PSYCHODRAME ANALYTIQUE ET MORENIEN

Qu’est-ce que le psychodrame ?:
Dans le discours des médias, le terme psychodrame est investit d’un contenu émotionnel. L’écart entre ce qu’il désigne précisément comme travail thérapeutique personnel en groupe et l’usage qui en est fait dans le langage courant est considérable.

le psychodrame est une démarche en lien avec l’évolution de la psychanalyse tout en restant originale. Inventé et codifié par Moreno, il a été ensuite utilisé et interprété par certains psychanalystes en fonction de leurs hypothèses de base propres (inconscient transfert, association libre).

Le jeu psychodramatique constitue un mode de représentation dans une action parlée, en présence d’un groupe et dans une recherche de vérité.

La thérapie psychodramatique permet un processus de changement toujours relancé par le jeu des autres et son propre jeu. L’utilisation du psychodrame tout comme celle du jeu de rôles peut également se concevoir en tant que moyen de formation et d’intervention dans de nombreux champs (thérapeutiques, pédagogiques, de formation.)

C’est à Moreno (1892-1974) que l’on doit le terme de psychodrame et l’exploitation systématique de l’improvisation dramatique à des fins psychologiques, d’investigation, de traitement ou de formation. Moreno découvre que le jeu dramatique peut aider certains participants à prendre conscience de difficultés psychologiques personnelles et à s’en dégager. En 1925, il émigre aux Etats-Unis. Il y développera le psychodrame, montrant son utilité thérapeutique et, plus largement, son intérêt pour la résolution des conflits humains et l’amélioration des rapports sociaux.

Le psychodrame est une méthode thérapeutique qui permet, par une représentation scénique spontanée, de concrétiser les images, les phantasmes, les rêves, les souvenirs; de faire revivre les conflits interpersonnels et intrapsychiques d’un individu. Le but du psychodrame est d’inciter les personnes, désireuses d’un changement personnel profond, de manifester ce qu’elles ressentent, de s’exprimer d’une façon plus libre et plus significative qu’elles ne le font dans la vie quotidienne et ce à partir d’une mise en scène psychologique. L’objectif thérapeutique du psychodrame est le développement de notre potentiel créateur, le recouvrement de la spontanéité naturelle – qui consiste en une réponse adéquate à une nouvelle situation ou une réponse nouvelle à une situation ancienne -, ce qui permet donc d’éviter la répétition d’un processus où l’on reste bloqué dans un rôle figé et de se rapprocher de la réalité.

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Du point de vue technique, le psychodrame constitue un processus d’action et des modes d’interaction spontanées entre les membres du groupe. Le sujet est encouragé à être spontané aussi bien sur le plan du langage que sur le plan de l’action dans le respect des règles de fonctionnement du groupe pour pouvoir explorer son monde personnel.

Par la représentation scénique, l’individu arrive à une prise de conscience intellectuelle, affective voire corporelle qui montre une situation familière en soi ou un événement passé, présent ou à venir sous un autre jour et l’incite à une nouvelle attitude.

L’attention des thérapeutes ne se limite pas au seul récit des expériences personnelles et à leur analyse.

Elle met l’accent sur le langage du corps, le langage non-verbal ; elle porte sur ce que le corps exprime au-delà des mots. Il arrive que l’un des protagonistes vive un problème avec une telle intensité que les mots ne suffisent plus. Au cours d’une séance de psychodrame, le jeu naît au départ d’un participant et d’un problème vécu qu’il voudrait explorer. L’animateur utilise un certain nombre de techniques pour la mise en scène de ce problème vécu. Au lieu de seulement parler, on agit et on parle. Après le jeu, les animateurs, en relation avec le groupe et sa dynamique interprètent et commentent ce qui a été joué. Chacun peut jouer et peut participer au jeu d’un autre. En ces diverses possibilités chacun peut faire un chemin de découverte de soi. Le jeu psychodramatique s’exprime émotionnellement certes, mais cette expression est réintégrée par la verbalisation. Le jeu psychodramatique par son support à l’expression personnelle, par l’expression mimique et gestuelle des émotions, par son caractère représentatif (revivre une situation) permet une réinsertion de l’individu dans un système de communication, une meilleure structuration de la difficulté et de nouveaux points d’ancrage à la réalité. Le psychodrame peut être utilisé en groupe et en individuel selon la situation. Il peut être réalisé dans un cadre neutre où dans le cadre même où se déroule le conflit. Il est indiqué dans le traitement des névroses et psychoses, dans les problèmes de couples, familles, dans les conflits de relations interpersonnelles ainsi qu’avec des personnes handicapées mentales en institution ou en phase de réinsertion sociale. Il peut également répondre, vu sa spécificité, à toute demande de groupe et travail en équipe.

Par Jacques Michelet

Psychodrame analytique: du singulier au collectif

Bernard ROBINSON

Le Psychodrame analytique

Exposé à l’occasion d’un hommage à Patrick De Neuter (UCL), lors de son accession à l’éméritat

J’ai intitulé mon exposé :

Passage du singulier par un collectif dans le psychodrame

Introduction

1) D’abord quelques mots sur le « analytique » qui affuble ici le “ psychodrame ”. C’est une expression que j’évite d’employer. Je trouve que le psychodrame peut se soutenir de lui-même, à partir de l’invention de Jacob Lévy Moreno. La technique est simple : on joue des scènes de sa propre vie. “ Mettre sa vie en scène ” dira Greta Leutz plus tard. L’épithète “ psychanalytique ” ne viendra que bien plus tard, en France particulièrement, pour signifier une petite différence. Ajouter « psychanalytique » c’est comme si on voulait dire : “ le psychodrame n’est plus seulement, voire plus du tout morénien ”. Implicitement, ce “ psychanalytique ” définit un territoire d’identité, en négativant ce qu’il rejette. Ce serait le comble de dire cela : “ ce n’est pas du psychodrame morénien ”. Qu’est-ce qu’il y a de plus morénien que le psychodrame ? Il y a dans cette invention suffisamment de choses à exploiter, à théoriser, à enrichir, sans qu’il soit besoin de l’enrichir avec la psychanalyse. Cela doit dater de l’époque où on pensait que la psychanalyse était susceptible d’enrichir tout, par annexion.

Historiquement, je crois que le “ analytique ” a tenté de démarquer le psychodrame en France du courant humaniste et existentiel, qui avait inondé l’Europe dans les années soixante, et qui a eu tôt fait de récupérer l’œuvre de Moreno. C’était d’autant plus facile que la psychanalyse n’en voulait pas. C’était méconnaître que l’œuvre morénienne va bien au-delà de l’idéologie humaniste ; elle s’appuie aussi sur l’expérience personnelle de Moreno, son destin dira-t-on, qui débouchera sur le concept de « rencontre », inventé par Buber. Ce concept, dont Schotte a produit des développements intéressants, est remis au centre de la médiation de la personne chez Gagnepain dans sa théorie de la médiation. L’œuvre morénienne a aussi des racines du côté de la psychologie de la forme, la Gestalt, par l’intermédiaire de Kurt Lewin : cela débouchera sur le concept de « rôle », capital en psychologie sociale. Anne Ancelin-Schützemberger n’a cessé de le rappeler, avec son psychodrame triadique.

Rendons donc à César ce qui appartient à César et à Moreno ce qui lui appartient. Ceci étant dit j’ai montré que la métapsychologie freudienne était un instrument très riche pour essayer de théoriser le psychodrame et comprendre les effets qu’il est susceptible de produire. Cela ne rend pas nécessairement le psychodrame psychanalytique. Rien n’empêche d’ailleurs de chercher aussi d’autres appuis.

