GESTION DU STRESS

Groupe de relaxation et de gestion du stress :

Les prémisses théoriques qui sous-tendent cette approche en groupe sont notamment les suivantes:

La réaction de stress est une réaction psychophysiologique de l’animal ou de l’être humain quand il y a perception d’un danger (réel ou imaginaire) ; cette réaction prépare l’organisme à l’attaque ou à la fuite. Dans le cas de l’être humain, nombre de ces dangers sont largement imaginaires. Ils suscitent des comportements d’évitement ou de contrôle qui ont pour effet, au-delà du soulagement immédiat et passager qu’ils procurent, d’aggraver les choses. Éviter ce qui fait peur, ou tenter de le contrôler revient en effet à légitimer la peur et à la renforcer.
Ces boucles de rétroactions aggravantes fonctionnent tout particulièrement avec les peurs liées à l’image de soi (son statut, sa valeur). Comprendre l’origine de ces boucles de rétroaction peut avoir son intérêt mais n’est souvent pas indispensable pour travailler à leur interruption. L’interruption des boucles de rétroaction pathogènes peut s’opérer à deux niveaux: celui de l’action (exercices, tâches thérapeutiques) et celui des représentations (recadrages thérapeutiques à l’état de veille et en relaxation).
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GESTION DE CONFLIT

GESTION DE CONFLITS et COMMUNICATION NON VIOLENTE (CNV):
Les conflits surgissent lorsque deux personnes attribuent un sens différent à une réalité qui est perçue en commun. La plus périlleuse de toutes les illusions serait de croire qu’il n’existe qu’une seule réalité. L’essentiel de nos comportements n’est-il pas suscité par nos représentations ? L’ennemi de la « vérité » n’est-il pas la conviction, le jugement définitivement porté ? Ce qui éloigne, ce qui oppose, c’est l’ignorance. Quand nous ignorons, nous construisons des représentations arbitraires que nous tenons pour des vérités.

Dans une approche anthropologique, nous essayons de comprendre l’univers de l’autre, de savoir quel est le statut de la personne en face de nous. La manière de parler avec l’autre va engager la relation dans un sens ou dans un autre. Qu’est-ce que l’autre éveille en nous ?

Nous essayons d’être présents à ce qui est possible, d’être une personne significative, ressource, qui développe les compétences. Pour que le professionnel soit reconnu comme compétent, il faut qu’il reconnaisse les compétences de l’autre.

Nous allons nous situer en tant qu’apprenant et essayer de garder un système ouvert. L’expérience créative est une sorte de crédit ouvert à la personnalité non-intégrée.

C’est parce que nous sommes différents dans notre manière de penser que nous avons des différends !

LES PRINCIPES DE BASES DE LA CNV :

Tout d’abord, il est important de prendre le temps de s’arrêter et de se pencher sur ses sentiments ! Etre conscient de ce que l’on vit et savoir dire ce l’on ressent joie, tristesse, peur ou colère. Ce sont les indicateurs qui nous permettent de connaître nos besoins pour agir.

Il faut pouvoir nommer ses besoins pour les dire à l’autre.

Il faut savoir recevoir également la gratitude de l’autre, car l’appréciation positive fait aller de l’avant. Et tout ça engendre un espace de bienveillance avec l’autre, car les petites attentions font les grandes relations : comme l’essence dans une voiture, ça fait aller de l’avant.

Puis, savoir transformer les reproches et les ressentis en essayant de comprendre l’autre. Bref, faire preuve d’une qualité d’écoute…

Les 4 étapes de la CNV : (en détail p.2)

1. Observation objective des faits
2. Expression des sentiments
3. Expression des besoins
4. Formulation d’une demande claire et précise.

Par exemple, votre compagnon passe du temps devant l’ordinateur et vous avez tendance à lui dire « j’en ai marre, tu passes ta vie devant l’ordi et tu ne m’aides jamais !  » Si vous lui disiez plutôt :  » Ce soir depuis que tu es rentré, tu t’es installé derrière l’ordi et je me suis occupée de tout ce qu’il fallait faire dans la maison (observation factuelle et objective). Je me suis sentie abandonnée et pas soutenue (sentiment). J’ai besoin que tu m’ rapportes un peu d’attention et de savoir que tu partages toi aussi les soucis de la maison (besoin). Lorsque tu rentres, pourrais-tu me demander s’il y a des choses à faire pour m’aider (demande précise). Le ton de la discussion peut paraître artificiel, et pourtant formuler ses émotions un peu conventionnellement pacifie la discussion.

