psychothérapie, guidance, accompagnement,formation,supervision,santé mentale,développement personnel,sortir de la dépression,sortir du burnout, du trauma, apaiser ses angoisses,hypnose,thérapie brève,projet de vie,orientation scolaire et professionnelle Le paradoxe de l’amour – Psychotherapie

Le paradoxe de l’amour

Par

L’état amoureux et l’amour :les-embrassements-humains

Dans l’état amoureux, l’objet est aimé comme si le sujet le mettait à la place de cette image, c’est-à-dire de son propre moi. Et on peut dire que c’est littéralement son propre moi que le sujet aime dans « l’autre » de l’amour. Faire un qui concerne les deux. L’amour en ce sens est bien de l’ordre de l’imaginaire et il attend de l’autre une réciprocité. Aimer, c’est vouloir être aimé, pas d’autre réponse attendue que celle de l’amour.

L’amour serait une des voies de la réalisation de l’être : la dimension symbolique de la parole permet en effet que l’amour s’adresse à l’être, le faisant échapper à une simple captivation imaginaire, à cette tentative de capturer l’autre dans soi-même dont nous avons parlé précédemment.

« L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas », Lacan le dit très tôt, dès le séminaire IV, La relation d’objet. Mais il y reviendra et le complètera. La formule la plus aboutie se trouve dans le séminaire VIII, Le transfert. La voici : « L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas et on ne peut aimer qu’à se faire n’ayant pas, même s’il on l’a. » Et il ajoute : « L’amour comme réponse implique le domaine du non-avoir. Donner ce que l’on a c’est la fête, ce n’est pas l’amour…

Qu’est-ce que l’amour ? L’amour c’est la mourre. (« L’insu que sait de l’une bévue, c’est la mourre ») La mourre est un jeu de doigts qui remonte à la plus haute Antiquité. On le retrouve sur tous les continents. C’est jeu aussi simple qu’il est ancien. Deux partenaires se tiennent face à face, et lancent en même temps, à un signal donné, leur poing en avant tout en dressant autant de doigts qu’il le désire, et en prononçant un chiffre de 1 à 10. Celui qui énoncera un nombre égal au total des doigts montrés par l’un et par l’autre des deux joueurs marquera un point. Par exemple, si le joueur A montre 3 doigts en disant « cinq » pendant que le joueur B montre 2 doigts en énonçant le nombre « six », c’est le joueur A qui gagne puisque le nombre des doigts levés est : 3 + 2 = 5 et qu’il a annoncé ce chiffre. Ce jeu de la mourre, comme l’amour, ne fait pas seulement appel au hasard, il implique l’intuition, la vivacité, l’attention, et l’observation spontanée des joueurs comme cela est nécessaire pour que l’amour s’accroisse.

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La mourre, l’amou-reux, jeu de main, jeu de doigt, jeu digital, jeu dit-gital. (gîte désigne l’endroit où l’on dort), produit des effets très intéressants sur le fonctionnement des neurotransmetteurs. Il conviendrait de le remettre cliniquement à l’honneur. En tout cas, l’amour c’est le transfert inconscient, l’assise sûre entre les vivants, comme le formule Lacan, « le transfert c’est l’amour ». Pas d’autre assise sûre dans ce monde que l’assise de l’amour transférentiel. Cette assise de transfert est particulièrement bien rendue par le caractère chinois assise : 坐. Ce caractère représente deux personnes nouant le ciel et la terre. C’est « l’assise dans l’oubli », selon la formule de Tchouang tseu, c’est-à-dire l’expression spontanée d’une empathie complice. « L’amour, dit encore Lacan, c’est donner ce qu’on n’a pas (c’est-à-dire l’avenir) à quelqu’un qui n’en veut pas (parce qu’il n’aime que le passé). Ce quelqu’un, trop bien barricadé dans les pulsions de conservation de son moi est effrayé par l’amour qui est justement un changement périeux puisqu’il engage l’avenir).