2) Deuxième note d’introduction, qui nous rapproche de la question du singulier et du collectif : Ferenczi serait le précurseur du psychodrame. C’est Jean-Marc Dupeu, dans son livre “ L’intérêt du psychodrame analytique ”, qui nous propose cette idée. En effet, deux extraits des Œuvres Complètes nous mettent sur cette voie.

a) premier extrait : Le rôle du « par exemple » dans l’analyse (tome II) : Ferenczi sollicite du matériel, au-delà du récit de généralités en disant : “ par exemple ?”. Il insiste pour que le patient mette en scène l’idée énoncée en l’explicitant dans un souvenir, dans un exemple, dans une situation concrète. C’est manifestement pour dépasser l’obstacle d’une résistance qu’il utilise le procédé.

b) De façon encore plus précise, dans son article « Prolongements de la’ technique active ‘ en psychanalyse », en 1920, Ferenczi décrit des techniques de mise en scène, qu’il a utilisées dans certaines cures lorsque le mouvement d’associations libres semblait s’arrêter. Cette “ activité ” de l’analyste et du patient ne fait qu’expliciter que la psychanalyse a toujours été active et qu’elle le reste sous une apparence de passivité. Ici encore il s’agit de vaincre les résistances et de pallier aux difficultés du patient de se laisser aller aux associations vraiment libres

Dans une séance Ferenczi demande à la patiente, jeune musicienne qui craint le trac, de chanter cette chanson que sa sœur tyrannique lui chantait avec force gestes expressifs et non-équivoques. Ferenczi lui demande de jouer cette scène de la sœur, avec les mêmes gestes. (Remarquons le renversement de rôle, le psychanalyste étant dans la position de spectateur, rôle dans lequel la patiente se trouvait dans la scène d’origine). En fait, il lui demande de jouer ce qu’elle a vu, en se mettant dans une position d’actrice et non plus de spectatrice. C’est exactement ce que proposera Moreno. Mais qu’a-t-elle vu qu’elle ne peut pas dire ? Pour arriver à ce matériel refoulé Ferenczi lui fait répéter plusieurs fois la même scène, jusqu’à ce que disparaissent les signes qui montrent qu’elle joue maladroitement, jusqu’à ce que la scène corresponde plus exactement à son souvenir et à ses impressions.

“ Elle parut trouver du plaisir à ces exhibitions ”, dit Ferenczi. Il pense que cette scène l’a mise en contact avec son désir refoulé de plaire. Le travail d’associations libres pouvait, après cela continuer.

Ferenczi justifie sa technique de mise en scène en montrant que jouer une scène oblige à une dépense d’énergie telle, que cela mobilise, à son insu, des contenus psychiques refoulés. Il a indiqué dans l’exemple de la jeune chanteuse, que ce n’est pas non plus sans plaisir. Si on ajoute, comme il le fait dans ce texte, le facteur “ social ” (jouer en acte plutôt qu’en paroles devant le médecin, c’est en quelque sorte impliquer quelqu’un dans la remémoration, dans la reviviscence), on a tous les ingrédients par lesquels Freud a rendu compte du travail et de l’efficacité du mot d’esprit : surmonter une résistance, faire surgir le désir inconscient, utiliser une tierce personne, trouver du plaisir,… et, bien entendu, ne pas trop savoir ce qui s’est passé.

Ces exemples de Ferenczi permettent de poser la question du sujet dans l’analyse et dans le psychodrame : en quoi le sujet, qui associe librement dans la cure, est-il différent du sujet qui joue une scène en psychodrame avec des acteurs et des thérapeutes ?

Mais, poussons plus loin la question : qui est le sujet endormi ? le sujet ivre ? le sujet hypnotisé ? le sujet en foule ? le sujet névrosé ? le sujet en crise ? le sujet en amour ? le sujet en délire ?

C’est avec le psychodramatiste Serge Gaudé que je vais aborder et problématiser cette question dans le psychodrame, même s’il faudra faire un détour par Freud et Lacan pour approcher certaines dimensions du collectif.

Dans son livre “ De la représentation – L’exemple du psychodrame ”, au début du chapitre 5 : “ Discours de séance : thème et sujet ”, Serge Gaudé tente de comprendre comment les échanges langagiers entre les participants d’un groupe de psychodrame vont s’articuler de telle sorte qu’ils traduisent le travail d’un sujet à la recherche d’un sens par la parole. Si le psychodramatiste y met du sien, cette recherche peut devenir discours, discours de séance, pour autant qu’il y ait adresse à quelqu’un et que le questionnement fasse auditoire. Dans ces aléas de discours qui peuvent mener à un jeu, insiste Gaudé, et suite aux interventions du psychodramatiste, à la cantonnade, le participant comme sujet désirant, individu concret, se trouvera provisoirement mis entre parenthèses. C’est cette mise entre parenthèses qui m’intéresse.

Ce passage du livre de Gaudé indique à quel point le psychodrame opère un passage du singulier au collectif, ou, mieux, un passage du singulier par le collectif. C’est d’autant plus intéressant comme formulation qu’il me semble que cela était, à l’origine, l’intention même de Moreno. Mais ce passage Moreno le situait dans la mise en jeu, alors que Gaudé le situe dans la préparation au jeu par le groupe et le psychodramatiste dans l’élaboration d’un thème.

Le singulier et le collectif

Examinons cette question.

Présenter les choses comme cela m’oblige à préciser, provisoirement, ces deux dimensions : singulier et collectif.

Du côté du singulier je vise cette dimension du sujet de l’inconscient telle qu’elle s’est mise en place chez Freud progressivement, et que Lacan à développée. C’est en cela que la psychanalyse, dans la cure, fonde une éthique : l’enjeu majeur de la cure c’est de devenir sujet de son désir ; cette question est particulièrement aiguë dans les névroses.

Où est le sujet de l’inconscient dans l’irrationalité des symptômes ? Qui est-il ? En quoi le sujet est-il engagé dans la répétition symptomatique dont il se dit en même temps insatisfait ? En quoi est-il engagé dans une demande de jeu en psychodrame, dans une adresse au groupe ou au psychodramatiste ? Freud nous l’a montré, il y est question du sujet archaïque, tel qu’il s’est mis en place dans l’histoire psychique, elle-même contingente des conditions sociales et familiales. Cette perspective psychanalytique fonde une psychologie clinique, qui ne s’intéresse dans la parole qu’à ce qui est singulier, unique.

Mais en même temps elle indique en quoi la question du sujet est articulée au collectif familial, au collectif culturel, au collectif social, c’est-à-dire aussi au collectif en tant qu’il est toujours déjà universel et commun aux êtres de langage que nous sommes. Au collectif en tant qu’il est le lot, le destin, de notre structure commune d’être parlant.

C’est par une lecture parallèle de deux textes fondateurs, « Totem et tabou » et le « Discours de Rome » que je compte faire apparaître ce rapport du singulier et du collectif au fondement d’une éthique psychanalytique.

Il y a des questions auxquelles nous ne pouvons échapper, les tragiques grecs nous l’avaient déjà clairement indiqué. L’époque où Freud cherche le fondement de la structure du sujet, sur lequel vient buter toute entreprise psychothérapeutique, c’est l’époque de Totem et Tabou. Lacan ne l’a pas ratée puisque c’est à partir de là qu’il va tenter de comprendre pourquoi le pacte humain semble déraper dans la psychose. Pour Freud de Totem et tabou la structure humaine dont nous héritons commence mythiquement par une sorte de collectif : c’est celui de la horde primitive, soumise au pouvoir d’Un seul, le tyran. Mais ce premier collectif mythique, dont nous ne cesserons de rêver par nostalgie pense Freud, alimenté par la solidarité et la haine, laissera bientôt la place à un autre : le collectif du pacte qui lie symboliquement les frères entre eux et au Père, désormais sacralisé.

Traduisons : nous sommes unis par le langage que nous avons en partage, qui nous permet de traverser nos différences et de nous donner quelque chose en commun ; mais le langage ne nous appartient pas, ni individuellement, ni collectivement ; c’est, par définition, le lieu de l’Autre, le lieu du symbolique commun qui nous échappe, mais où nous avons à chercher une place de sujet singulier.