En résumé, la CNV c’est, d’après Anne van Stappen[1], ceci : « prenez 2 hommes, chacun sur sa montagne regardant la même fleur avec finalement un point de vue différent ! Sin l’un ne descend pas de sa montagne pour rejoindre le second sur la sienne, il ne pourra pas prendre conscience des besoins et attentes de l’autre » Alors, en fait, la communication non violente, c’est accepter les différences de besoins !
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Nous pouvons établir un parallèle avec le schéma de la médiation suivant :
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LES 4 TEMPS DE LA COMMUNICATION NON VIOLENTE

L’efficacité de la CNV tient ensuite dans 4 étapes simples qui la composent : O-S-B-D

1.Observer la situation – Observer les faits sans les évaluer :

Cette étape implique d’apprendre à distinguer l’évaluation de l’observation. Cela consiste à remplacer généralisations et jugements par une description circonstanciée et précise des faits.

2. Reconnaître le Sentiment- Exprimer des sentiments et non des interprétations – :

Il s’agit ici de prendre conscience du ressenti provoqué par la situation précédente, et de le nommer en utilisant tout le registre du vocabulaire affectif.

3. Identifier le Besoin sous-jacent -Exprimer les besoins à l’origine de ces sentiments – :

Prendre conscience et verbaliser le besoin qui engendre le sentiment permet en retour de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour le satisfaire.

4. Exprimer une Demande négociable- Formuler des demandes d’actions claires et concrètes:

L’objet de la demande est d’expliquer dans un langage clair les actions que nous aimerions voir mener pour satisfaire le besoin.

L’ ESPACE DE MEDIATION :

C’est un espace, dans un cadre bien précis avec des règles de fonctionnement(*) où nous pouvons y affronter toutes les sortes de menaces qui pèsent sur nous, tout en étant hors menace.
Le groupe de parole, en raison de sa règle de non-conflictualité, est un lieu dont on peut dire qu’on s’y affronte avec des problèmes qui déstabilisent, tout en entrant dans un processus de structuration. L’espace de médiation est un jeu de miroir : un espace renvoie à l’autre qui renvoie à un troisième…Mais cet espace les contient tous et permet de les situer d’un seul tenant dans leurs divergences ou non-convergences.

Qu’est-ce que la médiation :
« Dans médiation, il y a média, médium, et un philosophe aujourd’hui disparu, Vladimir Jankélévitch, a beaucoup écrit sur le problème du « médiat » et de l’immédiat. La médiation nous protège de l’immédiat, elle nous protège d’un contact direct. L’immédiat, au sens étymologique, serait de l’ordre de la violence, de l’action directe. (…) ». La médiation permet que l’on passe en quelque sorte de deux (la relation duelle) à trois. Le troisième terme peut être un sujet, dans ce cas on parlerait alors de médiateur. Il peut être aussi un objet, un support, une substance, quelque chose d’inanimé mais qui va faire changer la nature de la relation intersubjective.

Comment intégrer les ruptures, cassures et traumas ?
Ce lieu amène la transformation de l’insupportable en supportable.
Qu’une chose impensable trouve des mots, c’est déjà un travail de médiation.
(*) : Règles du respect de l’autre où l’on parle pour soi en toute confidentialité, où chacun s’engage volontairement.

[1] « Ne marche pas si tu peux danser », Editions Jouvence, 2009.

MODELE ECOSYSTEMIQUE:

Le système écologique a été développé par Bronfenbrenner (1986). Il s’agit d’un modèle centré sur la personne. Le modèle écosystémique constitue le paradigme le plus adapté pour rendre compte de la nature et de la complexité des interactions.  La pensée de Bronfenbrenner s’inscrit dans les courants de pensées socio-constructiviste et systémique. La théorie de Bronfenbrenner est avant tout interactionniste : l’individu se développe en interaction avec son environnement. La prise en compte de l’écosystème implique le prise en considération de plusieurs niveaux logiques: individu,famille,services, société; implication des sujets tout au long du processus d’évaluation, équilibre entre les analyses qualitatives et quantitatives; prise en compte des interactions avec les intervenants y compris les chercheurs.