La « relation d’objet », le « choix d’objet », c’est en effet, en ces années 1950 où Lacan commence son enseignement, dans ce langage que se dit la relation – d’amour – du sujet avec l’autre. On se référait à cette œuvre centrale de Freud, « Pour introduire le narcissisme », où l’on pouvait lire : « L’homme n’a que deux objets primitifs : lui-même et la femme qui s’occupe de lui. » Ce qui ne lui laisse que quatre types de fixation. Les trois premiers sont tournés vers lui-même. On aime : ce qu’on est soi-même ; ce qu’on a été ; ce qu’on voudrait être. Le quatrième type de choix concerne le choix d’objet extérieur : on aime la personne qui a été une partie de son propre moi – c’est l’amour de type narcissique – ; ou on aime la femme qui nourrit et l’homme qui protège – c’est l’amour par étayage (dit aussi anaclitique) mais qui reste en réalité encore une des formes de l’amour narcissique.

Ce que l’analyse démontre, c’est que l’amour dans son essence est narcissique » (Encore ALI p16). La référence au narcissisme reste inéliminable.

L’amour est aussi créateur. Il permet un nouvel espace psychique où s’entrecroisent les dimensions personnelles de chacun.

Aimer, c’est aussi laisser l’autre être seul. Effectivement seul et cependant aimé. Un tel amour n’unifie pas, ne fabrique pas du « un ». Il ne permet pas davantage d’« être à deux ». Qu’advient- il donc à l’aimé ?

Il est aimé, mais pas pour autant d’un amour qui porterait atteinte à sa non moins précieuse solitude. Aimé, il pourra s’éprouver non aimé. Non aimé, il pourra s’éprouver aimé. Ce qui se laisse abréger ainsi : il aura obtenu l’amour que l’on n’obtient pas. Donald Winnicott qui, dans un article intitulé

« La capacité d’être seul » (1958), évoque ce que serait une heureuse solitude en présence de quelqu’un. « Je considère cependant que « je suis seul » est une amplification de « je suis » qui dépend de la conscience qu’a le petit enfant de l’existence ininterrompue d’une mère à laquelle on peut se fier ; la sécurité qu’elle apporte ainsi lui rend possible d’être seul et de jouir d’être seul, pour une durée limitée. De cette façon, j’essaye de justifier ce paradoxe que la capacité d’être seul est basée sur l’expérience d’être seul en présence de quelqu’un et que si cette expérience est insufisante, la capacité d’être seul ne parvient pas à se développer. »[i] Et plus loin D.W. Winnicott cite encore ceci : « C’est seulement lorsqu’il est seul (c’est-à-dire en présence de quelqu’un) que le petit enfant peut découvrir sa vie personnelle. Le terme pathologique de l’alternative est une existence fausse, construite sur des réactions à des exitations externes. Quand il est seul dans le sens où j’emploie ce mot, et seulement quand il est seul, le petit enfant est capable de faire l’équivalent de ce qui s’appellerait se détendre chez un adulte. Il est alors capable de parvenir à un état de non-intégration, à un état où il n’y a pas d’orientation ; il s’ébat et, pendant un temps, il lui est doonné d’exister sans être soit en réaction contre une immixtion extérieure, soit une personne active dont l’intérêt ou le mouvement suit une direction. »[ii]

 L’agressivité et la haine, les revers de l’amour ou « l’hainamoration » :

« L’amour est blessure parce qu’il n’y a pas d’amour sans agressivité, sans violence, voire sans haine. La clinique psychanalytique tout comme l’observation de la vie quotidienne nous l’enseignent : je hais inévitablement celui ou celle que j’aime tandis que je suis inévitablement haï(e)par celle ou celui qui m’aime. Bien qu’elle soit couramment observable, cette face obscure de l’amour est souvent oubliée, occultée voire déniée. Cette occultation et cet oubli sont d’autant plus difficiles à comprendre si pour qui l’observe attentivement les enfants et leurs réactions agressives lors de multiples occasions de frustration ou d’angoisse qui viennent inévitablement s’intriquer aux moments de satisfaction et de plénitude.