LACAN reprendra à sa manière les considérations freudiennes de « Totem et tabou ». Lorsqu’il promeut l’ordre du langage ce n’est pas tant celui de la désignation du réel par l’entremise des mots, c’est celui de la signification du sujet. Dans le Discours de Rome et dans le Séminaire I, la parole est ce par quoi nous sommes parlés avant de pouvoir le savoir, et sans pouvoir le savoir. Le langage, pour lui, est un espace de production des sujets ; les sujets sont des effets de parole.

Il n’y a donc pas un commencement du langage, il y a un commencement de la structure qui est aussi le commencement de l’homme lui-même. LACAN est en continuité directe avec le texte de FREUD : le commencement de l’homme est pensable à la limite opaque du biologique et du signifiant, là où le corps sexué se met à parler. C’est la prolongation du mythe freudien de Totem et tabou. Le mot neuf que le Discours de Rome fait surgir c’est le mot Loi.

D’abord LACAN repense ce que FREUD avait noté comme le premier mouvement de la cure : la remémoration. Ici commence la réalisation de la parole pleine. Le sujet raconte l’événement. LACAN dit : il le verbalise, il le fait passer dans le verbe, « ou plus précisément dans l’épos où il rapporte à l’heure présente les origines de sa personne ».

Le drame ainsi rejoué dans le même mouvement, et l’histoire du sujet en train de se récapituler, constituent le sujet comme étant celui qui a ainsi été. « C’est l’effet d’une parole pleine de réordonner les contingences passées en leur donnant le sens des nécessités à venir, telles que les constitue le peu de liberté par où le sujet les fait présentes »

Par là le sujet effectue l’assomption de son histoire en tant qu’elle est constituée par la parole adressée à l’autre.

LACAN redéfinit ainsi l’inconscient, à partir de son analyse de la situation d’intersubjectivité de la cure :

« L’inconscient est cette partie du discours concret en tant que transindividuel qui fait défaut à la disposition du sujet pour rétablir la continuité de son discours conscient », ou encore : « L’inconscient est ce chapitre de mon histoire qui est marqué par un blanc ou occupé par un mensonge : c’est le chapitre censuré. Mais la vérité peut-être retrouvée ; le plus souvent déjà elle est écrite ailleurs »

Lacan évoque ici le corps marqué, les souvenirs d’enfance, le langage propre, le style, le caractère, les traditions et les légendes de la culture à laquelle on appartient, etc., l’histoire repensée ne prenant son sens qu’à être entendue par quelqu’un dont la subjectivité n’est pas fondamentalement différente de celle de l’analysant.

Il fait ici référence à la notion de symbolisme analytique dont FREUD nous a donné un aperçu remarquable dans ses « Leçons d’introduction de la psychanalyse » (FREUD, 1965).

J’ai remarqué que ces pages de Freud préfigurent la lecture spécifiquement lacanienne de la parole et de la symbolisation.

Voici quelques phrases de ce texte :

“ Le symbolisme constitue peut-être le chapitre le plus remarquable de la théorie des rêves, dit Freud … (Les symboles) nous permettent, dans certaines circonstances, d’interpréter un rêve sans interroger le rêveur qui d’ailleurs ne saurait rien ajouter au symbole…Le symbolisme n’est pas une caractéristique propre au rêve…Le rapport symbolique est une comparaison d’un genre tout particulier et dont les raisons nous échappent. Les objets qui trouvent dans le rêve une représentation symbolique sont peu nombreux. Le corps humain, dans son ensemble, les parents, les enfants, frères, sœurs, la naissance, mort, la nudité…Comment pouvons-nous connaître la signification des symboles des rêves, alors que le rêveur lui-même ne nous fournit à leur sujet aucun renseignement ou que des renseignements tout à fait insuffisants ? Je réponds : cette connaissance nous vient de diverses sources, des contes et des mythes, de farces et facéties, du folklore, c’est-à-dire de l’étude des mœurs, usages, proverbes et chants de différents peuples, du langage poétique et du langage commun… Je n’affirme pas que le rêveur sache tout cela, mais j’estime aussi qu’il n’a pas besoin de le savoir…Le rêveur a à sa disposition le mode d’expression symbolique qu’il ne connaît ni ne reconnaît à l’état de veille…Les rapports symboliques n’appartiennent pas en propre au rêveur…On a l’impression d’être en présence d’un mode d’expression ancien, mais disparu. ”.(FREUD, 1965)

Je suis étonné de n’avoir trouvé aucune référence à ce texte chez LACAN, alors que la théorie du signifiant est ici en émergence.

Ainsi, LACAN s’avance vers une redéfinition du sujet, tel que l’expérience psychanalytique nous le fait entendre, définition qui précise du même coup le champ de la cure et de la discipline. Ce sujet va bien au-delà de ce que l’individu éprouve subjectivement. Il va jusqu’à la vérité de son histoire. LACAN ira encore plus loin, puisqu’il envisage la préhistoire de tout sujet humain, c’est-à-dire ce qui, dans sa structure, le fait parler de lui à un autre. Son propos est tout à fait dans le fil anthropologique du texte de FREUD .

FREUD ne découvre-t-il pas dans ce texte que la psychanalyse met en jeu non seulement la parole de l’un et l’écoute de l’autre, mais aussi ce qui détermine l’un et l’autre dans l’interlocution, et qui renvoie chacun, parlant et écoutant, à ce qu’ils sont sans le savoir par rapport à un pacte fondateur et à l’idéalisation d’un antécédent premier ? « Symbole et langage comme structure et limite du champ psychanalytique » dira LACAN dans son deuxième chapitre. C’est là qu’il va nous mener et y articuler la question de la Loi.

Le premier objet du désir de l’homme est d’être reconnu par l’autre. Le désir inclut toujours le rapport à l’autre. LACAN nous l’indique dans l’œuvre freudienne même : le rêve, l’acte manqué, le mot d’esprit, le symptôme. De la même façon que FREUD, LACAN va sauter de l’expérience de la cure et du nœud œdipien à la loi universelle de la communication.

FREUD, quant à lui, tente de fonder l’universalité de l’Œdipe et construit un mythe fondateur qui définit la structure spécifique de l’humanité, au-delà de toute donnée individuelle; le collectif commun au-delà du singulier.

LACAN, s’appuyant sur les découvertes linguistiques et anthropologiques de son époque (SAUSSURE, MAUSS, LEVI-STRAUSS), identifie l’interdit sexuel, fondateur du désir, à la loi du langage et de la parenté.

La Loi primordiale est celle qui règle l’alliance (on pourrait dire : le commun destin de solidarité et d’échange, au-delà de nos singularités), et nous fait passer de la nature à la culture permettant la communication. Il identifie la fonction symbolique repérée par les anthropologues et les linguistes à l’ordre signifiant tel qu’il est en jeu dans la parole dans la cure, en tant que cette fonction symbolique de la parole est en même temps une expérience de subjectivation, c’est-à-dire le fait que pour un humain, être sujet c’est un problème en soi.

Nul n’est censé ignorer la loi. Lacan applique les lois du langage au rapport humain : un élément quelconque d’une langue, un verbe par exemple, se distingue et se conjugue en référence à l’ensemble supposé constitué des éléments de la langue des usagers ; analogiquement, LACAN établit que notre existence individuelle de sujet parlant, de personne, renvoie automatiquement, comme dans le langage, à l’ensemble des distinctions et des combinaisons définies antérieurement à sa liaison possible à toute expérience particulière de sujet.

« Car la découverte de FREUD est celle du champ des incidences, en la nature de l’homme, de ses relations à l’ordre symbolique, et la remontée de leur sens jusqu’aux instances les plus radicales de la symbolisation dans l’être ” ( FCPL, p 154).

