l’hypnose utilisée en tant que technique en psychodrame en groupe ou hypnodrame

HYPNODRAME (psychodrame et hypnose)

L’hypnose peut, à certains moments, constituer une des techniques utilisées en séance psychodramatique de groupe. L’hypnodrame ou l’hypno-analyse est une des variantes du psychodrame. En fait nous devons reconnaître que le jeu représentatif, symbolique est, en soi, caractéristique d’un ’état de transe hypnotique. Chaque psychodramatiste en a déjà fait l’expérience avec certains protagonistes, a déjà fait cette observation sans vraiment y mettre une définition plus précise, sans réellement conceptualiser son observation.
Le jeu est caractéristique de l’état hypnotique dans la vie courante nous dit François Roustang. Dans une belle formule, il nous dit aussi que « le jeu offre la possibilité de ne pas être déterminé maladivement par un aspect du réel ». Mettre du jeu, laisser du jeu, de l’air, décoincer les choses, mettre de la souplesse, créer un espace où les choses vont se mouvoir. Le jeu permet de sortir de l’étroitesse. Dans le langage courant, nous disons qu’il y a du jeu dans un emboitement ou dans une mécanique. Ce jeu permet le mouvement. Nous le retrouvons également en psychodrame. « Le jeu dramatique permet un décalage.
Permettre une mise en image (ima-giner) d’un état désiré constitue déjà une transe positive. En psychodrame nous utilisons parfois la technique de représentation de rêve. Celle-ci est en fait une technique hypnotique en ce sens, qu’au lieu de raconter son rêve, le patient le joue, le représente. Il forme ainsi sa vie inconsciente. On peut remplacer les rêves angoissants par des rêves créateurs.
Pour Milton Hyland Erickson l’hypnose est un moyen donné à la personne de potentialiser ses ressources pour changer. Dans le jeu psychodramatique la mobilisation de l’affect est plus intense sur scène représentée que lors du récit de celle-ci. Parfois la remémoration est impossible et la représentation peut permettre alors d’amener un évènement enfoui à la conscience grâce à la décharge motrice. L’utilité d’une transe a déjà, par ailleurs, été reconnue par certains psychanalystes eux-mêmes (Ferenczy Sandor , Roisin Jacques , Dupeu Jean-Marc ).
La suggestion constitue en soi également une aide importante au moment où l’énergie est paralysée. Si la suggestion est parfois nécessaire en séance nous devons parfois désuggestionner ou déshypnotiser certains patients pour leur permettre de ne plus être sous influence.
Dans la technique psychodramatique de projection dans le futur nous aidons le patient à modifier ses anciennes représentations, à sortir de son enferment, de ses prisons secrètes. Le protagoniste s’y retrouve actif, retrouve son pouvoir sur lui-même et devient co-créateur.
La relaxation utilisée en hypnose Ericksonienne permet, quant à elle, de découvrir des liens jusque là restés inconscients et refoulés. Il ne s’agit pas de s’endormir mais d’éveiller les capacités de l’inconscient.

Références:

Le traumatisme, Sandor Ferenczi, petite Bibliothèque Payot, 2006,76006 Paris, P.150.
De la Survivance à la Vie, Jacques Roisin, PUF, 2010,75014 Paris, P. 228.
L’intérêt du psychodrame psychanalytique, Jean-Marc Dupeu, PUF, 2005,75014 Paris, p.170-171.

L’hypnose en séance individuelle

L’hypnose pratiquée en séance individuelle est celle qui est appelée la nouvelle hypnose. Celle ci n’est pas un sérum de vérité, encore moins du spectacle qui utilise une certaine forme d’autorité aveugle. Elle ne marche qu’avec des personnes qui veulent y entrer. En dehors de toute suggestion, la pratique de la Nouvelle Hypnose permet d’obtenir un mode de fonctionnement psychique particulier caractérisé par le lâcher-prise (la transe hypnotique). L’état de bien être est un état hypnotique. Parler ne suffit pas. L’inconscient va être utilisé pour donner de l’inspiration à sa créativité et à ses prises de décision. L’hypnose permet d’effectuer un travail de réaménagement psychique, l’utilisation de nos ressources. La transe hypnotique a par elle-même un effet thérapeutique.