(Illustration de Paul Boudreault)

MICROSYSTÈME :
Le microsystème réfère aux relations entre la personne et son environnement immédiat.
MÉSOSYSTÈME :
Le mésosystème réfère aux réseaux de services dans l’environnement immédiat de la personne.
EXOSYSTÈME :
L’exosystème réfère aux services sociaux qui concernent la personne, mais dans lesquels elle n’est pas impliquée directement.
MACROSYSTÈME :
Le macrosystème réfère aux aspects culturels entourant la personne.

LA THERAPIE SYSTEMIQUE :

La thérapie systémique (Ecole de Palo Alto) représente un mode d’utilisation de l’approche systémique avec un système qu’est la famille. Considérant que l’individu est indissociable de sa famille et que sa symptomatologie, support de tensions familiales, est engendrée et/ou maintenue par l’ensemble des relations, le travail du thérapeute ne porte pas sur la réduction du symptôme de celui qui est désigné comme malade, mais sur la manière dont les individus de cette famille communiquent entre eux.

L’état intrapsychique et le vécu subjectif du « malade » et des autres membres de la famille vont changer sous l’effet des modifications survenant au niveau des relations interpersonnelles. D’où les objectifs et l’originalité de la thérapie familiale. Son modèle théorique se base :

– sur la représentation circulaire du métabolisme transactionnel familial ;

– sur la théorie générale des systèmes et l’utilisation pragmatique de la communication humaine.

L’approche systémique est une orientation théorico-pratique qui se concentre essentiellement sur le processus d’interaction et de communication entre les membres d’un système plutôt que sur les dynamiques intrapsychiques ou la reconstruction psychogénétique des problèmes individuels. Le patient désigné n’est pas un malade en soi mais il se montre ainsi en rapport avec sa situation interpersonnelle. Le patient exprime la dysfonction d’un système. Il est le bouc émissaire d’un dysfonctionnement du système caractérise par la rigidité des modèles d’échanges.µ

L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE:

Le modèle structural des États du moi :
Les États du moi se visualisent par trois cercles superposés intitulés Parent, Adulte et Enfant (l’usage de la majuscule signifie que nous parlons des États du moi et non d’un parent, d’un adulte ou d’un enfant).

Etats du moi structuraux

Pour Eric Berne1 la structure de la personnalité se compose (quel que soit l’âge) de trois États du moi :

* Parent (P) : qui conserve l’ensemble des pensées + sentiments + comportements de modèles parentaux et intégrés tels quels,
* Adulte (A) : qui conserve l’ensemble des pensées + sentiments + comportements liés au “touché” de la réalité, à l’ici et maintenant,
* Enfant (E) : qui conserve l’ensemble des pensées + sentiments + comportements tels que la personne les a vécus dans son enfance.

Cela signifie que, tout au long de sa vie, une personne :

* Observe comment ses parents (ou grands-parents, tuteurs, puis une figure spirituelle ou un grand professionnel) se comportent, ce qu’ils disent, ce qu’ils transmettent de leurs émotions face aux différentes situations de la vie. Ces observations lui serviront de modèles ultérieurement. Imaginez qu’il s’agisse d’un “regard” tourné vers l’Autre,
* Fait des expériences, appréhende la réalité de tous les jours et en enregistre les conclusions. Ici, “le regard” vise devant et autour de soi.
* A ses propres ressentis, émotions, et besoins, évolutifs par nature et qu’elle va s’attacher à satisfaire avec plus ou moins de succès : “le regard” est alors tourné vers soi.

Ainsi, à chaque instant nous abordons la réalité avec trois possibilités : y plaquer des modèles (”être dans le Parent“), reproduire des vécus personnels d’autrefois (”être dans l’Enfant”), ou prendre la réalité telle qu’elle est – et non pas telle que nous voudrions qu’elle soit – avec ce que nous sommes et non ce que nous avons été ou ce que nous voudrions être (”être dans l’Adulte”).

P, A et E s’appellent les États du moi structuraux (pour la structure de la personnalité) et concernent donc le contenu intrapsychique. Voyons à présent les États du moi visibles de l’extérieur et que l’on nomme fonctionnels. Ensuite, nous verrons l’articulation entre les deux.
Le modèle fonctionnel des États du moi :

Il se visualise ainsi :

Etats du moi fonctionnels

Vous retrouvez l’État du moi Parent mais avec d’un côté une partie intitulée Parent Normatif (PNF) et l’autre Parent Nourricier (PNR), l’Adulte n’est pas divisé et l’État du moi Enfant est scindé en deux parties : Enfant Adapté (lui-même subdivisé en Enfant Adapté Rebelle (EAR) et Enfant Adapté Soumis (EAS)) et Enfant Libre (EL).