S’adresser à quelqu’un c’est d’emblée faire implicitement référence, en acte, à cette Loi qui structure l’échange entre les hommes et au pacte qui les lie symboliquement comme semblables et différents, distinguables et combinables arbitrairement, selon un ordre qui n’est pas de leur ressort.

Dans le texte de FREUD sur le symbolisme, écrit après Totem et tabou, les phrases “ Les rapports symboliques n’appartiennent pas en propre au rêveur ” ou “…dont les raisons nous échappent… qu’il n’a pas besoin de le savoir ” découvrent cet univers symbolique qui nous détermine dans l’être, c’est-à-dire dans la mise en rapport avec d’autres êtres humains.

Les humains sont définitivement libérés des rapports immédiats de l’un à l’autre, et ne peuvent communiquer qu’en référence implicite à cette Loi, qui est dans le même mouvement loi de séparation des êtres, de leurs distinctions, et de leurs rapprochements, de leur communication. En m’adressant à quelqu’un comme mon semblable, je fais implicitement référence au tiers symbolique qui nous permet de nous distinguer et de nous reconnaître comme égaux autrement que comme une illusion. Ma présence en acte de parole adressée à quelqu’un fait implicitement référence à l’absence qui me constitue dans cet ordre symbolique.

L’homme parle donc, mais c’est parce que le symbole l’a fait homme. De même dans une institution, dans toute institution humaine, et la cure en est une, chacun étant mis à une place définie dans l’ordre symbolique, échangeant des services, des rôles, des gestes ou des paroles, ne peut s’adresser à un autre qu’en dépassant singulièrement dans l’acte les déterminations qui lui échappent, aussi bien dans l’axe synchronique (les rôles) que dans l’axe diachronique (l’histoire), dans l’axe individuel comme dans l’axe concomitant du collectif.

« Disons seulement que c’est là ce qui objecte pour nous à toute référence à la totalité dans l’individu, puisque le sujet y introduit la division, aussi bien que dans le collectif qui en est l’équivalent. La psychanalyse est proprement ce qui renvoie l’un et l’autre à leur position de mirage. » (FCPL p 175)

LACAN accentuera l’axe diachronique, et c’est en cela qu’il est bien dans le prolongement de Totem et tabou, en insistant essentiellement sur la question de la filiation. La Loi primordiale règle l’alliance et la généalogie, et s’avère pour le groupe impérative en ses formes, mais inconsciente en sa structure, comme le langage. Cette Loi se fait donc suffisamment connaître comme identique à un ordre de langage, donnant à l’homme la possibilité d’exister singulièrement à travers cette détermination symbolique.

Cependant LACAN redéfinit l’Œdipe à sa façon. Si pour FREUD, on l’a vu, le mythe-récit implique d’abord un acte alimenté par les forces pulsionnelles (au commencement était l’acte), pour LACAN la prééminence et l’antériorité de l’ordre symbolique ne fait pas de doute (au commencement était le verbe). Et cet ordre symbolique n’est pas seulement porteur de l’interdit œdipien, il implique l’exigence d’échanges. LACAN radicalise la coupure faite par FREUD entre nature et culture et le meurtre, lié au désir œdipien, devient aussi le vide de l’être dans la référence du sujet à l’ordre symbolique.

En quoi les développements de LACAN concernant la Loi nous intéressent-ils dans la cure ? En quoi cela nous intéresse aussi dans le psychodrame ?

Précisément dans la mesure où la Loi règle le fait même de parler à quelqu’un et particulièrement lorsqu’il vient nous parler de son désir. Ce désir lui-même, pour être satisfait, exige d’être reconnu, par l’accord de la parole ou par la lutte de prestige dans le symbole ou dans l’imaginaire.

« Les symboles enveloppent en effet la vie de l’homme d’un réseau si total qu’ils conjoignent avant qu’il vienne au monde ceux qui vont l’engendrer “ par l’os et par la chair ”, qu’ils apportent à sa naissance avec les dons des astres, sinon avec les dons des fées, le dessin de sa destinée, qu’ils donnent les mots qui le feront fidèle ou renégat, la loi des actes qui le suivront jusque là même où il n’est pas encore et au-delà de sa mort même, et que par eux sa fin trouve son sens dans le jugement dernier ou le verbe absout son être ou le condamne, – sauf à atteindre à la réalisation subjective de l’être-pour-la-mort. » (FCPL p 158)

C’est là l’enjeu de la psychanalyse et notre voie est l’expérience intersubjective où ce désir se fait reconnaître.

Dans le psychodrame

Dans une séance, des gens se mettent à parler. Qui parle et à qui s’adressent-ils ?

Quelle est l’allure de ces discours particuliers créés par le dispositif d’une séance de psychodrame ?

On ne dit pas n’importe quoi. Sans doute, d’une part, le contexte impose une ou l’autre orientation de ces paroles adressées. D’abord, on est là pour parler de ce qui ne va pas chez soi et qui pourrait déboucher dans un jeu. Le malaise et le jeu sont deux déterminants de la parole Ensuite, les paroles s’adressent autant à l’animateur de séance, voire aux co-animateurs, s’il y en a, qu’au groupe à l’écoute. Au père, p.è.r.e et aux pairs, p.a.i.r.s.

On sait que l’animateur ne parlera pas de ce qui ne va pas chez lui et qu’il est là pour recueillir les paroles des participants et leurs effets. (il représente, il présentifie, le Un d’exception, nécessaire pour qu’une certaine parole et une certaine écoute soient possibles).

On sait que les autres sont là pour parler à leur tour et donner écho à ce qu’on dit.

Ce qu’un participant dit est donc fonction de ces buts et de ces adresses :

– le malaise en lui qui doit se transformer,

– le jeu à venir qui doit éclaircir quelque chose,

– l’animateur qui recueille et fait écho d’une certaine façon

– et le groupe qui écoute, donne écho, interprète déjà et relance.

On est dans une structure langagière particulière. Mais ce qui donne à ce discours en formation sa fonction langagière c’est le fait que tous ces éléments se réfèrent à la place de l’Autre, le lieu où le discours humain peut être entendu, le lieu où le sujet qui parle ici et maintenant peut trouver du sens à ses paroles, au-delà des souffrances, des répétitions et des malentendus.

Si chacun, qui se risque à la parole en groupe, hésite toujours avant de parler, c’est qu’il sait que ce qu’il dit peut l’amener à un jeu, là où il sera moins maître de ce qui se passe.

Mais ce risque qu’il appréhende, il le souhaite aussi, puisqu’il espère que c’est là que s’éclairciront ses énigmes, que c’est là qu’il pourra prendre place comme sujet de son dire.

Dans la mesure où le psychodramatiste ne s’engage pas dans l’échange de paroles, comme dans la vie quand nous nous parlons, dans la mesure où il est attendu que chacun des participants parlera de son malaise en écho, le participant qui parle, sait aussi que la structure langagière qui lui permet de parler et de s’adresser à quelqu’un implique qu’il ne sait pas exactement ce qu’il dit ; il sait que ses paroles (ses signifiants) en disent plus qu’il ne sait, et que les avatars de son dire peut amener des surprises. Il sait que la place qu’il occupe dans sa parole est en partie du semblant, qu’en quelque sorte il est dupe de son propre discours, du fait que le langage ne lui appartient pas. Il y prend place, dans le langage, mais sa place est déterminée ailleurs ; il y a comme une sorte d’usurpation de place.

Contrairement à un dispositif de réunion en groupe, ce dispositif implique que chaque personne est dans une structure d’expression interprétative : n’importe qui peut entendre autre chose que ce qu’elle croit dire, les membres du groupe et l’animateur. Il ne s’agit donc pas seulement d’être compris, entendu, mais aussi d’être interprété. La surprise est toujours possible qui révèlera une part cachée du sujet. C’est donc aussi le sujet qui est à advenir.

