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La communication non violente (CNV)

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Pour Thomas d’Ansembourg[[1]], le processus de la CNV initié par Marshall Rosenberg[2] vise à aider à clarifier ce que nous vivons. Ce processus n’est pas selon lui de l’empathie en tant que telle, mais la CNV y donne accès. Il ne s’agit pas non plus qu’une simple écoute, mais de « se relier efficacement à soi et à l’autre », c’est-à-dire prendre pleinement conscience de ses propres sentiments et de ceux de l’autre. Tout d’abord, il est important de prendre le temps de s’arrêter et de se pencher sur ses sentiments.  Être conscient de ce que l’on vit et savoir dire ce l’on ressent joie, tristesse, peur ou colère. Ce sont les indicateurs qui nous permettent de connaître nos besoins pour agir. Il faut pouvoir nommer ses besoins pour les dire à l’autre.

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Il faut savoir recevoir également la gratitude de l’autre, car l’appréciation positive fait aller de l’avant. Et tout ça engendre un espace de bienveillance avec l’autre, car les petites attentions font les grandes relations : comme l’essence dans une voiture, ça fait aller de l’avant. Puis, savoir transformer les reproches et les ressentis en essayant de comprendre l’autre. Bref, faire preuve d’une qualité d’écoute…

Les 4 étapes de la CNV : nous les verrons en détail ensuite

  1. Observation objective des faits
  2. Expression des sentiments
  3. Expression des besoins
  4. Formulation d’une demande claire et précise.

Par exemple, votre compagnon passe du temps devant l’ordinateur et vous avez tendance à lui dire « j’en ai marre, tu passes ta vie devant l’ordi et tu ne m’aides jamais !  » Si vous lui disiez plutôt :  » Ce soir depuis que tu es rentré, tu t’es installé derrière l’ordi et je me suis occupée de tout ce qu’il fallait faire dans la maison (observation factuelle et objective). Je me suis sentie abandonnée et pas soutenue (sentiment). J’ai  besoin que tu m’ rapportes un peu  d’attention et de savoir que tu partages toi aussi les soucis de la maison (besoin). Lorsque tu rentres, pourrais-tu me demander s’il y a des choses à faire pour m’aider  et/ou j’aimerais bien que tu me donnes un coup de main pendant un certain temps (demande précise). Le ton de la discussion peut paraître artificiel, et pourtant formuler ses émotions un peu conventionnellement pacifie la discussion.

En résumé, la CNV c’est, d’après Anne van Stappen[3], ceci : « prenez deux hommes, chacun sur sa montagne regardant la même fleur avec finalement un point de vue différent ! Si l’un ne descend pas de sa montagne pour rejoindre le second sur la sienne, il ne pourra pas prendre conscience des besoins et attentes de l’autre » (voyez le schéma ci-dessous) alors, en fait, la communication non violente, c’est accepter les différences de besoins !

[1] Thomas d’Ansembourg, Cessez d’être gentil soyez vrai ! — Être avec les autres en restant soi-même, éditions de l’Homme, 6 mai 2004,

[2]Marshall Rosenberg, créateur de la Communication NonViolente, est né aux Etats-Unis en 1934 et s’est éteint le 7 février 2015. Il a été le directeur pédagogique du Centre pour la Communication non violente (Center for Nonviolent Communication), une organisation internationale à but non lucratif. Formé à la psychothérapie psychanalytique, puis élève de Carl Rogers, Marshall B. Rosenberg a reçu son diplôme de docteur en psychologie clinique à l’Université du Wisconsin en 1961. Il a voyagé dans le monde entier pour intervenir en tant que médiateur international dans les conflits et promouvoir la paix.

Les 4 temps de la communication non violente :

L’efficacité de la CNV tient ensuite dans 4 étapes simples qui la composent : O-S-B-D

  1. Observer la situation – observer les faits sans les évaluer : 

Cette étape implique d’apprendre à distinguer l’évaluation de l’observation. Cela consiste à remplacer généralisations et jugements par une description circonstanciée et précise des faits.

  1. Reconnaître le Sentiment- exprimer des sentiments et non des interprétations – :

Il s’agit ici de prendre conscience du ressenti provoqué par la situation précédente, et de le nommer en utilisant tout le registre du vocabulaire affectif.

3. Identifier le Besoin sous-jacent –exprimer les besoins à l’origine de ces  sentiments – :

Prendre conscience et verbaliser le besoin qui engendre le sentiment permet en retour de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour le satisfaire.

  1. Exprimer une Demande négociable- Formuler des demandes d’actions claires et concrètes:

 

Lobjet de la demande est d’expliquer dans un langage clair les actions que nous aimerions voir mener pour satisfaire le besoin. La violence provient de nos besoins non rencontrés et aussi quand je me coupe de mon humanité ou de celle de l’autre. Prenons le temps, restons reliés à soi. Je me consulte au lieu de je consulte. Accueillir et reconnaître nos émotions avec bienveillance. Quels sont nos besoins ? Nous dépensons une énergie folle à ruminer et fulminer. Élargir notre éventail c’est viser l’écologie de nos relations soit sans se faire violence et sans déni de responsabilité.

[3] Anne Van Stappen « Ne marche pas si tu peux danser », Editions Jouvence, 2009.

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