La manifestation de ces États du moi est observable, c’est-à-dire qu’à chacun de ces États du moi correspondent un comportement (ton, volume de la voix, mimiques, gestuelles, postures…) et un vocabulaire spécifiques.

Il n’y a pas de “bons” ou de “mauvais” États du moi, tous ont une fonction différente essentielle et complémentaire. Voici les fonctions de chacun :

* Parent Normatif : fonction de protection et de transmission de valeurs
* Parent Nourricier : fonction de permission et d’encouragement
* Adulte : fonction d’exploration de l’environnement
* Enfant Adapté Rebelle : fonction d’opposition légitime
* Enfant Adapté Soumis : fonction d’adaptation à l’environnement
* Enfant Libre : fonction d’expression des besoins et des émotions de base

Exemples :

* Parent Normatif : un enfant veut traverser la route alors qu’une voiture arrive, un passant lui dit vivement : “Recule-toi !”, éventuellement en accompagnant le geste à la parole,
* Parent Nourricier : à un collègue qui vient de se voir confier une nouvelle mission délicate : “Tu vas y arriver, le patron a raison tu es notre meilleure ressource pour ce projet !” sur un ton chaleureux,
* Adulte : chez un concessionnaire : “Combien coûte cette voiture ?” avec un ton neutre,
* Enfant Adapté Rebelle : quelqu’un me parle avec un ton que je n’accepte pas, je lui dis avec vigueur : “Tu me parles sur un autre ton s’il te plaît“,
* Enfant Adapté Soumis : sans raisons apparentes, un policier m’arrête et me demande mes papiers ; sans poser de questions je les lui donne,
* Enfant Libre : en pleine réunion de travail, un collègue propose une pause parce qu’il a soif : “Allez hop, pause café !” sur un ton cordial et dynamique.

En revanche, l’utilisation d’une manière excessive d’un État du moi, sans nécessité par rapport à la situation, conduit à rendre inopérationnelle l’usage de sa fonction : si une personne parle régulièrement vivement à son enfant, celui-ci ne saura plus faire le distinguo entre l’avertissement face à un danger avéré et une situation banale, si quelqu’un fait systématiquement ce qu’on lui dit, il ne fera plus la différence entre l’adaptation adéquate et ce que l’on nomme la suradaptation, c’est-à-dire l’adaptation au détriment de ses propres besoins, ou si un collègue interrompt une réunion toutes les deux minutes parce qu’il a soif, il est probable qu’au bout d’un moment il n’aura plus voix au chapitre.
Quels sont les liens entre les deux modèles ?

Ce que vous êtes à l’extérieur de vous trouve son origine à l’intérieur de vous. C’est un peu comme un iceberg, la partie immergée ce sont les États du moi structuraux, la partie émergée ce sont les États du moi fonctionnels.

On peut dire en quelque sorte que les États du moi structuraux commandent les États du moi fonctionnels. Plus précisément, une personne dans son État du moi Enfant (E) sera aussi, le plus souvent, dans l’un des États du moi Enfant fonctionnel, ou si elle est dans son Parent (P) elle sera sûrement dans l’un des États du moi Parent fonctionnel, mais : l’Adulte (A) peut choisir l’État du moi fonctionnel qu’il veut. Tout l’intérêt est même d’être dans l’Adulte structural (A) pour nous permettre d’adopter l’État du moi fonctionnel le plus approprié face à une situation.

Reprenons l’exemple du contrôle d’identité :

* Si je suis dans mon Parent (P), je peux réagir ainsi : “Bien sûr mes papiers, j’approuve tout à fait ces contrôles inopinés, et même je pense qu’ils sont très utiles pour attraper les délinquants”, sur un ton urbain (Parent Normatif) – et probablement à chaque fois que je verrai un policier je réagirai dans ce cadre.