Si un autre participant réagit à ce que dit le premier c’est à la fois pour soutenir et amplifier ce que dit celui-ci, et dans ce sens il se sent éventuellement déjà entendu, mais c’est souvent aussi pour y mettre du sien, y aller lui-même dans la recherche d’un sens à sa parole.

La question qui se pose au psychodramatiste est alors de voir en quoi ce que dit le second est dans un certain rapport avec ce que dit le premier. Est-ce que le dire du premier est déployé de quelque manière par un élément, un signifiant du dire du second ; y a t il déjà interprétation du dire du premier ? Si c’est clair pour tout le monde, il suffit de le souligner ; si ce n’est pas clair on peut chercher à le faire préciser.

Cette ponctuation du psychodramatiste est essentielle, parce qu’elle permet que se tisse progressivement un thème, qui n’est plus le thème du premier, mais qui commence par être le thème de quelques uns. Ce n’est pas le thème du groupe, mais seulement de quelques uns.

Il suffit de quelques uns pour que le thème passe du singulier au collectif.

Du même coup, le premier qui a parlé est en quelque sorte dessaisi de l’aspect singulier de sa demande. Sa demande est devenue l’affaire de quelques uns. Le psychodramatiste a besoin de ce « quelques-uns » pour pouvoir jouer. Il faut que quelques uns soient pris, d’une manière ou d’une autre, dans le discours qui est en train de se créer. Sinon les acteurs ne pourront pas être crédibles.

Si le psychodramatiste n’intervenait pas, on risquerait d’aller d’un dire à l’autre, et c’est celui qui y apporterait le plus de poids, le plus d’émotion éventuellement, qui l’emporterait. Après, cela se créerait des alliances, des conflits, des compétitions, voire des rejets selon le jeu des identifications. Comme dans la vie.

Pour terminer, j’en reviens à Serge Gaudé.

Il insiste pour comprendre ce moment de passage dans la séance psychodramatique : c’est l’écoute du psychodramatiste et ses interventions particulières, à la cantonade dira-t-il, qui seront le déterminant essentiel pour faire passer la plainte ou la demande d’une personne à un collectif de thème qui s’élabore, à un discours de séance. Ce discours de séance est déjà un collectif qui devient susceptible de déboucher dans un jeu.

C’est dans ce jeu, dans lequel tout le monde est dorénavant impliqué, d’une manière ou d’aune autre, ne fut-ce que comme spectateur, qu’une personne, que Moreno appelle « le protagoniste », tentera d’en venir au moment de vérité de sa singularité propre.

Le meneur de jeu et les antagonistes, les autres acteurs, les Moi auxiliaires dit Moreno, doivent eux tenter de maintenir ce dispositif collectif de départ qui donne accès à une vérité singulière. Ce sera éventuellement à l’observateur de séance de souligner en quoi quelque chose a été atteint, a été traversé, a été évoqué, de la vérité d’un sujet. Une tradition veut que ces observations se fassent sur un mode impersonnel.

On ne sait pas prévoir à l’avance les effets d’un jeu. Le protagoniste est, dans une certaine mesure, dans la même galère que le meneur de jeu. Cela Moreno l’avait bien compris. On voit cela très bien dans les groupes didactiques où les participants apprennent à mener une séance, éventuellement après avoir été eux-mêmes protagonistes. Il y a aussi des risques à animer.

Le protagoniste lui, risque d’être démasqué, d’être surpris, d’être déçu, d’être abasourdi, d’être étonné, de ne pas être apaisé.

C’est pourquoi, pour convaincre que l’usurpation n’est pas absolue, qu’il y s’agit quand même de lui, le protagoniste peut y mettre les émotions nécessaires qui en disent plus que la parole. Quand les mots manquent, l’émotion prend la place ; le problème c’est qu’elle n’est que partageable ; elle ne donne pas une place comme l’énonciation de soi-même en donne une.

Compte tenu des risques qu’on prend dans un jeu, la scansion de la fin de séance permet de faire rupture provisoire avec ce dans quoi on s’était engagé, pour repartir, à la séance suivante, sans savoir qui parlera en premier.

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SERVICES D’URGENCE ET NON URGENTS

services d’urgence et numéros de téléphones utiles

SERVICES N° téléphone + site web

Pour enfants et parents :

[Tel vert] Lignes d’appels Enfants 103 & Parents 107

TELE-ACCUEIL BRUXELLES

Si vous avez besoin de parler à quelqu’un en tout anonymat, dans le respect, gratuitement au n° gratuit ou maintenant par chat  107

Besoin d’une écoute ? Pour les enfants : 103 – Pour les adultes : 107

LE CENTRE DE PREVENTION DU SUICIDE

propose une aide aux personnes confrontées à la problématique du suicide. N° gratuit. Centre de prévention du suicide
Service d’aide par téléphone 24h/24h, dans l’anonymat. L’écoute est assurée par une équipe d’interlocuteurs bénévoles formés par l’équipe permanente du centre. Des personnes sont à l’écoute de l’appelant. Le numéro vert est destiné tant à la personne traversant une crise suicidaire qu’à son entourage. • 0800/32 123
0800/32 123
www.preventionsuicide.be

SOS VIOL

0800/98100 (Numéro gratuit)

Victime de violences sexuelles :

Centres de prise en charge pour les victimes de violences sexuelles ( CPVS)  

Notamment CHU St Pierre (hôpital).

BESOIN D’AIDE APRÈS DES VIOLENCES SEXUELLES?

https://www.violencessexuelles.be/

SOS SOLITUDE

025489808

SOS ENFANTS

Les équipes sont spécialisées dans le dépistage et la prise en charge des situations de maltraitances d’enfants.
02/542.14.10

ECOUTE ENFANTS

Ecoute-enfants de la Communauté française
Ce numéro d’appel gratuit est accessible 24h sur 24 et 7j sur 7. Les enfants peuvent discuter de leurs problèmes avec des personnes qualifiées qui les aideront à trouver des solutions.
103

SERVICES POUR ENFANTS ET ADOLESCENTS :

APPEL D’URGENCE EUROPEEN

Le 112 est un numéro d’appel d’urgence européen que vous pouvez utiliser, dans les 15 Etats membres de l’Union européenne, en cas d’accident, d’agression, ou dans toute autre situation de détresse.
112
www.112.be

AIDES AUX VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES:

Offre une écoute gratuite et confidentielle de 9h à 20h aux victimes de violences conjugales et à leurs proches, aux témoins de ces actes, aux auteurs ainsi qu’aux professionnels qui souhaitent bénéficier de l’expertise de l’équipe mise en place.
0800 30 030
Le 0800 30 030 n’est pas
un numéro d’urgence
En cas d’urgence appelez le 101 ou le 112
www.ecouteviolencesconjugales.be

CHILD FOCUS

116

POMPIERS ET AMBULANCES

Pour chaque situation d’ urgence suite à une maladie soudaine ou un accident avec blessés, en cas d’ incendie ou d’ asphyxie        100

CROIX-ROUGE

Aide et intervention en cas de sinistres et de catastrophes    105

POLICE FEDERALE

Numéro d’appel pour des accidents de la route sans blessés    101

NUMERO VERT POUR LES PROF. EN DETRESSE

Ce numéro est accessible du lundi au vendredi, de 08h30 à 17h     0800/20.410

N° spécial pour séniors isolés 

0800 17 500

ACTUALITE DU MOMENT:

Crise du Coronavirus:

Aide psy pour :

  • Personnel soignant:

Une plate-forme « psy » vient d’être mise en ligne pour aider le personnel des hôpitaux confronté à des situations de détresse. Cette plate-forme « psy for med » rassemble plusieurs centaines de psychologues pour des consultations gratuites en vidéo.

https://www.psyformed.com/

  • Pour enfants et parents:

[Tel vert] Lignes d’appels Enfants 103 & Parents 107

[RESSOURCES] Parents – enfants confinés… Comment ne pas péter les plombs?