On souligne plus souvent les moments paradisiaques de l’enfance et cependant les occasions d’angoisses, de frustration et de colère sont au moins aussi nombreuses : pensons au sein qui n’est pas toujours là ni quand l’enfant le veut, ni comme il veut. Pensons encore à l’inévitable sevrage, à l’arrivée des puînés, aux moments consacrés par la mère à son homme et à d’autres enfants, à l’éducation à la propreté, à l’interdit de détruire ou de sadiser l’autre. Pensons encore à ces Autres qui interdisent la satisfaction du désir sexuel de l’enfant avec sa mère, son père, un frère ou une sœur, et à cet Autre enfin qui interdit le désir de dévorer l’autre que ce soit par amour ou par haine. Toutes ces expériences, incontournables et nécessaires pour accéder à une vie  humaine désirante, sont le plus souvent vécues par l’enfant comme des abandons ou des agressions par ces Autres qu’il aime. Dès la toute petite enfance, l’Objet d’amour qui apporte le plaisir et la satisfaction et aussi celui qui est source d’insatisfaction, de privation et de frustration et, par conséquent, l’amour se trouve étroitement associé à la colère, l’agressivité, la violence, voir la haine.

Pour nous sensibiliser à cette ambivalence fondamentale, Lacan a créé le néologisme « hainamoration », forgé à partir de l’ancien français « énamoration » désignant le mouvement de tomber en amour, concaténé à cette haine infantile que je viens de brièvement évoquer. »[iii]

Voici le schéma de l’ « hainamoration » :

H

                             A     M    O    U    R

I

N

E

Quant au mot qu’utilise Freud pour parler de cet amour pour l’objet, on note que, à de très rares exceptions près, il met de côté le mot le plus usuel de la langue allemande, Liebe, au profit du mot Verliebtheit, qu’on peut traduire par « énamoration » – que Lacan écrira un jour « hainamoration ». De Liebe, Freud dit que c’est bien en effet ce que l’on pourrait appeler l’amour « normal », mais c’est pour ajouter tout aussitôt que ce supposé normal ne correspond à rien d’autre qu’à la croyance en la fable poétique du mythe d’Aristophane[iv], ce partage de l’être humain en deux moitiés, homme et femme, qui cherchent désespérément dans l’amour à retrouver leur unité perdue. Mais l’amour ordinaire, celui aux feux duquel nous brûlons tous un jour ou l’autre, nous les bons névrosés, c’est : Verliebtheit… et c’est nettement moins idyllique !

La passion amoureuse, pour Lacan, est l’expression même de cette confusion entre image de soi et image de l’autre ; c’est ce qui explique, conclut-il, ce fait bien connu que « l’amour rend fou ».

L’amour rend aveugle.

Etre aimé équivaut à oublier ses manques et à cicatriser ses blessures d’enfance.

Les dégâts de l’amour ne s’arrêtent pas là : dans la position d’idéalité où il est élevé, l’autre devient pour le sujet la caution de sa propre valeur. Mais par un mouvement bien particulier : comme le sujet ne peut pas s’enrichir en incluant les qualités de l’être aimé, à la place, il immole son propre moi aux pieds de l’autre. Cela rejoint ce que Freud disait en son temps : l’amour est un état spécifique où le moi s’appauvrit progressivement au profit de l’objet aimé. Lacan dit encore que l’amour est une tentative de capturer l’autre dans soi-même. L’amour rend fou, l’amour est un véritable suicide, l’amour est du côté

de la pulsion de mort (cf. l’histoire d’Héloïse et Abélard :heloise_abelardCf.également les violences conjugales,…). A ce sujet nous pouvons nous référer à quelques statistiques (statistiques françaises de 2014 notamment) qui révèlent le nombre de meurtres conjugaux au nombre de 10 femmes par mois et deux hommes par mois !