L’hypnose est un phénomène naturel. Une part de nous nous échappe, se passe en dehors de notre volonté. Le lâcher-prise est un phénomène banal que nous rencontrons quotidiennement. Au cours de la journée, nous connaissons des moments de rêverie, de distraction, d’absence, qui traduisent un relâchement de notre attention. Certaines situations favorisent ce phénomène (spectacle, voyage, conduite automobile, salle d’attente, lecture). Ce phénomène naturel a des particularités : toutes les quatre-vingt-dix minutes nous lâchons prise quelques instants ;

L’hypnose mobilise les ressources d’auto-guérison, de changement et rend le patient plus actif dans sa prise en charge de soi (être plus acteur dans le soin, dans la guérison. Parler d’un problème ne suffit pas. L’état d’hypnose est un état de bien être. C’est notre guérisseur intérieur, une réserve de ressources, la voie royale vers notre puissance (la puissance apprise est différente de l’impuissance acquise !).

Hypnothérapie

Dans l’imaginaire collectif, l’hypnose s’apparente souvent à une technique de manipulation d’autrui. Ce n’est qu’un fantasme ! Il ne faut pas confondre hypnose et sommeil même si le patient semble endormi. Et on ne perd pas le contrôle quand on est hypnotisé ! Vous ne serez jamais hypnotisé à votre insu !

Il s’agit d’un état de conscience éveillée, d’un état de sommeil éveillé, dirigé pendant lequel on a recours à l’imagerie mentale pour travailler sur l’inconscient et trouver en soi, à travers la suggestion, des capacités pour venir à bout de problèmes personnels. Il s’agit d’une vraie boite à outils pour le bien-être personnel.

L’hypnose est utilisée dans beaucoup de domaines (anesthésie, douleurs chroniques, phobies, allergies, chocs post-traumatiques, tabacologie, addictions diverses etc.) et aussi pour se relaxer.

Elle nous aide à relativiser et augmente la confiance en soi en découvrant des capacités et forces intérieures insoupçonnées. On optimise sa faculté à se détendre et on reprend le dessus sur le stress, les émotions négatives (colère, agressivité, angoisse, peurs,…). L’autohypnose permet d’accéder à un état zen.

Hypnose en séance individuelle

L’hypnose pratiquée en séance individuelle est celle qui est appelée la nouvelle hypnose. Celle ci n’est pas un sérum de vérité, encore moins du spectacle qui utilise une certaine forme d’autorité aveugle. Elle ne marche qu’avec des personnes qui veulent y entrer. En dehors de toute suggestion, la pratique de la Nouvelle Hypnose permet d’obtenir un mode de fonctionnement psychique particulier caractérisé par le lâcher-prise (la transe hypnotique). L’état de bien être est un état hypnotique. Parler ne suffit pas. L’inconscient va être utilisé pour donner de l’inspiration à sa créativité et à ses prises de décision. L’hypnose permet d’effectuer un travail de réaménagement psychique, l’utilisation de nos ressources. La transe hypnotique a par elle-même un effet thérapeutique.

L’hypnose est un phénomène naturel. Une part de nous nous échappe, se passe en dehors de notre volonté. Le lâcher-prise est un phénomène banal que nous rencontrons quotidiennement. Au cours de la journée, nous connaissons des moments de rêverie, de distraction, d’absence, qui traduisent un relâchement de notre attention. Certaines situations favorisent ce phénomène (spectacle, voyage, conduite automobile, salle d’attente, lecture). Ce phénomène naturel a des particularités : toutes les quatre-vingt-dix minutes nous lâchons prise quelques instants ;

L’hypnose mobilise les ressources d’auto-guérison, de changement et rend le patient plus actif dans sa prise en charge de soi (être plus acteur dans le soin, dans la guérison. Parler d’un problème ne suffit pas. L’état d’hypnose est un état de bien être. C’est notre guérisseur intérieur, une réserve de ressources, la voie royale vers notre puissance (la puissance apprise est différente de l’impuissance acquise !).