Actualités précédentes:

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Interview d’Isidore Pelc sur la fusillade de Liège au JT du14/12/2011 : copier coller cette adresse sur votre explorateur si pas de lien direct:

http://www.rtl.be/videos/video/375234.aspx?CategoryID=495

HYPNOSE ET DOULEUR CHRONIQUE: Article du Soir 12-13/8/201: page 1  et page 2 (suite)

Interview de Boris Cyrulnik sur le DSM 4 ! :http://www.dailymotion.com/video/xgrfc8_boris-cyrulnik-on-est-loin-d-une-demarche-scientifique_news

« Le manuel du Borderline » : Interview du Dr. Grosjean (10′) : http://www.youtube.com/watch?v=J0Dgju3eLJo ( cliquer droit sur la souris et « ouvrir dans une nouvelle fenêtre).

Nouvelle vidéo: livre : Prendre soin de soi et de l’autre en soi

L’Harmattan 2020

PARUTION LIVRES:

PARUTION LIVRES:

Nouvelle parution : 8 septembre 2020 chez L’Harmattan:

https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=66700

Vidéo d’information sur le contenu du livre: https://studio.youtube.com/video/XSTPySre0QQ/edit

Article magazine « Sorties » Wolubilis juillet-août 2021

Couverture Prendre soin de soi et de l'autre en soi

Handicap mental et Technique du Psychodrame

titre livre Handicap mental et Technique du Psychodrame
Ce livre représente le bilan d’une vingtaine d’années de pratique psychodramatique avec les personnes handicapées mentales. La notion de handicap est interrogée et la débilité remise en question. En séance c-à-d sur une autre scène que celle de la vie quotidienne, à notre grand étonnement, ces personnes ne paraissent plus « débiles » ! Cette approche originale, à la lumière du regard psychodramatique, permet une rencontre nouvelle, une possibilité de croissance et d’accompagnement tant pour le « déficient mental » que pour l’équipe éducative. Face à certaines situations, il suffit parfois de peu, d’une étincelle pour retrouver de l’espoir ! L’auteur nous fait découvrir une démarche psychothérapeutique dont l’expérience prouvée sur le terrain soutenue par une réflexion théorico-clinique nous offre un regard différent et nous révèle une « terra incognita ».
Dans une perspective de métapsychologie psychodramatique la relation à l’autre, vécu comme étranger voire comme étrange (cette inquiétante et insoutenable étrangeté de l’autre, de la relation) est repensée. Auprès de personnes vivant avec un handicap mental nous réalisons combien le psychodrame, par son support à l’expression personnelle, constitue une indication première.

titre livre Revue de Psychothérapie Psychanalytique de groupe:Quand le corps parle et que le psychanalyste écoute

Revue de Psychothérapie Psychanalytique de groupe:Quand le corps parle et que le psychanalyste écoute
Cliquer sur:

http://www.cairn.info/revue-de-psychotherapie-psychanalytique-de-groupe-2010-1.htm

et sur:

http://www.cairn.info/publications-de-Michelet-Jacques–58286.htm

ESPACE VIDEO :

Prendre soin de soi et de l’autre en soi : livre paru chez L’Harmattan

https://www.youtube.com/watch?v=pZnqzOw3-1U&t=467s

Vidéo sur le contenu du livre

Sur l’estime de soi : si pas de lien cliquez ou copier coller sur votre explorateur l’adresse suivante: http://www.youtube.com/watch?v=QUnFjSJAB_g&feature=related

Sur la pensée positive (pensée positive de Lorainne Morain) : http://www.youtube.com/watch?v=t1TTwzHQo4o
9 citations pour l’âme (Bouddha) : http://www.youtube.com/watch?v=8a-yY4hz0IU&feature=related
Le principe de résilience de Boris Cyrulnik: http://www.youtube.com/watch?v=oV3T55KmGE4&feature=related
Réflexion sur le comportement humain d’Albert Jacquard : http://www.youtube.com/watch?v=JwPGoMHfG6w&feature=related
Violence à l’école maternelle: http://www.capcanal.com/video.php?rubrique=1&emission=1&key=3rq5bExoHG
Pensée positive avec Martin Seligman (fondateur de la psychologie positive): http://www.ted.com/talks/lang/fr/martin_seligman_on_the_state_of_psychology.html
Hypnose et opération : http://www.youtube.com/watch?v=okB5G6zRg40

« Le manuel du Borderline » Sur « La Première » RTBF.be http://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=1902237&e= (+/- 27’)

Et aussi Interview du Dr. Grosjean (10′) : http://www.youtube.com/watch?v=J0Dgju3eLJo ( cliquer droit sur la souris et « ouvrir dans une nouvelle fenêtre).

Conception éthique,nécessaire multidisciplinarité et transversalité: L’éthique du thérapeute :

L’éthique du thérapeute :