Le prix à payer de l’amour, de la passion amoureuse peuvent être les suivantes :

  • L’hémorragie narcissique : plus on aime l’autre et moins l’on s’aime.
  • La grande dépendance envers l’autre partenaire.
  • Les angoisses démesurées (d’abandon, la jalousie,…)
  • La pulsion d’emprise (exprimée p. ex. par « mon mari, ma femme,…)

L’amour est une des voies de la réalisation de l’être. Il y en a en effet deux autres : la haine et l’ignorance. On ne s’étonne plus trop de voir la haine jumelée avec l’amour. Freud avait déjà suffisamment insisté sur le couple amour-haine, et l’on sait par ailleurs à quel point la haine est une des formes du lien à l’autre : au point qu’il est arrivé à Lacan de dire qu’il vaut mieux qu’il y ait un peu de haine, cela assure qu’il y a alors aussi un peu d’amour.

Une question se pose : si l’amour est si bien, pourquoi y a-t-il de la haine ? Qu’est ce qui précède l’amour ou la haine ? La haine on la trouve partout. En tant qu’être ou plutôt en tant que lettre, elle est, comme on dit, au fond du jardin et au milieu du monde, elle commence la nuit et finit le matin. La haine d’être surgit dès la naissance. Si le bébé hait, il est : « il hait, il est ». (Lacan Encore p. 91). Cette haine d’exister est un puissant organisateur narcissique. Il y a la haine jalouse de la perte d’amour, dont tout le monde n’est pas sans avoir fait quelques expériences, la haine du semblable fraternel, l’envie, la vengeance, la haine de la différence sexuelle qui impose « le tout ou rien » de la valeur de l’existence, la haine des jugements du moi, du surmoi et de l’Autre…

Qu’est-ce donc que la haine ? À faire parler bêtement les mots « la haine » l’a hai-ne c’est le nœud qui protège (comme une haie) l’objet petit a. La haine a donc affaire avec l’amour. D’où le fameux mot valise de Lacan l’hainamoration. « L’amour c’est l’hainamoration » (Lacan Encore, p. 83). C’est que la haine et l’amour sont les mêmes sur les surfaces de Moebius de l’inconscient. Je vous rappelle la formule de la bande de Moebius : « Faces plus sommets moins arêtes ». L’arête c’est le ça. Le ça on ne peut pas l’enlever d’une surface de Moebius dans la réalité mais on peut l’oublier. En écrivant amour au recto d’une bande de papier puis haine au verso, et en faisant une bande de Moebius, haine et amour se retrouvent dans une seule et même dimension. Pourtant il y a l’arête, le ça salvateur, mais il est dénié dans la formule. Or, si on ne se place pas sur l’arête de cette bande de Moebius, on sera le jouet de l’amour qui se transforme en haine et de la haine en amour. C’est cela le nouveau dans l’amour qu’introduit le discours psychanalytique : L’arête de l’inconscient qui permet de comprendre l’hainamoration qui nous manipule. Lacan, dans l’Une bévue, leçon du 14 janvier 1976, explique : « La différence entre l’hystérique et moi, qui, en somme, à force d’avoir un inconscient, l’identifie avec mon conscient, est que l’hystérique est soutenu par une armature, distincte de son conscient, qui est son amour pour le père ». Soit, sur la bande de Moebius, le recto conscient et le verso hystérique dans une seule et même dimension, une père version.

La haine est bien à l’œuvre dans toutes les guerres, même si elle se masque sous les prétextes les plus divers. En ce sens on peut dire que le nazisme est l’exemple le plus pur de la haine, puisqu’elle y fonctionne à ciel ouvert.

