MODELE ECOSYSTEMIQUE:

Le système écologique a été développé par Bronfenbrenner (1986). Il s’agit d’un modèle centré sur la personne. Le modèle écosystémique constitue le paradigme le plus adapté pour rendre compte de la nature et de la complexité des interactions.  La pensée de Bronfenbrenner s’inscrit dans les courants de pensées socio-constructiviste et systémique. La théorie de Bronfenbrenner est avant tout interactionniste : l’individu se développe en interaction avec son environnement. La prise en compte de l’écosystème implique le prise en considération de plusieurs niveaux logiques: individu,famille,services, société; implication des sujets tout au long du processus d’évaluation, équilibre entre les analyses qualitatives et quantitatives; prise en compte des interactions avec les intervenants y compris les chercheurs.


(Illustration de Paul Boudreault)

MICROSYSTÈME :
Le microsystème réfère aux relations entre la personne et son environnement immédiat.
MÉSOSYSTÈME :
Le mésosystème réfère aux réseaux de services dans l’environnement immédiat de la personne.
EXOSYSTÈME :
L’exosystème réfère aux services sociaux qui concernent la personne, mais dans lesquels elle n’est pas impliquée directement.
MACROSYSTÈME :
Le macrosystème réfère aux aspects culturels entourant la personne.

LA THERAPIE SYSTEMIQUE :

La thérapie systémique (Ecole de Palo Alto) représente un mode d’utilisation de l’approche systémique avec un système qu’est la famille. Considérant que l’individu est indissociable de sa famille et que sa symptomatologie, support de tensions familiales, est engendrée et/ou maintenue par l’ensemble des relations, le travail du thérapeute ne porte pas sur la réduction du symptôme de celui qui est désigné comme malade, mais sur la manière dont les individus de cette famille communiquent entre eux.

L’état intrapsychique et le vécu subjectif du « malade » et des autres membres de la famille vont changer sous l’effet des modifications survenant au niveau des relations interpersonnelles. D’où les objectifs et l’originalité de la thérapie familiale. Son modèle théorique se base :

– sur la représentation circulaire du métabolisme transactionnel familial ;

– sur la théorie générale des systèmes et l’utilisation pragmatique de la communication humaine.

L’approche systémique est une orientation théorico-pratique qui se concentre essentiellement sur le processus d’interaction et de communication entre les membres d’un système plutôt que sur les dynamiques intrapsychiques ou la reconstruction psychogénétique des problèmes individuels. Le patient désigné n’est pas un malade en soi mais il se montre ainsi en rapport avec sa situation interpersonnelle. Le patient exprime la dysfonction d’un système. Il est le bouc émissaire d’un dysfonctionnement du système caractérise par la rigidité des modèles d’échanges.µ

L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE:

Le modèle structural des États du moi :
Les États du moi se visualisent par trois cercles superposés intitulés Parent, Adulte et Enfant (l’usage de la majuscule signifie que nous parlons des États du moi et non d’un parent, d’un adulte ou d’un enfant).

Etats du moi structuraux

Pour Eric Berne1 la structure de la personnalité se compose (quel que soit l’âge) de trois États du moi :

* Parent (P) : qui conserve l’ensemble des pensées + sentiments + comportements de modèles parentaux et intégrés tels quels,
* Adulte (A) : qui conserve l’ensemble des pensées + sentiments + comportements liés au “touché” de la réalité, à l’ici et maintenant,
* Enfant (E) : qui conserve l’ensemble des pensées + sentiments + comportements tels que la personne les a vécus dans son enfance.

Cela signifie que, tout au long de sa vie, une personne :

* Observe comment ses parents (ou grands-parents, tuteurs, puis une figure spirituelle ou un grand professionnel) se comportent, ce qu’ils disent, ce qu’ils transmettent de leurs émotions face aux différentes situations de la vie. Ces observations lui serviront de modèles ultérieurement. Imaginez qu’il s’agisse d’un “regard” tourné vers l’Autre,
* Fait des expériences, appréhende la réalité de tous les jours et en enregistre les conclusions. Ici, “le regard” vise devant et autour de soi.
* A ses propres ressentis, émotions, et besoins, évolutifs par nature et qu’elle va s’attacher à satisfaire avec plus ou moins de succès : “le regard” est alors tourné vers soi.