Hypnose en psychodrame

l’hypnose utilisée en tant que technique en psychodrame en groupe ou hypnodrame

HYPNODRAME (psychodrame et hypnose)

L’hypnose peut, à certains moments, constituer une des techniques utilisées en séance psychodramatique de groupe. L’hypnodrame ou l’hypno-analyse est une des variantes du psychodrame. En fait nous devons reconnaître que le jeu représentatif, symbolique est, en soi, caractéristique d’un ’état de transe hypnotique. Chaque psychodramatiste en a déjà fait l’expérience avec certains protagonistes, a déjà fait cette observation sans vraiment y mettre une définition plus précise, sans réellement conceptualiser son observation.
Le jeu est caractéristique de l’état hypnotique dans la vie courante nous dit François Roustang. Dans une belle formule, il nous dit aussi que « le jeu offre la possibilité de ne pas être déterminé maladivement par un aspect du réel ». Mettre du jeu, laisser du jeu, de l’air, décoincer les choses, mettre de la souplesse, créer un espace où les choses vont se mouvoir. Le jeu permet de sortir de l’étroitesse. Dans le langage courant, nous disons qu’il y a du jeu dans un emboitement ou dans une mécanique. Ce jeu permet le mouvement. Nous le retrouvons également en psychodrame. « Le jeu dramatique permet un décalage.
Permettre une mise en image (ima-giner) d’un état désiré constitue déjà une transe positive. En psychodrame nous utilisons parfois la technique de représentation de rêve. Celle-ci est en fait une technique hypnotique en ce sens, qu’au lieu de raconter son rêve, le patient le joue, le représente. Il forme ainsi sa vie inconsciente. On peut remplacer les rêves angoissants par des rêves créateurs.
Pour Milton Hyland Erickson l’hypnose est un moyen donné à la personne de potentialiser ses ressources pour changer. Dans le jeu psychodramatique la mobilisation de l’affect est plus intense sur scène représentée que lors du récit de celle-ci. Parfois la remémoration est impossible et la représentation peut permettre alors d’amener un évènement enfoui à la conscience grâce à la décharge motrice. L’utilité d’une transe a déjà, par ailleurs, été reconnue par certains psychanalystes eux-mêmes (Ferenczy Sandor , Roisin Jacques , Dupeu Jean-Marc ).
La suggestion constitue en soi également une aide importante au moment où l’énergie est paralysée. Si la suggestion est parfois nécessaire en séance nous devons parfois désuggestionner ou déshypnotiser certains patients pour leur permettre de ne plus être sous influence.
Dans la technique psychodramatique de projection dans le futur nous aidons le patient à modifier ses anciennes représentations, à sortir de son enferment, de ses prisons secrètes. Le protagoniste s’y retrouve actif, retrouve son pouvoir sur lui-même et devient co-créateur.
La relaxation utilisée en hypnose Ericksonienne permet, quant à elle, de découvrir des liens jusque là restés inconscients et refoulés. Il ne s’agit pas de s’endormir mais d’éveiller les capacités de l’inconscient.

Références:

Le traumatisme, Sandor Ferenczi, petite Bibliothèque Payot, 2006,76006 Paris, P.150.
De la Survivance à la Vie, Jacques Roisin, PUF, 2010,75014 Paris, P. 228.
L’intérêt du psychodrame psychanalytique, Jean-Marc Dupeu, PUF, 2005,75014 Paris, p.170-171.

L’hypnose Ericksonienne

PRATIQUE DE LA NOUVELLE HYPNOSE :

L’hypnothérapie est l’application de l’hypnose à un vaste éventail de troubles médicaux et psychologiques. Avant de pratiquer l’hypnose, il faut avoir reçu une bonne formation en psychothérapie, que l’on soit psychologue, médecin, travailleur social ou dentiste. En fait, la formation en psychothérapie et en hypnothérapie est un processus sans fin.

La nouvelle hypnose, cette hypnothérapie intégrative, est une orientation éclectique et multidimensionnelle qui cherche à être complète et incorpore des méthodes issues de beaucoup d’approches de l’hypnose. L’hypnose est utilisée pour explorer des fonctions préconscientes et inconscientes, résoudre des problèmes du passé, et utiliser les ressources inconscientes. Elle est souvent encore plus efficace quand on la combine à d’autres interventions (non hypnotiques). L’hypnose est un don de la nature, comme le dessin ou la musique, résume Marie-Elisabeth Faymonville (Anesthésiste au Centre de la douleur du CHU de Liège qui utilise l’hypnose). L’état diissociatif favorisé par l’hypnose va permettre une mobilisation rapide des mécanismes réparateurs et d’entrer en contact avec son potentiel d’autoguérison. Respectueuse de chaque individu, l’hypnose Ericksonienne constitue un moyen de solliciter la créativité thérapeutique des patients.L’hypnose permet une manière d’être différent, une autre façon d’être soi-même. Elle est un mode de relation à soi différent de celui qui est habituel. Elle permet de prendre soin de soi, d’être plus proche de soi, de prendre le temps d’apprécier une autre façon d’être soi dans une relation plus douce à soi-même, de respecter son rythme et ses besoins.