Si en effet l’amour est illusion, il n’en est pas moins relation, si je puis dire, réelle, non pas entre deux êtres substantiels, mais de sujet à sujet – Lacan précise sujet en tant qu’il n’est que « l’effet du savoir inconscient ».

Ce qui compte pour l’amour ce sont les signes que chacun donne et reçoit, « signes qui sont ponctués, – toujours énigmatiquement – de la façon dont l’être est affecté, en tant que sujet, de ce savoir inconscient. »

On peut aussi se référer au texte de RSI (15 avril) où Lacan reprend le terme hainamoration et pour représenter le jeu de l’amour – et de la haine – se sert d’ une sinusoïde, s’enroulant et oscillant autour d’un cercle, sans dépasser dans ces oscillations une certaine limite. Oscillations de l’amour entre le velle bonum alicui – le vouloir du bien à l’autre – dont l’amour se préoccupe tout de même, dit Lacan, « un petit peu, le minimum »,  et puis l’autre face possible de l’amour, le « vouloir strictement le contraire », c’est-à-dire du mal, autrement dit la haine.

La haine différente de la colère :

Dans l’analyse différentielle qu’il donne de la colère (orgè) et de la haine (ekhtra ou misos) (Rhétorique II 4 à partir de 1382a), Aristote multiplie les indications qui opposent la haine – symbolique – à la colère – que je dirai imaginaire : la haine peut être ressentie sans raison personnelle ; elle ne se limite pas à l’individu comme la colère mais peut concerner un genos. Le temps peut guérir la colère, la haine est incurable. La colère est un désir de faire de la peine, la haine de faire du mal. Celui qui est en colère ressent de la peine, pas celui qui hait, l’homme en colère peut éprouver de la pitié, pas celui qui hait. Enfin – opposition ultime et décisive – l’homme en colère souhaite que l’autre ait de la peine, celui qui hait tout simplement qu’il ne soit plus.

La demande d’amour :

Le problème, c’est que l’amour ne s’en tient pas là. La demande d’amour a une caractéristique bien particulière : elle est demande pure, inconditionnelle. Il s’agit non pas d’une demande de ceci ou de cela, mais de demande tout court. Et c’est là que va s’ouvrir la dimension du désir : l’amour, si l’on peut dire, ne se contente pas de l’amour. L’amour en veut toujours plus. Oui, mais quoi ? On ne peut répondre, dit Lacan, que par la lettre sous laquelle s’écrit l’inconnue en mathématique : au-delà du signe d’amour, le désir vise un x. Mais ce n’est pas tout. Cette ignorance quant à ce que je veux de l’autre a une seconde face : si ce que je désire de l’autre m’échappe, réciproquement, ce qu’il attend de moi, cet autre, m’est également pure énigme : mais que me veut-il donc ? Lacan ramassait cette question dans l’expression « che vuoi ? » (littéralement : « Que veux-tu ? », mais il préfère le rendre par : « Que me veut-il ? »). C’est dire que, de la façon la plus confuse, la question du désir est d’abord déposée dans l’autre. C’est ce qui faisait dire à Lacan – formule célèbre – que le désir de l’homme, c’est le désir de l’Autre.

Les effets d’un travail psychique sur soi :

La psychothérapie peut permettre d’apprendre à aimer. Essayer de mieux comprendre ce qui nous arrive, ce qui est en jeu dans l’amour, d’en reconnaître les déformations, se poser des questions, chercher des réponses, élaborer sa pensée, mettre des mots à la place des maux, pouvoir parler de sa souffrance sont autant d’aides à notre évolution personnelle.