• L’éthique constitue une réflexion sur l’action, renvoie à la question du savoir sur le faire :
Savoir ce que nous faisons est, notamment, une question posée par l’éthique. Platon, Aristote et d’autres philosophes antiques et contemporains en ont largement débattu. La question posée par Aristote est celle de savoir quelle est la fin dernière de l’homme, c’est-à-dire une fin par rapport à laquelle les autres fins ne seraient que des moyens et qui ne serait pas elle-même moyen pour une autre fin.
En psychothérapie, la question des méthodes et des moyens doit renvoyer d’abord à celle de l’éthique. Il s’agit de penser sa pratique et d’élaborer psychiquement les situations rencontrées. Avoir assimilé les outils et techniques relatifs à la pratique ne suffit pas. S’interroger, par contre, sur le sens des actes que l’on pose et sur les valeurs qui les sous-tendent permet d’en être davantage conscient, de se rapprocher des objectifs poursuivis et de mieux cadrer ses interventions.
• L’éthique représente le respect de la personne, la prise en compte du caractère unique et irremplaçable de chaque personne :
La visée thérapeutique que je poursuis est surtout humaniste c’est- à-dire que j’essaye de permettre ce qu’il y a de plus humain dans la personne au-delà de ses manques, ses handicaps. Faire le bilan des compétences me paraît plus constructif et respectueux de la personne que de faire l’inventaire de ses incapacités.
• L’éthique est une visée positive de l’être humain :
Nous pouvons bouger davantage dans le positif. Une vision ou une perception positive de l’être humain semble libérer davantage ce dernier. Nous adressant à la partie saine des personnes que nous rencontrons, n’avons-nous pas davantage de chance d’obtenir des résultats ? Il s’agit donc de trouver les ressources chez les personnes que nous rencontrons, de miser sur leur créativité plutôt que sur leurs incapacités. Sans le nier, nous pouvons faire d’un handicap un moteur.
Le regard porté sur soi et sur l’autre me paraît déterminant : « Si je crois en toi, je te permets de croire en toi » ! Nous pouvons être porteur d’espoir, prendre le risque de trouver une étincelle d’espérance et croire au développement de l’autre. « Un plus petit signe suffit à transformer un vilain petit canard en cygne » ! [5]
L’essentiel de nos comportements n’est-il pas suscité par nos représentations ? L’ennemi de la « vérité » n’est-il pas la conviction, le jugement définitivement porté ? Ce qui éloigne, ce qui oppose, c’est l’ignorance. Quand nous ignorons, nous construisons des représentations arbitraires que nous tenons pour des vérités.
Dans la théorie constructiviste, pour y faire référence, la perception du monde, chez l’homme, restera toujours une construction de l’esprit. Nous ne pouvons connaître que ce que nous construisons nous-mêmes. L’intérêt que j’y trouve personnellement réside, en outre, dans cette synthèse : « La conclusion de tout cela est bien intéressante : le monde empirique du vivant, la logique de la réflexibilité et l’histoire naturelle nous disent donc que l’éthique,- la tolérance, le pluralisme, la distance qu’il nous faut prendre à l’égard de nos propres perceptions et valeurs pour pouvoir prendre en compte celles des autres- est le fondement même de la connaissance, mais aussi son point final. En trois mots, mieux vaut faire que dire : les actes parlent davantage que les mots » [6].
• L’éthique, c’est tenir la contradiction entre les aspects contraires rencontrés chez l’être humain :
C’est toute l’ambiguïté du pulsionnel comme le côté pessimiste et optimiste de la pensée par exemple. Avec Szondi, nous retrouvons un vecteur positif et négatif aux pulsions comme par exemple l’appartenance à un groupe et l’individuation, comme la tendance à l’exhibitionnisme (hy+) et la tendance à la pudeur (hy-). Dans le vecteur « pulsions de contacts (vecteur c) », nous retrouvons à la fois une tendance (m+), une tendance à s’accrocher à l’autre, à l’oralité, à l’hédonisme et une tendance (m-), une tendance à se séparer, à la solitude. Que dire aussi des traits bipolaires universels comme le « yin » et le « yang », comme l’ « anima » et l’ «animus », comme la « primarité » et la « secondarité », comme l’ « introversion » et l’ « extraversion » du point de vue de la psychanalyse jungienne, comme l’ « Eros » et le « Thanatos » du côté freudien ? Que dire, en neurophysiologie, du système nerveux sympathique et parasympathique, etc. ?
Il me paraît donc important de rencontrer l’individu avec ses contradictions et ses ambivalences car celles-ci font partie intrinsèque de la nature humaine. Je pense que nous ne pouvons pas les ignorer. L’éthique serait la gestion des réalités plurielles, des aspects contraires. L’équilibre de la personne ne résiderait-il pas dans notre capacité à accepter nos antinomies ?
• La conception éthique ainsi que l’engagement thérapeutique sous-tendant la pratique prennent leur source dans une visée éclectique de l’être humain :
Je trouve important de puiser dans des références les plus nombreuses possibles. Je rejoindrais, notamment, Claude Lorin[11]quand il s’oppose aux excès que peut représenter une idéologie dogmatique de l’être qui serait opposée à la dimension du soin. Je rejoindrais également, en partie, Marc Ledoux [12] quand il nous dit que « parler ne suffit pas », il faut se mettre ensemble » ou encore « prendre soin de l’autre ce n’est pas le traiter », tout comme « travailler ce n’est pas exécuter une tâche » etc. Je me rallie à lui quand il propose et oppose l’objet « b » à l’objet lacanien « a » signifiant par là un concept « collectif » privilégiant la nécessité de soigner d’abord l’institution avant le patient ! Cette approche relevant de manière plus globale de la psychothérapie et de la socio psychanalyse institutionnelles n’enrichit-elle pas notre rencontre avec l’autre ? Bref, le chantier reste ouvert aux nouvelles lectures et représentations de l’être humain !

La nécessaire multidisciplinarité :

Œuvrant dans le champ de la santé mentale, nous ne pouvons pas, me semble-t-il, ignorer d’autres continents, la diversité des approches, source de créativité, la multidisciplinarité scientifique telle que l’anthropologie, l’ethnologie, l’éthologie animale et humaine, la sociologie, la neurophysiologie, et plus récemment l’anthropopsychiatrie développée par Jacques Schotte[13], etc. N’est-il pas vrai, comme l’a souvent dit Jacques Schotte, que « la Psychologie est une affaire trop importante et trop sérieuse pour être confiée à des psychologues » ? [14]

Transversalité:

Le travail transversal comprend la psychanalyse, le psychodrame, l’hypnose, les [psycho]thérapies psychocorporelles, les psychothérapies du groupe, etc. Il y a ce qui est commun dans ces différentes approches psychothérapiques et ce qui les distingue. L’interdisciplinarité à l’intérieur des psychothérapies relationnelles entraîne une meilleure utilisation de chacune d’entre elles dans la clinique quotidienne du praticien.

Références :

[5] B. Cyrulnik : Un merveilleux malheur, Paris, Odile Jacob, 1997, p.262.
[6] P. Watzlawick : L’invention de la réalité-Contributions au constructivisme, Paris, Seuil, 1988, p.344.
[7] Charte créée par l’Association Belge de Psychodrame (ABP) en 1997 (Moniteur Belge du 18/12/97). Site web: http://home.scarlet.be/micheletj/abp
[8] P.Montangerand : Ballade pour un jeune thérapeute, Bulletin de la Société Balint Belge, n°37, juin 1993.
[9] J. L. Moreno : Psychothérapie de groupe et psychodrame, Paris, P.U.F., p. 30.
[10] D.W. Winnicott : Jeu et réalité – L’espace potentiel -, Paris, Gallimard, 1975, p. 73.
[11] CL. Lorin : Traité de psychodrame d’enfants, Toulouse Cedex, Privat, 1989.
[12] M.Ledoux : Qu’est-ce que je fous là ? Conférence 18/04/ 2006, Théâtre-Poème, Ixelles, notes personnelles.
Marc Ledoux (philosophe, docteur en sociologie, psychanalyste) travaille depuis vingt ans dans la clinique Cour-Cheverny (La Borde), lieu de psychothérapie institutionnelle, et transmet depuis plusieurs années ses concepts fondamentaux dans différentes structures de soins en Belgique, par des séminaires, des supervisions et des publications.
[13] J.Schotte : Un parcours, Montreuil, Le Pli, 2006.
[14] J.Schotte : ibidem, p. 386.
[15] B. Robinson : Psychodrame et psychanalyse, Paris, De Boeck Université, p.383.
[16] R. Kaes : Introduction à l’analyse transitionnelle, Paris, Dunod, p.11.
[17]Boris Cyrulnik, Cours d’éthologie 13 et 14/12/2006, UMH. (Université de Mons- Hainaut), notes personnelles.

CONCEPTUALISATION :

Le concept de « TRANSVERSALITE » constituerait le fil conducteur de ma clinique.L’interdisciplinarité à l’intérieur des psychothérapies relationnelles entraîne, me semble-t-il, une meilleure utilisation de chacune d’entre elles dans la clinique quotidienne du praticien.

Cet aspect « conceptualisation » (du thérapeute) sert de références utiles et utilisées comme référentiel dans ma clinique et ma pratique. Voici quelques repères :

La psychanalyse
Le psychodrame
La psychothérapie individuelle et de groupe
L’analyse transactionnelle
L’analyse transitionnelle
L’analyse systémique
L’analyse éco-systémique
La thérapie brève
La pensée positive
La clinique de concertation( quelquesmots)
La théorie de l’auto-efficacité( quelquesmots)
Le constructivisme social( quelquesmots)
Le partenariat( quelquesmots)
La théorie de l’estime de soi
La résilience
La gestion du stress, du conflit
La théorie et pratique de la médiation
La relaxation hypnotique

Formation – Cursus

I. TITRES :

PSYCHOLOGUE

Spécialisation clinique.

Inscrit sur la liste des psychologues depuis le 7 juillet 1995 ( loi du 08/11/1993 visant à protéger le titre de psychologue).: N° d’agréation à la commission: 551200699

Commission des psychologues (compsy) – inscription 2026

cliquer sur le lien suivant :

Certificate_2026_fr_BE 

Cliquer sur le nom de famille dans la liste figurant sur le site de la commission des psychologues:

Cliquer ici: https://www.compsy.be/

En fonction depuis 1977 jusque juin 2015 en centre psycho-médico-social .

PSYCHODRAMATISTE :

Reconnu comme psychodramatiste – psychothérapeute le 28/01/1985 par le C.F.I.P.-Verveine – secteur  » psychodrame ».