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L’hypnose n’est pas un sérum de vérité, encore moins du spectacle qui utilise une certaine forme d’autorité aveugle. Elle ne marche qu’avec des personnes qui veulent y entrer.En dehors de toute suggestion, la pratique de la Nouvelle Hypnose permet d’obtenir un mode de fonctionnement psychique particulier caractérisé par le lâcher-prise (la transe hypnotique). L’état de bien être est un état hypnotique. Parler ne suffit pas. L’inconscient va être utilisé pour donner de l’inspiration à sa créativité et à ses prises de décision. En hypnose ericksonienne, contrairement à l’hypnose traditionnelle, le suggestion n’est pas un ordre mais plutôt « une possibilité de faire une expérience nouvelle dans une attitude de disponibilité (Godin).Une suggestion n’est qu’une suggestion et l’inconscient du sujet est libre de la refuser ou de l’accepter en partie ou totalement.
L’hypnose permet d’effectuer un travail de réaménagement psychique, l’utilisation de nos ressources. La transe hypnotique a par elle-même un effet thérapeutique. L’utilisation de nos ressources et de nos apprentissages fournissent le matériel nécessaire à ce travail. Pendant ces quelques instants, les limitations acquises au cours de notre vie sont mises de côté.L’hypnose mobilise les ressources d’auto-guérison, de changement et rend le patient plus actif dans sa prise en charge de soi (être plus acteur dans le soin, dans la guérison. L’état d’hypnose est un état de bien être. C’est notre guérisseur intérieur, une réserve de ressources, la voie royale vers notre puissance (la puissance apprise est différente de l’impuissance acquise !).

Milton H. Erickson affirme que la transe hypnotique a par elle-même un effet thérapeutique. L’apparition de phénomènes particuliers au cours de l’hypnose serait en partie liée à la spécialisation des hémisphères cérébraux.
Lors de la transe hypnotique le fonctionnement du côté droit du cerveau est privilégié par rapport au gauche. Le sujet reçoit différemment les informations ; ceci augmente sa disponibilité psychique et permet un travail au niveau inconscient. Voici un rappel du fonctionnement des 2 hémisphères cérébraux :
Fonctionnement particulier du cerveau gauche (éveil), conscient prédominant :
– verbal
– logico-grammatical
– rationnel
– concret analytique
– dirigé
– focalisé
– tension
Fonctionnement particulier du cerveau droit (transe hypnotique), inconscient prédominant :
– non verbal
– visuo-spatial
– intuitif
– abstrait
– synthétiques
– spontané
– diffus
– confort

Lors de cette rencontre particulière, patient-thérapeute, l’attente, fonction de l’Histoire des uns et des autres, se manifeste à deux niveaux:
– chez le patient, elle permet de solliciter ses ressources et de les rendre disponibles. – chez le thérapeute elle permet de mettre en pratique ses acquisitions et ses ressources.
L’espérance d’un changement participe aussi de la mobilisation des acteurs. Chez le patient comme chez le thérapeute c’est une nécessité agissante.

L’hypnose, enfin, est un phénomène naturel. Le lâcher-prise est un phénomène banal que nous rencontrons quotidiennement. Au cours de la journée, nous connaissons des moments de rêverie, de distraction, d’absence, qui traduisent un relâchement de notre attention. Certaines situations favorisent ce phénomène (spectacle, voyage, conduite automobile, salle d’attente, lecture).
Ce phénomène naturel a des particularités :
– Ernest Rossi a démontré, en s’appuyant sur des études neurophysiologiques, que toutes les quatre-vingt-dix minutes nous lâchons prise quelques instants ;
– lors de la transe hypnotique la prédominance du cerveau droit diminue la réflexion habituelle qui accompagne tout comportement volontaire ;
– ce mode de fonctionnement psychique nécessite l’acceptation du patient. En effet, même lors d’une transe profonde, il n’est pas possible de demander n’importe quoi à quelqu un ;
– comme l’a montré Milton H. Erickson il diffère des états d’hypersuggestibilité que les hypnothérapeutes traditionalistes reliaient systématiquement à l’hypnose. La suggestibilité peut augmenter au cours de la transe hypnotique mais elle ne constitue pas un élément spécifique et constant de ce phénomène.