Voici quelques pistes de ce travail sur soi :

  • Reconnaître ses sentiments de possession, de jalousie même si on veut les évacuer.  A ce sujet on pourrait se demander pourquoi la chanson de jacques Brel « Ne me quitte pas » est –elle élue la meilleure chanson du siècle ?
  • Analyser ses fantasmes.
  • Analyser ses projections, ce que l’on projette de soi sur l’autre.
  • Etre plus au clair avec ses désirs.
  • Comment faire avec ses pulsions, sa pulsion sexuelle, … ?
  • Comment faire avec ses angoisses, celle de l’abandon,… ?
  • Travailler les projections dans le couple. Retrouver les véritables destinataires de nos projections. (p. ex. mère abandonnante, père absent,…).
  • Atténuer la pulsion d’emprise (quand l’autre est tellement important qu’il ne faut pas qu’il parte,…).
  • Diminuer l’importance subjective d’absolument « faire un ».
  • Développer un  vrai « self  ». « Au stade le plus primitif, le vrai « self » est la position théorique d’où provient le geste spontané et l’idée personnelle. Le geste spontané est le vrai « self » en action. Seul le vrai self peut être créateur et seul le vrai self peut être ressenti comme réel. A l’opposé, l’existence d’un faux self engendre un sentiment d’irréalité ou un sentiment d’inanité. Le vrai self provient de la vie des tissus corporels et du libre jeu des fonctions du corps, y compris celui du cœur et de la respiration. Il est étroitement lié à l’idée du processus primaire et, au début, par essence il n’a pas à réagir à des stimuli extérieurs ; il est simplement primaire. ».[v] « Chez l’individu bien portant, dont le self comporte un aspect soumis, mais qui existe et qui est un être créateur et spontané, nous trouvons en même temps une capacité à employer des symboles. En d’autres termes, la santé est étroitement liée à la capacité de l’individu à vivre dans une sphère qui est intermédiaire entre le rêve et la réalité et qu’on appelle vie culturelle.  A l’opposé, lorsqu’il y a une scission très importante du vrai self et du faux self qui dissimule le vrai self, on observe que la capacité d’employer des symboles est faible et que la vie culturelle est pauvre. A la place des intérêts culturels, ces personnes présentent une agitation extrême, une inaptitude à se concentrer, un besoin de s’exposer constamment à des heurts provenant de la réalité extérieure, si bien que l’existence de l’individu peut être remplie par des réactions de heurts. »[vi], Elaborer sa pensée afin de créer un espace transitionnel, l’aire transitionnelle du couple.

En voici une configuration schématique :espace-transitionnel-du-couple-001

En conclusion les effets psychiques d’un travail psychothérapeutique vont permettre de mieux vivre, de mieux se vivre, de mieux vivre à deux, une meilleure conjugaison de chacun des partenaires du couple.

[i] Donald W. Winnicott, La mère suffisamment bonne, Ed. Payot,2006.P.83.

[ii] Ibidem,p.84-85.

[iii] Nathalie Frogneux et Patrick De  Neuter, Violences et agressivités au sein du couple (volume 1). Ed. Bruylant-Academia s.a LLN,2009. P.73.

[iv] Discours d’Aristophane lu par Jean-François Balmer dans la traduction Brisson. Court-métrage de Pascal Szidon diffusé sur Arte  (7’): https://www.youtube.com/watch?v=hwW7MNV5GD0

Références autres :

Conférence, Les paradoxes de l’amour et du désir, Patrick De Neuter Psychanalyste à Bruxelles, membre d’EaB et de EaF Espace analytique de Belgique, 22/09/2016.

Nathalie Frogneux et Patrick De  Neuter, Violences et agressivités au sein du couple (volume 1). Ed. Bruylant-Academia s.a LLN, 2009. P.73.

http://www.cairn.info/revue-psychanalyse-2007-3-page-5.htm#pa4

http://www.epel-edition.com/epuises/Littoral15-16.pdf

http://revel.unice.fr/oxymoron/?id=3261

http://mathinees-lacaniennes.net/fr/articles/107-lamour-et-la-haine-dans-encore-texte-de-hubert-ricard.html

[v] Donald W. Winnicott, La mère suffisamment bonne, Ed. Payot, 2006.P.113.

[vi] Ibidem.P.118.

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