Ainsi, à chaque instant nous abordons la réalité avec trois possibilités : y plaquer des modèles (”être dans le Parent“), reproduire des vécus personnels d’autrefois (”être dans l’Enfant”), ou prendre la réalité telle qu’elle est – et non pas telle que nous voudrions qu’elle soit – avec ce que nous sommes et non ce que nous avons été ou ce que nous voudrions être (”être dans l’Adulte”).

P, A et E s’appellent les États du moi structuraux (pour la structure de la personnalité) et concernent donc le contenu intrapsychique. Voyons à présent les États du moi visibles de l’extérieur et que l’on nomme fonctionnels. Ensuite, nous verrons l’articulation entre les deux.
Le modèle fonctionnel des États du moi :

Il se visualise ainsi :

Etats du moi fonctionnels

Vous retrouvez l’État du moi Parent mais avec d’un côté une partie intitulée Parent Normatif (PNF) et l’autre Parent Nourricier (PNR), l’Adulte n’est pas divisé et l’État du moi Enfant est scindé en deux parties : Enfant Adapté (lui-même subdivisé en Enfant Adapté Rebelle (EAR) et Enfant Adapté Soumis (EAS)) et Enfant Libre (EL).

La manifestation de ces États du moi est observable, c’est-à-dire qu’à chacun de ces États du moi correspondent un comportement (ton, volume de la voix, mimiques, gestuelles, postures…) et un vocabulaire spécifiques.

Il n’y a pas de “bons” ou de “mauvais” États du moi, tous ont une fonction différente essentielle et complémentaire. Voici les fonctions de chacun :

* Parent Normatif : fonction de protection et de transmission de valeurs
* Parent Nourricier : fonction de permission et d’encouragement
* Adulte : fonction d’exploration de l’environnement
* Enfant Adapté Rebelle : fonction d’opposition légitime
* Enfant Adapté Soumis : fonction d’adaptation à l’environnement
* Enfant Libre : fonction d’expression des besoins et des émotions de base

Exemples :

* Parent Normatif : un enfant veut traverser la route alors qu’une voiture arrive, un passant lui dit vivement : “Recule-toi !”, éventuellement en accompagnant le geste à la parole,
* Parent Nourricier : à un collègue qui vient de se voir confier une nouvelle mission délicate : “Tu vas y arriver, le patron a raison tu es notre meilleure ressource pour ce projet !” sur un ton chaleureux,
* Adulte : chez un concessionnaire : “Combien coûte cette voiture ?” avec un ton neutre,
* Enfant Adapté Rebelle : quelqu’un me parle avec un ton que je n’accepte pas, je lui dis avec vigueur : “Tu me parles sur un autre ton s’il te plaît“,
* Enfant Adapté Soumis : sans raisons apparentes, un policier m’arrête et me demande mes papiers ; sans poser de questions je les lui donne,
* Enfant Libre : en pleine réunion de travail, un collègue propose une pause parce qu’il a soif : “Allez hop, pause café !” sur un ton cordial et dynamique.

En revanche, l’utilisation d’une manière excessive d’un État du moi, sans nécessité par rapport à la situation, conduit à rendre inopérationnelle l’usage de sa fonction : si une personne parle régulièrement vivement à son enfant, celui-ci ne saura plus faire le distinguo entre l’avertissement face à un danger avéré et une situation banale, si quelqu’un fait systématiquement ce qu’on lui dit, il ne fera plus la différence entre l’adaptation adéquate et ce que l’on nomme la suradaptation, c’est-à-dire l’adaptation au détriment de ses propres besoins, ou si un collègue interrompt une réunion toutes les deux minutes parce qu’il a soif, il est probable qu’au bout d’un moment il n’aura plus voix au chapitre.
Quels sont les liens entre les deux modèles ?

Ce que vous êtes à l’extérieur de vous trouve son origine à l’intérieur de vous. C’est un peu comme un iceberg, la partie immergée ce sont les États du moi structuraux, la partie émergée ce sont les États du moi fonctionnels.