INDICATIONS ET UTILISATION DE L’HYPNOSE

L’hypnose, cette méthode reconnue par le monde médical, permet de se débarrasser d’une dépendance ou de surmonter un traumatisme. Elle n’est pas seulement utile pour arrêter de fumer par exemple. Elle a également fait ses preuves dans la lutte contre les troubles du sommeil ou de troubles alimentaires, l’anxiété, la dépression, les phobies, les tocs, etc. Dans le cas d’un traumatisme, elle aide à réduire petit à petit l’impact émotionnel. Le traumatisme peut être vu, alors, sous forme d’une métaphore, mais aussi de plus en plus loin ou au ralenti, comme spectateur et plus comme victime…. jusqu’à, pourquoi pas, y apporter une conclusion plus heureuse. L’hypnose s’accompagnant communément d’une grande relaxation et d’une détente morale, permet de réduire l’anxiété, la nervosité, les tensions ainsi que la détresse morale et la dépression. En réduisant le stress l’hypnose vient généralement à bout des difféents troubles du sommeil. Elle aide un grand nombre de personnes à retrouver une meilleure qualité de vie.

TEXTE SUR LA DOULEUR CHRONIQUE: Le Soir du 12-13/8/2012

Sur la première RTB-forum du midi: audio

Le Forum de Midi 8/5/2012-Hypnose: faut-il juste y croire pour que ça marche? Audio uniquement -pas de vidéo ici. Cliquer sur le lien ou copier coller cette adresse sur votre explorateur si pas de lien direct::http://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=1727147&e=

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Dossier Hypnose

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Thérapie de couple

 

La thérapie de couple fonctionne à peu près comme la thérapie individuelle: il s’agit de se comprendre soi-même, pouvoir verbaliser ce qu’on veut, ce qu’on ressent, s’affirmer, se faire comprendre. Si la thérapie de couple est effectuée entre deux partenaires qui s’aiment, sont motivés, et ont des systèmes de valeur qui peuvent coexister, la thérapie leur permet de se rapprocher. Sinon, elle leur permet d’évacuer une partie de leur souffrance et colère, ce qui peut les aider à vivre la séparation potentielle moins douloureusement, y compris pour les enfants par exemple. En thérapie de couple le thérapeute travaille sur le lien et avec le lien. L’intervention globale sur le fonctionnement du couple et des partenaires dans le couple renarcissise le couple et propose à chacun un étayage pour « penser le couple ». Il s’agit d’établir une relation vivante, de réparation ou de régulation narcissique, de construire un espace de pensée, de parole, d’énonciation, d’enrichir la vie imaginaire, de solliciter le développement des déplacements métaphoriques et métonymiques, des inférences sémantiques en référence ou non à l’histoire des partenaires, d’encourager la « capacité de rêverie » et de pensée au plus près des affects, de ralentir, déplier, défaire les condensations, d’établir des rapprochements, de solliciter l’explication de la pensée, la datation des souvenirs, etc. le cadre de travail en couple vise à favoriser la production d’une pensée non pensée (A. Green). Il s’agit avant tout de favoriser la cocréation d’un espace qui procède de la réalité interne au sein d’un fragment spatio-temporel de réalité externe partagée. La stabilité de ce cadre va permettre que quelque chose s’y dépose, de chacun des partenaires du couple, et de « l’objet-couple » lui-même.

Les thérapies de couple peuvent aussi être des thérapies brèves: on part pour trois à cinq entretiens, dont le but n’est pas de « réparer » le couple à tout prix, mais de relancer les échanges entre les conjoints. Et souvent, quand ils ont profité de cet espace de dialogue, en présence d’un tiers professionnel, quand ils ont compris que l’un n’était pas tout blanc et l’autre tout noir, clarifié leurs motifs de discorde, et pris le temps de se parler et surtout de s’écouter, les rancoeurs et les malentendus se dissipent, et ils décident de repartir sur de nouvelles bases.