* Si je suis dans mon Enfant (E), je peux réagir ainsi (et probablement à chaque fois que je verrai un policier je réagirai dans ce cadre) :

1. “J’ai rien fait, jamais je ne vous donnerai mes papiers !”, sur le ton de l’injustice (Enfant Adapté Rebelle)
2. “Mes papiers, bien sûr, je peux vous donner ma carte d’identité, mon passeport… Ohlala dites-moi ça suffira ?” sur un ton inquiet et empressé (Enfant Adapté Soumis)
3. “Oh, vous voulez pas boire un coup plutôt ?” (Enfant Libre – délicat…)

* Si je suis dans mon Adulte (A), je peux choisir entre plusieurs possibilités (et à chaque fois que je verrai un policier je pourrai choisir mon type de réaction) :

1. De donner mes papiers sans poser de questions (en tant qu’observateur, j’identifie ici un État du moi Enfant Adapté Soumis, mais ce n’est pas la même manifestation que lorsque l’État du moi Enfant (E) est aux commandes, aucune angoisse ou inquiétude ne transparaissent ; j’ai un objectif : que ce contrôle dure le moins de temps possible et je fais tout pour que ce soit le cas )
2. De dire : “Pour quelles raisons me demandez-vous mes papiers ?”, sur un ton neutre (en tant qu’observateur, j’identifie ici un État du moi Adulte) parce que j’ai du temps, ou que je n’exclus pas que je puisse avoir commis une infraction par inadvertance et que je veux savoir laquelle, etc.

C’est pourquoi vous trouviez peut-être la réponse Enfant Adapté Soumis tout à fait adulte. Oui, adulte avec un petit a. Parce que la personne est dans son Adulte (A), elle adopte l’État du moi qui lui convient, il est adapté à la fois à l’environnement et à son souhait.
À noter :

* Ne confondez pas l’Adulte structural (A) et l’Adulte fonctionnel (aussi A)… Le premier décrit le contenu intrapsychique et intègre des pensées, comportements et sentiments, le second se définit par sa fonction d’exploration dont la manifestation la plus classique est l’usage de phrases interrogatives ou informatives.
* L’Adulte structural (A) est parfois présenté comme un ordinateur, un État du moi qui fait des essais “froidement” et qui enregistre le résultat : ce n’est pas exact. Il intègre des pensées, comportements et sentiments. Ainsi, si vous réussissez un examen vous pouvez ressentir une joie justifiée et la manifester d’une façon qui vous est propre et authentique et sans que ce soit la répétition d’un passé ou la reproduction d’un modèle.
* Qu’il s’agisse de l’Enfant Adapté Rebelle ou de l’Enfant Adapté Soumis, ils sont tous les deux adaptés. C’est-à-dire que les personnes qui ont souvent recours à ces États du moi ont tendance à définir leur cadre de vie par rapport à une référence extérieure au sens large (parents, travail, conjoint, amitiés…) à laquelle ils réagissent en opposition (Rebelle) ou en acceptation (Soumis), plus qu’en fonction de leurs propres besoins.
* Pour améliorer la cohérence de certaines de nos décisions, ou pour éviter d’éventuelles déconvenues, il peut être intéressant d’interroger nos États du moi. Imaginons qu’un ami dise vouloir vivre de sa plume : son Enfant peut dire “Chouette, j’en rêve !”, son Adulte “Vérifions au préalable la faisabilité financière”, et son Parent “Ce n’est pas un métier convenable” : il est préférable qu’il ait conscience et qu’il prenne en compte ce discours interne avant d’aller plus loin.

APPROCHE ORIENTANTE

L’APPROCHE ORIENTANTE :

Cette approche dite de counceling, de coaching permet de rendre le consultant acteur, explorateur et producteur de sa découverte professionnelle.

Il s’agit de développer ses compétences à s’orienter, de trouver, retrouver ses ressources, changer notre représentation du monde.

En changeant notre représentation du monde, en accompagnant dans une meilleure connaissance de soi, estime de soi, nous pouvons être davantage capable de gérer notre parcours de vie.

S’orienter:

L’orientation consiste à donner une direction à son existence. L’important est que l’on puisse s’orienter selon un projet construit et non, comme c’est le cas trop souvent, au gré des influences subies, contraint par des circonstances extérieures, aveuglé par des représentations sociales sans fondement tant sur ces capacités que sur la réalité du marché de l’emploi.

L’orientation est un processus continu tout au long de savie, avec des temps forts qui demandent un appui à travers des structures d’information et d’aide à l’orientation : choix de métier, d’études, de formation, ou encore et surtout la construction d’un projet personnel.

S’orienter suppose des compétences :

– Des connaissances ou savoirs (le monde de la formation et du travail)

– Un savoir-faire (s’informer, prendre des décisions)

– Un savoir être ou attitudes (la motivation, la créativité, responsabilités, discernement, etc.)