On peut dire en quelque sorte que les États du moi structuraux commandent les États du moi fonctionnels. Plus précisément, une personne dans son État du moi Enfant (E) sera aussi, le plus souvent, dans l’un des États du moi Enfant fonctionnel, ou si elle est dans son Parent (P) elle sera sûrement dans l’un des États du moi Parent fonctionnel, mais : l’Adulte (A) peut choisir l’État du moi fonctionnel qu’il veut. Tout l’intérêt est même d’être dans l’Adulte structural (A) pour nous permettre d’adopter l’État du moi fonctionnel le plus approprié face à une situation.

Reprenons l’exemple du contrôle d’identité :

* Si je suis dans mon Parent (P), je peux réagir ainsi : “Bien sûr mes papiers, j’approuve tout à fait ces contrôles inopinés, et même je pense qu’ils sont très utiles pour attraper les délinquants”, sur un ton urbain (Parent Normatif) – et probablement à chaque fois que je verrai un policier je réagirai dans ce cadre.

* Si je suis dans mon Enfant (E), je peux réagir ainsi (et probablement à chaque fois que je verrai un policier je réagirai dans ce cadre) :

1. “J’ai rien fait, jamais je ne vous donnerai mes papiers !”, sur le ton de l’injustice (Enfant Adapté Rebelle)
2. “Mes papiers, bien sûr, je peux vous donner ma carte d’identité, mon passeport… Ohlala dites-moi ça suffira ?” sur un ton inquiet et empressé (Enfant Adapté Soumis)
3. “Oh, vous voulez pas boire un coup plutôt ?” (Enfant Libre – délicat…)

* Si je suis dans mon Adulte (A), je peux choisir entre plusieurs possibilités (et à chaque fois que je verrai un policier je pourrai choisir mon type de réaction) :

1. De donner mes papiers sans poser de questions (en tant qu’observateur, j’identifie ici un État du moi Enfant Adapté Soumis, mais ce n’est pas la même manifestation que lorsque l’État du moi Enfant (E) est aux commandes, aucune angoisse ou inquiétude ne transparaissent ; j’ai un objectif : que ce contrôle dure le moins de temps possible et je fais tout pour que ce soit le cas )
2. De dire : “Pour quelles raisons me demandez-vous mes papiers ?”, sur un ton neutre (en tant qu’observateur, j’identifie ici un État du moi Adulte) parce que j’ai du temps, ou que je n’exclus pas que je puisse avoir commis une infraction par inadvertance et que je veux savoir laquelle, etc.

C’est pourquoi vous trouviez peut-être la réponse Enfant Adapté Soumis tout à fait adulte. Oui, adulte avec un petit a. Parce que la personne est dans son Adulte (A), elle adopte l’État du moi qui lui convient, il est adapté à la fois à l’environnement et à son souhait.
À noter :

* Ne confondez pas l’Adulte structural (A) et l’Adulte fonctionnel (aussi A)… Le premier décrit le contenu intrapsychique et intègre des pensées, comportements et sentiments, le second se définit par sa fonction d’exploration dont la manifestation la plus classique est l’usage de phrases interrogatives ou informatives.
* L’Adulte structural (A) est parfois présenté comme un ordinateur, un État du moi qui fait des essais “froidement” et qui enregistre le résultat : ce n’est pas exact. Il intègre des pensées, comportements et sentiments. Ainsi, si vous réussissez un examen vous pouvez ressentir une joie justifiée et la manifester d’une façon qui vous est propre et authentique et sans que ce soit la répétition d’un passé ou la reproduction d’un modèle.
* Qu’il s’agisse de l’Enfant Adapté Rebelle ou de l’Enfant Adapté Soumis, ils sont tous les deux adaptés. C’est-à-dire que les personnes qui ont souvent recours à ces États du moi ont tendance à définir leur cadre de vie par rapport à une référence extérieure au sens large (parents, travail, conjoint, amitiés…) à laquelle ils réagissent en opposition (Rebelle) ou en acceptation (Soumis), plus qu’en fonction de leurs propres besoins.
* Pour améliorer la cohérence de certaines de nos décisions, ou pour éviter d’éventuelles déconvenues, il peut être intéressant d’interroger nos États du moi. Imaginons qu’un ami dise vouloir vivre de sa plume : son Enfant peut dire “Chouette, j’en rêve !”, son Adulte “Vérifions au préalable la faisabilité financière”, et son Parent “Ce n’est pas un métier convenable” : il est préférable qu’il ait conscience et qu’il prenne en compte ce discours interne avant d’aller plus loin.

