin Editeur.

Mellier,D.(2003). Le journal des psychologues,n°204.

Site à consulter : pour en savoir davantage :

www.stressburnout.org

[1] L’épuisement professionnel : « la brûlure interne ».

Herbert J. Freudenberger

· Éditeur : Gaëtan Morin

· Publication : 1987

· ISBN : 978-2-89105-233-7

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