– Des méta-compétences (réponses aux questions : « qui suis-je ?, « qu’est-ce que je vaux ?, « qu’est-ce que je dois ou sais ou peux dire sur moi » ?, soi et représentation de soi).

L’approche orientante :

L’approche orientante considère le choix plus comme un processus qu’un simple produit ; l’accent est mis davantage sur le « comment choisir ? » plus que sur le « quoi choisir ? ».

Elle est la capacité à gérer son parcours de vie et tente de permettre au sujet d’être acteur, explorateur et producteur de sa propre découverte professionnelle. Il s’agira, dans ce cadre, de développer des compétences à s’orienter, trouver des ressources, changer notre mode de représentation du monde. L’approche sera positive et non pas engluée dans un conditionnement, formatage hypnotisant d’un monde actuel anxiogène.

Apprendre comme choisir est un processus présentant plusieurs types d’implication :

– l’existence de possibles : apprendre comme choisir, c’est pouvoir identifier les ressources et les outils fournis par la culture, (LS Vygotsky),

– la nécessité de la perte : apprendre comme choisir, c’est mettre en cause, renoncer à ses représentations, (G.Bachelard),

– la prise de risque : apprendre coomme choisir, c’est accepter de devenir différent, de se perdre, (JY Rocheix).

ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE:

QUELQUES LIENS UTILES:

https://monorientation.be/je-prepare-mon-orientation/jen-discute/les-organismes-dinformation-et-de-conseil-en-orientation

https://portail.siep.be/orientation

https://www.citedesmetiers.brussels/fr/accueil/formations/organization/cediep-centre-de-documentation-et-d-information-sur-les-etudes-et-les-professions/

https://www.jeminforme.be/orientation-scolaire/

https://www.citedesmetiers.brussels/fr/accueil/choisir-mon-orientation/

et bien d’autres références possibles……

Donner un coup de projecteur sur un métier qui procure un réel épanouissement personnel !

L’orientation scolaire et professionnelle se fait par:

– des entretiens soutenus (analyse du parcours, de la situation actuelle et des projets personnels et socio-professionnels)

– un bilan : test d’intérêts, vocationnels et projectifs ( pour la clarification de l’inclinaison professionnelle). Ces tests d’orientation sont adaptés en fonction de l’âge et de la situation de chacun.

Dispositif prévu mais adaptable en fonction de chacun:

4 à 5 séances nécessaires:

– un temps pour comprendre, temps d’accueil, d’anamnèse, d’analyse du parcours, du projet scolaire, professionnel, de vie (une séance en principe).

– un temps pour l’investigation psychologique : phase de tests d’orientation: tests d’intérêts vocationnels et projectifs (1 à 2 séances en fonction des tests utilisés).

– un temps pour la synthèse et pour la mise au point concrète de pistes d’orientation : recherche d’options, établissements, institutions,etc.(1 à 2 séances).

Un suivi peut-être assuré ensuite via des contacts téléphoniques, par mails et/ou entretien(s) ultérieur(s) à la demande. Un coaching également (se préparer à un entretien d’embauche, se présenter, rendre son CV original, utiliser internet, etc…

FORMATION-SUPERVISION

FORMATION :
La formation est basée sur le savoir-faire, le savoir être d’où l’importance des techniques et des étapes. La gestion des ressources humaines constitue la première ressource des hommes. La relation est notre premier outil. La principale ressource est nous-même.

Le séminaire, quant à lui, est basé sur le savoir, sur la connaissance.

SUPERVISION :

Pourquoi ?

Pour améliorer notre fonctionnement, sans bouleversement de la structure, par un lieu de parole, dans une volonté de prendre le temps nécessaire. Pour accompagner et soutenir une équipe, une personne.

Pour répondre à des questions en rapport à l’agressivité, la violence et les répercussions institutionnelles. Toutes les institutions sont à la merci de moments de crise.

Le superviseur privilégie la relation et se réfère à une éthique[1] qui constitue son premier outil.

Les sous-objectifs de la supervision :

* Nommer les difficultés. La vérité libère et le silence enferme. Ce qui s’exprime ne s’imprime plus.
* Donner du sens aux conduites.
* Analyser les situations conflictuelles.
* Favoriser le travail de la pensée, réélaborer.
* Réfléchir globalement, agir localement.
* Traiter les évènements institutionnels.
* S’interroger sur ce qui nous déborde.
* Faire re-circuler la parole.