APPROCHE ORIENTANTE

L’APPROCHE ORIENTANTE :

Cette approche dite de counceling, de coaching permet de rendre le consultant acteur, explorateur et producteur de sa découverte professionnelle.

Il s’agit de développer ses compétences à s’orienter, de trouver, retrouver ses ressources, changer notre représentation du monde.

En changeant notre représentation du monde, en accompagnant dans une meilleure connaissance de soi, estime de soi, nous pouvons être davantage capable de gérer notre parcours de vie.

S’orienter:

L’orientation consiste à donner une direction à son existence. L’important est que l’on puisse s’orienter selon un projet construit et non, comme c’est le cas trop souvent, au gré des influences subies, contraint par des circonstances extérieures, aveuglé par des représentations sociales sans fondement tant sur ces capacités que sur la réalité du marché de l’emploi.

L’orientation est un processus continu tout au long de savie, avec des temps forts qui demandent un appui à travers des structures d’information et d’aide à l’orientation : choix de métier, d’études, de formation, ou encore et surtout la construction d’un projet personnel.

S’orienter suppose des compétences :

– Des connaissances ou savoirs (le monde de la formation et du travail)

– Un savoir-faire (s’informer, prendre des décisions)

– Un savoir être ou attitudes (la motivation, la créativité, responsabilités, discernement, etc.)

– Des méta-compétences (réponses aux questions : « qui suis-je ?, « qu’est-ce que je vaux ?, « qu’est-ce que je dois ou sais ou peux dire sur moi » ?, soi et représentation de soi).

L’approche orientante :

L’approche orientante considère le choix plus comme un processus qu’un simple produit ; l’accent est mis davantage sur le « comment choisir ? » plus que sur le « quoi choisir ? ».

Elle est la capacité à gérer son parcours de vie et tente de permettre au sujet d’être acteur, explorateur et producteur de sa propre découverte professionnelle. Il s’agira, dans ce cadre, de développer des compétences à s’orienter, trouver des ressources, changer notre mode de représentation du monde. L’approche sera positive et non pas engluée dans un conditionnement, formatage hypnotisant d’un monde actuel anxiogène.

Apprendre comme choisir est un processus présentant plusieurs types d’implication :

– l’existence de possibles : apprendre comme choisir, c’est pouvoir identifier les ressources et les outils fournis par la culture, (LS Vygotsky),

– la nécessité de la perte : apprendre comme choisir, c’est mettre en cause, renoncer à ses représentations, (G.Bachelard),

– la prise de risque : apprendre coomme choisir, c’est accepter de devenir différent, de se perdre, (JY Rocheix).

ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE:

QUELQUES LIENS UTILES:

https://monorientation.be/je-prepare-mon-orientation/jen-discute/les-organismes-dinformation-et-de-conseil-en-orientation

https://portail.siep.be/orientation

https://www.citedesmetiers.brussels/fr/accueil/formations/organization/cediep-centre-de-documentation-et-d-information-sur-les-etudes-et-les-professions/

https://www.jeminforme.be/orientation-scolaire/

https://www.citedesmetiers.brussels/fr/accueil/choisir-mon-orientation/

et bien d’autres références possibles……

Donner un coup de projecteur sur un métier qui procure un réel épanouissement personnel !

L’orientation scolaire et professionnelle se fait par:

– des entretiens soutenus (analyse du parcours, de la situation actuelle et des projets personnels et socio-professionnels)

– un bilan : test d’intérêts, vocationnels et projectifs ( pour la clarification de l’inclinaison professionnelle). Ces tests d’orientation sont adaptés en fonction de l’âge et de la situation de chacun.