 

 

être ensemble

Supervision individuelle

supervision

 

La première ressource c’est l’homme. La relation est notre premier outil de travail. « La différence entre un jardin et un désert, ce n’est pas l’eau c’est l’homme » (proverbe arabe).

Nos savoirs sont incomplets. Ils sont expérientiels c.-à-d. dans une interface, dans l’échange de savoirs, dans une réflexion partagée, une co-réflexion. Le savoir est un acte d’humilité.

La supervision est un espace-temps  transitionnel et expérientiel.

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C’est :

  • Un moment, une instance d’écoute et de relance qui doit permettre de  se faire entendre au point où on en est dans son rapport à son travail et à sa pratique. Il s’agit de permettre que se déploie du possible créatif.
  • Un lieu pour parler de sa pratique, de ses désirs et de ses difficultés.
  • Un endroit où poser ses  questions théoriques et techniques ?
  • Un espace pour interroger ses interrogations, questionner sa pratique, ses croyances, faire des hypothèses plutôt que faire cuire les carottes (sensibilité relationnelle et réalisme perceptif)
  • aussi un espace-temps pour élaborer son évolution professionnelle (quelle est ma place en tant que professionnel ?).
  • offrir un lieu où peut être transposé, transféré et travaillé son vécu, un lieu de transfert c.-à-d. de dépôt, de transposition, d’appel de présence de quelqu’un, de l’autre, lieu qui n’appartient ni à l’un ni à l’autre.
  • utiliser le « GPS » du changement c’-à-d :
    • Analyser les étapes clés de son  cheminement professionnel: définir  les moments charnières de sa « carrière » et découvrir ses stratégies – ses atouts et  ses leviers, ses craintes et  ses freins.
    • Explorer  la dynamique de son cheminement  professionnel avec des outils (Roue d’Hudson pour avoir des clés pour anticiper et avancer de manière constructive, l’assertivité, CNV, AT. etc.….

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outils

APPROCHE ORIENTANTE
ANALYSE TRANSACTIONNELLE
ANALYSE SYSTEMIQUE
ANALYSE ECOSYSTEMIQUE
GESTION DE CONFLIT
GESTION DU STRESS
THERAPIE BREVE
PSYCHODRAME ANALYTIQUE ET MORENIEN
JEUX DE ROLES
HYPNOSE ERICKSONIENNE

François Roustang et le désintérêt de soi qui permet la libération de soi.

socrate chaman avec f rostang

Il s’agit de se délivrer soi mais pas par souci de soi. Se soucier de soi c’est tourner en rond. La connaissance de soi est typiquement occidentale. Elle privilégie l’ego et le mental. La psychologie n’est pas intéressante. Elle prône la connaissance des soi, concept typiquement occidental. D’ailleurs, dans son anthropopsychiatrie, Jacques Schotte nous dit aussi ceci : « la Psychologie est une affaire trop importante et trop sérieuse pour être confiée à des psychologues » ? [1].

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La culture occidentale est dans l’impasse. Le discours normatif est psychologisant. Il contrôle et cogite (cf. Descartes).

Là nous sommes dans un conflit culturel.

La culture orientale, au contraire, préconise de ne plus s’occuper de soi. Au fait, l’orient ne connaîtrait pas la culpabilité !

La mystique orientale préconise et favorise le lâcher de l’égo, appelé abusivement « lâcher-prise » (exploité par le marketing psychologique !) et le dépouillement c’est-à- dire ne pas être dans l’appropriation. « Se dépouiller » signifie l’abandon du soi.

Mais qu’est-ce que le soi ? Le Soi ?

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Grammaticalement, le mot est généralement utilisé comme le pronom réfléchi de la troisième personne indéfinie. On le rencontre par exemple comme complément d’une préposition, « en soi », pour renvoyer à l’existence, à « ce qui est ». Il peut aussi être nominalisé, « le soi », quand il se rapporte à l’individualité. Enfin, il se trouve différencié par une majuscule, « Soi », quand il traduit une notion plus spirituelle, en particulier en traduction de notions de la philosophie indienne et chez Gustav Jung qui en fait un concept clé dans sa psychologie analytique.

Se libérer du souci de soi telle est la proposition thérapeutique de François Roustang. Comment ?

Grâce à l’hypnose.

François Roustang rejoint jacques Lacan quand il dit : «  Là où je suis, je ne pense pas. Là où je pense, je ne suis pas. ».