Par qui ? :

Par un professionnel formé à l’analyse institutionnelle, à la gestion de conflits et à l’analyse systémique. Son rôle est de trianguler et de permettre un lieu de formation, un champ du possible. Sa position est méta, tierce, médiatrice, interlocutrice et transitionnelle. Il est acteur de changement.

Cf. schéma suivant :
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Espace transitionnel=espace de partage, de lien.

[1] Éthique : est une réflexion sur l’action, un savoir sur le faire. La question de la méthode et des moyens renvoie à la visée adaptée.

 

Engager une psychothérapie

La thérapie est au moins une expérience à deux, quelque chose d’inéluctable qui permet au sujet d’advenir. Elle peut être individuelle ou en groupe selon la demande et l’analyse de cette demande.

Le thérapeute contribue à donner un sens à des comportements apparemment insensés. Le travail thérapeutique peut devenir un travail de liaison. Celui-ci s’effectue grâce à un intermédiaire, grâce à un espace de transition, un « sas d’étayage ». « L’intermédiaire », écrit René Kaes, « est une instance de communication, une médiation, un rapprochement dans le maintenu-séparé; il est aussi une instance d’articulation des différences, un lieu de symbolisation. Cet intermédiaire assure une fonction de pontage sur une rupture maintenue, un passage, une reprise ». D’où le rôle du jeu. Ce jeu qui distingue le psychodrame de toute thérapie de groupe et de la psychanalyse, va permettre de supporter ce qui, précisément, est insupportable dans la vie.

Grâce au travail de symbolisation, ce qu’on veut montrer et dire peut prendre sens. La symbolisation permet de devenir autre, de découvrir l’autre en soi. Elle permet aussi d’immerger de la sidération, du traumatisme subit. La symbolisation permet une re-présentation, une représentation de soi sous forme théâtrale ou non. Dès lors l’insupportable devient supportable.

Psychothérapie en groupe

groupe psychodrame

Le Psychodrame : On est pas seul avec son problème et on change plus facilement à plusieurs !

Un groupe d’expression et de parole, pour toute personne éprouvant des difficultés dans sa vie, surtout quand dire les choses semble impossible, quand nous sommes débordés par nos émotions ou coupés d’elles, quand notre histoire est marquée par un blanc,..La mise en scène, la représentation et l’écoute vont redonner du sens, permettre une nouvelle rencontre avec soi-même et avec l’autre par la représentation scénique, la médiation, de redonner vie, de parler sans les mots parfois et surtout après coup sans les maux

En psychodrame il s’agit de rendre vivante et présente une situation problématique du passé, du présent ou du futur et de la travailler, pour tenter de la résoudre, en la rejouant en interaction et en utilisant diverses techniques.      [show_more more= »your text » less= »your text » color= »#0066CC » list= »» »]  Pourquoi un groupe ? Un groupe psychothérapeutique pour permettre :

• De se (re)prendre en main, prendre rendez-vous avec soi,
• Un travail sur soi et/ou de formation-supervision,
• D’aborder, d’explorer certaines difficultés de la vie, relationnelles, dans son cycle de vie, des questions familiales, conjugales, pédagogiques, alimentaires, éducatives, sociales, professionnelles ou thérapeutiques.

Un groupe de psychodrame est ouvert à toute personne qui s’interroge sur les difficultés qu’elle rencontre (choix, ruptures, deuils, sentiment d’être en porte à faux avec son entourage,…), et est prête à les explorer en les jouant. Autant des situations traumatiques que des difficultés de la vie quotidienne peuvent être abordées. Le psychodrame permet également de (mieux) percevoir la place occupée dans les relations amoureuses, familiales, professionnelles,…

Le groupe et la mise en scène permettent d’aller plus directement au cœur des problèmes, en étant soutenu par le groupe, qui est en même temps confrontant. La réflexion et le partage à propos du jeu relancent les questions plus loin et permettent de les approfondir. Le groupe, le jeu et ses règles, les échanges de paroles avant et après le jeu, permettent d’éclairer, d’explorer et d’entamer des changements, de trouver une réponse nouvelle à une ancienne situation ou une réponse adéquate à une situation nouvelle.

Tout psychodrame comporte trois étapes :
– la mise en train (« warm-up »)
– la mise en scène (« enactment »)
– le partage (« sharing »). Continuer la lecture de « Psychothérapie en groupe »