Dispositif prévu mais adaptable en fonction de chacun:

4 à 5 séances nécessaires:

– un temps pour comprendre, temps d’accueil, d’anamnèse, d’analyse du parcours, du projet scolaire, professionnel, de vie (une séance en principe).

– un temps pour l’investigation psychologique : phase de tests d’orientation: tests d’intérêts vocationnels et projectifs (1 à 2 séances en fonction des tests utilisés).

– un temps pour la synthèse et pour la mise au point concrète de pistes d’orientation : recherche d’options, établissements, institutions,etc.(1 à 2 séances).

Un suivi peut-être assuré ensuite via des contacts téléphoniques, par mails et/ou entretien(s) ultérieur(s) à la demande. Un coaching également (se préparer à un entretien d’embauche, se présenter, rendre son CV original, utiliser internet, etc…

FORMATION-SUPERVISION

FORMATION :
La formation est basée sur le savoir-faire, le savoir être d’où l’importance des techniques et des étapes. La gestion des ressources humaines constitue la première ressource des hommes. La relation est notre premier outil. La principale ressource est nous-même.

Le séminaire, quant à lui, est basé sur le savoir, sur la connaissance.

SUPERVISION :

Pourquoi ?

Pour améliorer notre fonctionnement, sans bouleversement de la structure, par un lieu de parole, dans une volonté de prendre le temps nécessaire. Pour accompagner et soutenir une équipe, une personne.

Pour répondre à des questions en rapport à l’agressivité, la violence et les répercussions institutionnelles. Toutes les institutions sont à la merci de moments de crise.

Le superviseur privilégie la relation et se réfère à une éthique[1] qui constitue son premier outil.

Les sous-objectifs de la supervision :

* Nommer les difficultés. La vérité libère et le silence enferme. Ce qui s’exprime ne s’imprime plus.
* Donner du sens aux conduites.
* Analyser les situations conflictuelles.
* Favoriser le travail de la pensée, réélaborer.
* Réfléchir globalement, agir localement.
* Traiter les évènements institutionnels.
* S’interroger sur ce qui nous déborde.
* Faire re-circuler la parole.

Par qui ? :

Par un professionnel formé à l’analyse institutionnelle, à la gestion de conflits et à l’analyse systémique. Son rôle est de trianguler et de permettre un lieu de formation, un champ du possible. Sa position est méta, tierce, médiatrice, interlocutrice et transitionnelle. Il est acteur de changement.

Cf. schéma suivant :

Espace transitionnel=espace de partage, de lien.

[1] Éthique : est une réflexion sur l’action, un savoir sur le faire. La question de la méthode et des moyens renvoie à la visée adaptée.

 

Engager une psychothérapie

La thérapie est au moins une expérience à deux, quelque chose d’inéluctable qui permet au sujet d’advenir. Elle peut être individuelle ou en groupe selon la demande et l’analyse de cette demande.

Le thérapeute contribue à donner un sens à des comportements apparemment insensés. Le travail thérapeutique peut devenir un travail de liaison. Celui-ci s’effectue grâce à un intermédiaire, grâce à un espace de transition, un « sas d’étayage ». « L’intermédiaire », écrit René Kaes, « est une instance de communication, une médiation, un rapprochement dans le maintenu-séparé; il est aussi une instance d’articulation des différences, un lieu de symbolisation. Cet intermédiaire assure une fonction de pontage sur une rupture maintenue, un passage, une reprise ». D’où le rôle du jeu. Ce jeu qui distingue le psychodrame de toute thérapie de groupe et de la psychanalyse, va permettre de supporter ce qui, précisément, est insupportable dans la vie.

Grâce au travail de symbolisation, ce qu’on veut montrer et dire peut prendre sens. La symbolisation permet de devenir autre, de découvrir l’autre en soi. Elle permet aussi d’immerger de la sidération, du traumatisme subit. La symbolisation permet une re-présentation, une représentation de soi sous forme théâtrale ou non. Dès lors l’insupportable devient supportable.