Il faudrait donc lâcher la pensée pour être présent à ce qui se passe. Comment ? Grâce à l’hypnose toujours d’après François Roustang.

L’hypnose va, dans un premier temps, se centrer sur les points névralgiques vécus par la personne en souffrance et défaire les nœuds et, dans un deuxième temps, permettre de ne rien faire et rester dans le présent en accompagnant le mouvement de la vie. Accompagner le mouvement de la vie c’est rester en position d’émerveillement par rapport à l’autre et non pas contempler son nombril. Il faudra abandonner l’hybris.  L’hybris (aussi écrit hubris, du grec ancien ὕϐρις / húbris) est une notion grecque que l’on peut traduire par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré par les passions, et plus particulièrement par l’orgueil.    En hypnose on va se contenter de ne rien faire, de ne faire aucun effort, de ne plus se centrer sur ses préoccupations, de laisser tomber les choses et de prendre conscience de l’être en soi, de l’ensemble de nos forces. En anglais on peut le dire comme suit : « Let it be ! »

C’est la fin de la maîtrise et le début de l’inconscient qui recycle, un peu comme dans les rêves en acceptant un état de confusion généralisé.

 Vidéo de toute l’interview de François Roustang sur Youtube:    https://www.youtube.com/watch?v=x5W5Hc8ae4U

[1] J.Schotte, « Un parcours », 2006.

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Le contrat thérapeutique (en thérapie brève)

CONTRAT THERAPEUTIQUE (en thérapie brève):
 
« Le patient a le droit au soulagement le
plus rapide, le plus complet et le plus
durable possible de sa souffrance et ce
de la façon la moins envahissante qui
soit. Je ne lui demanderais rien
d’illégal, rien d’immoral, rien
d’impossible. En contrepartie il fera
tout pour me rendre inutile aussi vite
que possible. »
 
Nicolas CUMMINGS

Pourquoi le groupe ?

groupe_thérapeutique
Le groupe est une force pour certaines personnes. Il est indiqué pour certaines personnes qui éprouvent des difficultés en situations individuelles vécues comme frontales parfois, qui ne sentent pas prêts pour une analyse individuelle, qui ne demandent pas cette forme duelle de thérapie. Dans la mesure où certaines personnes n’ont pas accès facilement à une élaboration psychique par la parole, la représentation jouée dans un groupe de thérapie permet un travail sur soi à partir du ressenti, des émotions et impressions. On n’est pas seul avec ses difficultés. Celles-ci peuvent être partagées. Dans le groupe la personne n’est pas renvoyée à sa déficience, à sa difficulté à gérer seul son monde interne mais elle est accompagnée dans cette partie d’elle même pour en faire tout de suite, dans l’ici et maintenant, quelque chose d’autre. Le groupe, espace tiers de « confrontation » et cadré, libère la parole. Les mots et les émotions reliés aux gestes peuvent y être décodés. Dans cet espace tampon ou amortisseur, ce sas de décompression, les sensations éprouvées et les mots vont mettre du lien et donner du sens. Corps et psyché peuvent s’ordonner et une activité de pensée peut mieux prendre sa place. Le groupe, matrice à tricoter des liens, permet de retrouver une certaine unité et un espace psychique propre. Grâce à un autre, on passe dans une nouvelle perspective de communication. Chaque participant devient « co-thérapeute » de l’autre. L’identification à un semblable permet dans le cadre de l’enveloppe du groupe, d’aller mieux. Par la verbalisation des éprouvés, le groupe devient une enveloppe corporelle pour chacun. Cette enveloppe du groupe renforce l’enveloppe individuelle défaillante. La mise en scène de ses sensations apporte du contenant et les échos de chacun : souvenirs, images, scènes vécues, associations diverses. Le groupe thérapeutique favorise les échanges dans un cadre structuré, remet en circulation les émotions, les pensées et la parole. Il permet de différer et de réinstaurer du temps et de l’espace pour soi. Le but final est de permettre une meilleure autonomie psychique où il n’est plus question de se satisfaire uniquement d’être porté mais de trouver du plaisir à porter et à se transporter soi-même dans une mise en pro-jet[1]

 

vagues
[1] « Subjectif désigne à la fois la faille et le saut, l’obstacle et le jet », P. Fédida. « L’objeu », dans L’absence, Paris, Gallimard, 1978.