Formation analytique et morénienne (+ de 10 ans).

En fonction depuis 1985 en IMP ( structure IMP, centre de jour et résidentiel pour adultes déficients mentaux -)

jusque 2015 :

Psychothérapie de groupe et individuelle prévus.

Accompagnement actuel

Supervision d’équipe et individuelle à la demande.

Membre de l’Association Belge de Psychodrame (ABP). L’ABP est elle-même membre de FEPTO (Federation of European Psychodrama Training Organisations)

Membre de l’Association Belge de Psychothérapie: L’ABP-BVP est une fédération professionnelle représentant en Belgique l’European Association for Psychotherapy (EAP) et délivrant le Certificat Européen de  Psychothérapie . « Notre objectif vise à faire reconnaître la psychothérapie comme une profession autonome exigeant un haut niveau de formation. »

Membre de l’EAP (European Association for Psychotherapy) site web: EAP

Titulaire du CEP (Certificat Européen de Psychothérapie) depuis 2004

Certificat européen en Psychothérapie :

cliquer sur le lien suivant :

certificat cep 2026

Certifié en Hypnose Ericksonienne, en juin 2010, formation dispensée en trois ans et reconnue par l’Institut H.Erickson de Belgique lequel est reconnu par la Milton H.Erickson Foundation de Phoenix, Arizona. Formation en Hypnothérapie à Bruxelles avec Thierry Melchior.

Formé à l’Hypnose Médicale en 2013 au CHU Saint Pierre/Clinique César de Paepe par le Dr Patrick Van Alphen, ancien élève du Dr Faymonville CHU Liège.

Ex-PRESIDENT DE L’ABP (Association Belge de Psychodrame) asbl:

Ex-Président fondateur de l’asbl.

Association professionnelle créée en décembre 97 (moniteur belge du 18/12/1997).

Siège social : CFIP, av. Gribaumont,153; 1200 bxl.

Voir site: https://abpsychodrame.be et https://www.psychodrame.be/

L’ABP est membre de la Fédération Européenne de psychodrame (Federation of European Psychodrama Training Organisations (FEPTO).

CHARGE DE COURS :

Professeur de psychologie du travailleur,de 1993 à 2013, dans le cadre de la promotion sociale en formation S.H.E. ( sécurité, hygiène et embellissement), formation de conseillers en prévention niveau 2.

ANIMATEUR-DIRECTEUR du projet GAIPE (Groupe d’analyse interdisciplinaire de problématiques d’élèves) dans le cadre scolaire: groupe de type Balint avec des enseignants.

II. FORMATIONS CONTINUES :

Modules de formation :

Certifié en graphologie par le Professeur Guilmot en 1992.

Formations diverses :

Eutonie (Gerda Alexander): 1982 – 40 heures-
Expression corporelle : 1981 -cycle de 3 mois-
Sophrologie et sophropédagogie : 1991 – 10 jours-
Analyse transactionnelle : 1991 – 40 heures-
ADVP : 1991 –40 heures-
Programmation neuro – linguistique (PNL) :1991, 1996,1997.-90 heures-
Analyse systémique : 1993, 1994,1997.- 90 heures-
Techniques DRAMA : 1996-1997.- 60 heures-
Gestion du stress et de l’agressivité : 1991 et 1997- 40 heures-
Gestion de conflits : techniques : 16-23-30/10/2006-UMH-CREAS.-18 heures-

Thérapie brève (Ecole Palo Alto) et EMDR : 1998-1999-2000-2001-2002 (questions spéciales/supervision.)- 400 heures-(Avec le Dr Yves Doutrelugne, Barbara Brigman et Gerald Brassine).

Formation complémentaire en EMDR : 60 heures: mars-avril-mai /2000: avec Gerald Brassine et Barbara Brigman et 6/6/-7/06/2009: avec Dr. Johan Vanderlinden
Hypnothérapie : 2000-2001-30 heures-
Intervention en milieu socio-culturel et analyse institutionnelle : 2002 (centre Iteco) – 40 heures-.
L’estime de soi avec Bruno Humbeek UMH-CREAS-les 16, 23,30/11/2004 et 24/11-1/12-8/12/2005 -36 heures-.
Violences et institution, approche dynamique les 21 et 23/05/2005:UMH-CREAS avec Jacques Pain- 12 heures-.
Ethologie et société : 13-14/12/2006 UMH-CREAS avec Boris Cyrulnik.-12 heures-
L’intervision : 30/11/2006-UMH-CREAS- 6 heures-.

Formé en Hypnose Ericksonienne 3 années : 2008-2009-2010 et Certifié. Formation en Hypnothérapie à Bruxelles avec Thierry Melchior et invités de l’Institut H.Erickson de Belgique.

Formation à l’Hypnose Médicale en 2013 au CHU Saint Pierre/Clinique César de Paepe par le Dr Patrick Van Alphen, ancien élève du Dr Faymonville CHU liège

Participations continues :

Dans le courant de l’année académique :

Conférences au C.F.C.P.- UCL.
Conférences dans le cadre du service de Santé Mentale de l’ULB.
Séminaires du CREAS.

Conférences Centre Chapelle aux Champs: les mercredi sur les assuétudes.

Conférences de « L’Espace Analytique de Belgique » (EAB).
Conférences et lecture actualisée en Psychologie du Travail.

Séminaire théorico-clinique de psychodrame psychanalytique: depuis 2011, groupe d’intervision qui se réunit une fois par mois.

III. CONNAISSANCE DE LANGUES: français et anglais.

IV. AUTEUR :

Nouvelle parution : 8 septembre 2020 chez L’Harmattan

https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=66700

Article: magazine d’information culturelle de Wolubilis-juillet/août 2021.

Couverture Prendre soin de soi et de l'autre en soi

« Handicap mental et Technique du Psychodrame » Paru chez L’harmattan en 2008

Une vidéo à ce propos: 1’30 »: lecture en réseau sur « YouTube »: le  Lectomaton

Couverture Handicap mental et technique du psychodrame

Co-Auteur: « Quand le corps parle et que le psychanalyste écoute »

in Revue de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe, Erès juin 2010

Liens vers autres sites:

https://psychodrame.be

https://abpsychodrame.be

https://www.fepto.com/

Comment analyser nos actions à la lumière de l’analyse du destin ?

Comment analyser nos actions à la lumière de l’analyse du destin ?

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Analyse du destin ou analyse structurale de la psyché :

Principes de liberté et d’humanisation :

« L’analyse du destin pose les quatre questions suivantes pour n’importe quelle action :

1°) L’action est-elle économique ? Apporte-t-elle en fait plus de plaisir que de déplaisir ? (principe de plaisir selon Freud).
2°) Est-elle réelle, c’est-à-dire le moi peut-il affirmer et réaliser cette action ? (principe de réalité selon Freud).
3°) L’action est-elle conséquente d’un libre choix ou d’une obscure contrainte ? (principe de liberté).
4°) L’action est-elle humaine ou inhumaine ? (principe d’humanisation).
Une psychologie des profondeurs, qui néglige ne fût-ce qu’une seule de ces questions ou de ces principes dans son activité analytique, ne pourra jamais saisir et diriger comme il faut la psyché intégrée et le destin global de ses patients. »

Ces principes renvoient à la question du devenir-homme :

« Etre homme signifie être un avec soi-même, avec son prochain et avec l’esprit. Etre homme signifie ouvrir le poing serré de Caïn à l’amour et à la bonté, au besoin de secourir et de guérir. Mais avant tout, être homme signifie renoncer à être et à posséder par sa propre toute-puissance, établir une confiance foncière en soi-même, en autrui et en l’esprit, tout comme accepter une charge qui implique la responsabilité personnelle ».

ref.: Leopold Szondi, Introduction à l’analyse du destin.Ed.Nauwelaerts, 1972. P.65
Ibidem.P.15.